
Et maintenant ? Gouverner
La censure, bien sûr. Michel Barnier dehors, d’accord. Mais avec quel débouché ? Quelle issue à la crise proposer ? Voilà ce qu’attendent de nous les Français : un cap, même dans le brouillard.

La censure, bien sûr. Michel Barnier dehors, d’accord. Mais avec quel débouché ? Quelle issue à la crise proposer ? Voilà ce qu’attendent de nous les Français : un cap, même dans le brouillard.

Mon affaire face à Squarcini et compagnie, c’est un peu « James Bond chez les ch’tis ». C’est la pièce joyeuse, rieuse, d’un puzzle beaucoup plus sombre : les méthodes de voyous dont use Bernard Arnault, depuis quarante ans, face à la presse ou à ses concurrents. Le recours récurrent aux barbouzes.

Dès qu’Emmanuel Macron enlève sa veste et retrousse sa chemise, c’est la catastrophe. Car il faut vraiment être « complètement con », quand on est Français, président français, pour prononcer ces mots sur Haïti.

Je fais mon footing matinal, comme tous les week-ends, le long de la Somme, sur le chemin de halage, jusqu’aux marais. Là, je croise des

Ce samedi-là à Bollaert, à la mi-temps, la sécurité a expulsé des supporters. C’est triste, qu’on en soit là : à vouloir, ici aussi, que le peuple rentre dans le rang.

Guillaume, président de Picardie debout !, est capitaine de son équipe de foot, à Rosières-en-Santerre. Dimanche dernier, il arrêtait un match de foot pour propos raciste de l’arbitre.

« Quand le Parti Démocrate abandonne les travailleurs, les travailleurs abandonnent le Parti Démocrate. » Cette leçon, signée Bernie Sanders, vaut pour la gauche aux Etats-Unis comme

Après notre proposition de loi sur les bénévoles des clubs, nous profitons de notre tour de France pour rencontrer celles et ceux qui tiennent le sport debout. Aujourd’hui à Saint-Etienne.

« Je suis un groupe Facebook d’Atsem, on est nombreuses à ressentir ça. L’école devient une crèche. C’est une régression pour moi, mais aussi pour les enfants. »

J’ai, je le répète, un désaccord électoral et moral avec Jean-Luc Mélenchon, avec la direction de la France insoumise. Mais ce désaccord, il faut le situer au bon endroit, sans injure ni calomnie. Pour affronter la lame de fond du RN qui ne s’est pas arrêtée le dimanche 7 juillet au soir.

C’est la phrase que je préfère, qui fait le plus ma fierté : « Vous défendez l’ouvrier. » Le monsieur est au service technique de la ville, la dame auxiliaire de vie, en congé parental…

« On ne comprend rien aux classes populaires de notre pays si on n’y place pas au cœur le mot peur. »

La censure, bien sûr. Michel Barnier dehors, d’accord. Mais avec quel débouché ? Quelle issue à la crise proposer ? Voilà ce qu’attendent de nous les Français : un cap, même dans le brouillard.

Mon affaire face à Squarcini et compagnie, c’est un peu « James Bond chez les ch’tis ». C’est la pièce joyeuse, rieuse, d’un puzzle beaucoup plus sombre : les méthodes de voyous dont use Bernard Arnault, depuis quarante ans, face à la presse ou à ses concurrents. Le recours récurrent aux barbouzes.

Dès qu’Emmanuel Macron enlève sa veste et retrousse sa chemise, c’est la catastrophe. Car il faut vraiment être « complètement con », quand on est Français, président français, pour prononcer ces mots sur Haïti.

Je fais mon footing matinal, comme tous les week-ends, le long de la Somme, sur le chemin de halage, jusqu’aux marais. Là, je croise des

Ce samedi-là à Bollaert, à la mi-temps, la sécurité a expulsé des supporters. C’est triste, qu’on en soit là : à vouloir, ici aussi, que le peuple rentre dans le rang.

Guillaume, président de Picardie debout !, est capitaine de son équipe de foot, à Rosières-en-Santerre. Dimanche dernier, il arrêtait un match de foot pour propos raciste de l’arbitre.

« Quand le Parti Démocrate abandonne les travailleurs, les travailleurs abandonnent le Parti Démocrate. » Cette leçon, signée Bernie Sanders, vaut pour la gauche aux Etats-Unis comme

Après notre proposition de loi sur les bénévoles des clubs, nous profitons de notre tour de France pour rencontrer celles et ceux qui tiennent le sport debout. Aujourd’hui à Saint-Etienne.

« Je suis un groupe Facebook d’Atsem, on est nombreuses à ressentir ça. L’école devient une crèche. C’est une régression pour moi, mais aussi pour les enfants. »

J’ai, je le répète, un désaccord électoral et moral avec Jean-Luc Mélenchon, avec la direction de la France insoumise. Mais ce désaccord, il faut le situer au bon endroit, sans injure ni calomnie. Pour affronter la lame de fond du RN qui ne s’est pas arrêtée le dimanche 7 juillet au soir.

C’est la phrase que je préfère, qui fait le plus ma fierté : « Vous défendez l’ouvrier. » Le monsieur est au service technique de la ville, la dame auxiliaire de vie, en congé parental…

« On ne comprend rien aux classes populaires de notre pays si on n’y place pas au cœur le mot peur. »
© François Ruffin 2017-2021