
Soir 3 : le sombre prologue de votre « réforme de l’audiovisuel public » ?
M. le Ministre de la Culture, allez-vous tuer « Soir 3 » ? Est-ce le sombre prologue de votre « réforme de l’audiovisuel public » ?

M. le Ministre de la Culture, allez-vous tuer « Soir 3 » ? Est-ce le sombre prologue de votre « réforme de l’audiovisuel public » ?
Francois Ruffin interpelle M. le Ministre de la Transition écologique et solidaire, à propos de l’ancienne mine d’or de Salsigne : face aux terres pourries et aux eaux polluées, comptez-vous faire payer les actionnaires australiens ? En tirez-vous des leçons pour la « Montagne d’or » de Guyane ?

Quoi de plus terrible que de voir mourir, lentement, presque inexorablement, son enfant ? Faut-il qu’à cette horreur s’ajoute, en plus, une calamité financière ?

On apprend que les 82 wagons qui emmenaient les fruits et légumes de Perpignan à Rungis vont être supprimés. Remplacés par des camions. 20 000 à l’année. Voilà le choix du marché. Votre loi Mobilité, sans vision, sans horizon, n’est qu’un pansement sur une hémorragie de CO2…

Voilà la réponse du Ministère à Luxfer : « Des actionnaires qui détruisent une entreprise, c’est comme un enfant qui casse son jouet, il faut les laisser faire. Ça s’appelle le libéralisme ».

Monsieur le Ministre, vous signez un contrat, un contrat social, un contrat moral, le lundi, et vous le déchirez le jeudi. Vous vous fichez des Français. Et je fais un effort pour rester poli.

La conclusion, à vous écouter, c’est que vous aviez bien raison.
Qu’au fond, les Français réclament plus de Macron.
Mais plus vite, plus loin, plus fort.
Le pays est à bout. Au bord de la crise nerveuse. Et vous répétez : continuer plus vite ! Continuer plus loin ! Continuer plus fort !

Je ferais volontiers mienne la devise de Gébé, dans L’An 01 : « On arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste. » On arrête les tronçonneuses, d’abord, on arrête les bulldozers, d’abord, on arrête les bétonnières d’abord !

Allez-vous détruire cette œuvre d’art populaire ? Cette protestation pacifique ? Cet hommage, singulier, à la mémoire d’Olivier ?

« Chers collègues, mon fils veut devenir pêcheur. Mais pour pêcher, pardonnez l’évidence, pour pêcher, il faut des poissons. »

Pour un effet d’affichage, vous détériorez toute l’éducation. A Ailly-sur-Somme, c’en est fini de l’option judo, le théâtre est menacé…

Vous avez perdu le consentement.
Vous ne dirigez plus.
Il ne vous reste que la force de coercition : la police tous les samedis, les matraques et les gaz lacrymogène.
Vous ne dirigez plus : vous dominez.
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