Cette députée a fait disparaître le vol Amsterdam-Bruxelles !

Amsterdam-Bruxelles : c'est le premier vol supprimé pour des raisons climatiques. Et on le doit à la députée néerlandaise écologiste Suzanne Kröger, qui est venue (en train) nous soutenir à l'Assemblée...
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Aux Pays-Bas, j’ai déposé une proposition pour la suppression des vols de Amsterdam à Bruxelles. Cette proposition de l’opposition a été soutenue par la majorité. Il s’agit du premier vol du monde qui sera banni pour des raisons climatiques.

Mesdames et messieurs,

S’il y a un sujet qui ne pourra avancer sans coopération internationale, c’est le changement climatique. Tout seul on ne pourra jamais gagner la lutte contre le réchauffement climatique. Mais ensemble, nous la gagnerons. C’est pour cette raison que je suis très heureuse d’être parmi vous aujourd’hui.

Aux Pays-Bas, j’ai déposé une proposition pour la suppression des vols de Amsterdam à Bruxelles. Cette proposition de l’opposition a été soutenue par la majorité. Il s’agit du premier vol du monde qui sera banni pour des raisons climatiques.

C’est le premier pas, le début, d’un plus grand mouvement, plus vert. Un mouvement vert la diminution des voyages en avion, et l’augmentation des voyages en train. Aujourd’hui nous faisons un autre pas en avant. Mon collègue, le parlementaire François Ruffin présente une proposition de loi visant à limiter les vols à courte distance.

Pendant longtemps, la croissance dans le secteur de l’aviation était pratiquement sans limites : the sky was the limit. L’aviation avait une position d’exception. Il n’y a toujours pas d’impôts sur la kérosène ni de TVA sur les billets et l’aviation n’est pas incluse dans les objectifs climatiques précis de l’accord de Paris.

Cette position d’exception trouve son origine dans la convention de Chicago. Après la deuxième guerre mondiale, il était considéré d’une grande importance pour la paix universelle que le plus grand nombre de personnes ait la possibilité de voyager. En effet, voyager est important et les voyages nous unissent.

Mais, maintenant la crise climatique exige que nous changeons d’approche vis-à-vis de l’aviation. Les impôts dans le secteur de l’aviation devront être équitables. Cela signifie qu’il nous faut, dans les plus brefs délais, des taxes sur la kérosène ainsi que des objectifs précis définissant la réduction des émissions de dioxyde de carbone pour l’aviation. Les voyages en train en Europe devront devenir une alternative plus attrayante. Nous avons besoin de plus de connexion de train entre les cités européennes et de plus de trains de nuit pour parcourir de plus longues distances.

Nous ne pourrons achever nos objectifs qu’à travers une coopération étroite. Les résultats des élections de la semaine dernière font preuve d’une vague verte. La politique climatique est victorieuse dans de plus en plus de pays. Parmi les jeunes, le climat est une des raisons les plus importante pour aller voter. La politique fossile perd de plus en plus de terrain.

C’est pour toutes ces raisons que c’est un grand honneur pour moi de m’adresser à vous, lors de la présentation d’une nouvelle proposition de loi qui limitera les vols à courtes distances. Nous avons besoin de politiciens audacieux qui osent renverser les intérêts établis en proposant de vraies alternatives.

Le mouvement vers plus de trains et moins d’avions gagne vite en importance. Le nombre de personnes qui ne veulent plus prendre l’avion pour les courtes distances augmente et ils demandent une bonne alternative. C’est à nous de nous engager, ensemble, pour la leur offrir.

Je vous remercie de m’avoir offert la possibilité d’assister au lancement d’une loi qui devra limiter les vols à courte distance. Encore un pas en avant pour le mouvement climatique. Merci beaucoup.

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21 réflexions sur “Cette députée a fait disparaître le vol Amsterdam-Bruxelles !”

  1. Bravo pour cette proposition . Vous êtes courageuse car c’est un chantier énorme . Je vous soutiens de tout cœur …..et en voyageant en train . Cela fait chaud au cœur d’entendre vos propos et vos orientations et celles de François Ruffin . Merci .Soyons optimistes !
    Rose

  2. Bravo Suzanne !
    ( et merci , François !)
    c’est un début et le sujet a été traité assez largement , entre les faux culs de 28′ , sur Arte et les chaines d’info.
    Maintenant , il faut agir SUR LA SNCF . Et pas les TGV uniquement , hein !
    Il y a , en Centre Bretagne , une petite ville dont la gare a été achetée par un simple quidam , passionné de trains . Le bâtiment était en mauvais état et la ville * ne voulait plus entretenir cette gare qui servait à la billetterie et à l’accueil des passagers de bus .
    Les bus continuent à stationner , amis les clients n’ont plus d’endroit pour pause pipi , ni pour se mettre à l’abri , ni pour acheter des billets ou prendre des renseignements .
    Le QUIDAM en question a ouvert sa gare le 1ER MAI pour la manif syndicale et a annoncé qu’il avait rouvert des toilettes , un lieu d’accueil et une salle pour les cheminots ; en plus il a déclaré que  » le bâtiment serait rendu à la SNCF , dès qu’elle serait renationalisée.
    belle histoire , non ?
    *Pontivy

