
Un « capital-décès » pour les enfants : que la misère ne s’ajoute pas à la douleur
Quoi de plus terrible que de voir mourir, lentement, presque inexorablement, son enfant ? Faut-il qu’à cette horreur s’ajoute, en plus, une calamité financière ?

Quoi de plus terrible que de voir mourir, lentement, presque inexorablement, son enfant ? Faut-il qu’à cette horreur s’ajoute, en plus, une calamité financière ?

On apprend que les 82 wagons qui emmenaient les fruits et légumes de Perpignan à Rungis vont être supprimés. Remplacés par des camions. 20 000 à l’année. Voilà le choix du marché. Votre loi Mobilité, sans vision, sans horizon, n’est qu’un pansement sur une hémorragie de CO2…

Voilà la réponse du Ministère à Luxfer : « Des actionnaires qui détruisent une entreprise, c’est comme un enfant qui casse son jouet, il faut les laisser faire. Ça s’appelle le libéralisme ».

Quel métier faut pas faire, franchement : obligé de faire un Bulletin spécial Castaner, c’est quand même déprimant ! La conversation parfois c’est comme les billes, paf, ça tombe dans l’ornière. Alors allons-y pour ce qu’il y a de pire, allons-y pour Castaner !

M. François Ruffin interpelle M. le Ministre de la Transition écologique à propos de la construction du Grand Contournement Ouest (GCO) de Strasbourg : quelle trace laisserez-vous ? Du goudron, ou du courage ?

Les mines d’or à Salsigne, les vautours de l’immobilier à Perpignan, Francéole sacrifié à Buzon, les classes fermées à Ailly, Luxfer détruit à Clermont, le « Surf parc » à Nantes, j’ai vu.
Le doute n’est plus permis : qu’on les laisse faire, et ils iront jusqu’au bout.

L’Assemblée nationale vient, nous l’apprenons, de créer une mission d’information sur le coût pour les Français du mouvement des Gilets jaunes. Pourquoi pas. Nous avons aussitôt demandé une mission sur les bénéfices pour les Français du mouvement des Gilets jaunes.
C’est avec un sinistre prisme d’experts comptables que les macronistes regardent notre Histoire : et quelle est l’évaluation de 1789 ? Et l’audit des grèves du Front populaire ?
Notre lettre à Roland Lescure, président de la Commission des affaires économiques.

C’est le duel qu’attendent tous les journalistes politiques, c’est Booba contre Kaaris de la gauche! En direct de ma cuisine…
Bon visionnage !

Monsieur le Ministre, vous signez un contrat, un contrat social, un contrat moral, le lundi, et vous le déchirez le jeudi. Vous vous fichez des Français. Et je fais un effort pour rester poli.

La conclusion, à vous écouter, c’est que vous aviez bien raison.
Qu’au fond, les Français réclament plus de Macron.
Mais plus vite, plus loin, plus fort.
Le pays est à bout. Au bord de la crise nerveuse. Et vous répétez : continuer plus vite ! Continuer plus loin ! Continuer plus fort !

Je ferais volontiers mienne la devise de Gébé, dans L’An 01 : « On arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste. » On arrête les tronçonneuses, d’abord, on arrête les bulldozers, d’abord, on arrête les bétonnières d’abord !

Bombardée par les canons à eau, gazée de lacrymo, son fauteuil roulant déplacé de force, une entorse de la cheville, des hématomes et une garde à vue… Odile Maurin, la présidente d’Handi-social, une asso de soutien aux personnes handicapées à Toulouse, a vécu un drôle de samedi avec les Gilets jaunes.
© François Ruffin 2017-2021