    1. Tant qu’on subira ce désastreux gvnt, on ne pourra plus compter que sur les initiatives municipales, voire individuelles. Très belle histoire effectivement …

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  4. Alain charbonneau

    Bravo Madame!
    Enfin une bonne nouvelle!
    Continuez sans relâche, nous vous soutenons.
    Encore BRAVO

  5. Bonne initiative, mais il faut aussi renationaliser et encadrer les tarifs de la SNCF, 5 fois plus chers que les low coast aériens. Désolant de devoir payer 200 euros aller-retour Avignon-Nantes pour aller voir sa maman deux fois par an, quand le billet Ryanair est à 35 euros. Même avec une belle conscience écolo, c’est hélas le portefeuille qui parle. Cela exposé, félicitations à Suzanne et François.

    1. Bonjour,
      Idem j’aimerai pouvoir prendre le train mais la SNCF pratique des tarifs honteux, et nous sommes réduits à prendre toujours la voiture en France, alors qu’en Belgique il existe par exemple des cartes 10 trajets pour aller partout en Belgique pour 83 euros (53 € pour les moins de 18), soit 8 euros 30 le trajet sans condition de date de réservation 3 mois avant etc… Forcement en Belgique on a le pouvoir de CHOISIR… Je préfère donc aller visiter Bruxelles ou Amsterdam que Paris…
      Sinon Bravo François et Suzanne

  6. Isabelle GAUCHIN-SOREL

    Merci Suzanne KRÖGER et François RUFFIN de montrer cette coopération entre représentants des peuples européens pour un objectif primordial pour les générations futures !
    Que les différentes composantes de la stratégie « transports » vous entendent et agissent dans ce sens.
    À nous de manifester aussi notre volonté de réduire la consommation effrénée et de mieux répartir les richesses …

  7. bonne proposition de limiter drastiquement les transports aériens, qui bénéficient d’une préférence injustifiée, comme en son temps l’automobile, pour faciliter une industrie « juteuse ». Mais encore faut il remettre à plat toute la plitique financière et de services de la SNCF, qui est tout sauf éclo et sociale

  8. Bonjour à tous
    on pourrait penser aussi aux importations massives de grains en France … soja ,maîs ,canola ou colza canadien tous aussi OGM les uns que les autres et donc bourrés de glyphosates.
    Combien polluent ces monstrueux bateaux ? et on parle de proximité !!!!
    les agriculteurs Français sont capables de produire ! On leur demande de faire propre alors pourquoi importer sans cesse de telles céréales ???? Votre agriculture Française va disparaître car accusée de tous les maux par les Bobos et tuée par les tarifs mondiaux . Les pays exportateurs se frottent les mains ….. Plus on tuera l’agriculture Française moins il y aura de proximité et plus on mangera mal !!

  9. Hélas les LREM sont (beaucoup) trop cons, surtout un certain Gilles LEGENDRE, pour voter cette loi. Et puis le psychopathe élyséen veille au grain, lui qui ne voudrait pour rien au monde faire de la peine aux milliardaires propriétaires des compagnies d’aviation!

  10. Une très belle histoire! Mais combien de gares abandonnées pour la rentabilité et les dividendes des actionnaires.
    Individuellement nous n’y arriverons pas!
    seul un changement à 180 degrés de la politique macroniste pourra changer les choses en mettant le citoyen à la place de l’actionnaire.
    Oui au « BIB » (Bonheur intérieur brut)
    Non au « PIB » (Produit intérieur brut)

  11. Bravo ! Il ne faut pas que le problème du kérosène et des avions cache un autre problème de pollution et de détaxation: celle des navires de commerce qui en Europe et dans le monde entier transportent des personnes et des marchandises. Ces navires commerciaux fonctionnent avec du fioul bien moins raffiné et contenant beaucoup plus de soufre que le kérosène utilisé par les avions :le kérosène est beaucoup plus raffiné.
    Non seulement ce fioul ou gasoil maritime est très polluant, en plus il bénéficie également des détaxes car ils traversent des zones maritimes internationales.

  12. J’ai vu les deux affiches tirées en toute urgence à 70 000 exemplaires. François, penses-tu que les passants vont comprendre de quel referendum il s’agit ? Aucune explication ne figure sur les affiches.
    En outre, j’aurais beaucoup aimé te voir sur la photo de groupe devant le parlement européen à Bruxelles avec tous les députés de la France insoumise. https://lafranceinsoumise.fr/2019/06/07/une-journee-avec-lintergroupe-des-parlementaires-insoumis%C2%B7es/
    Un tel événement ne se reproduira pas de sitôt et il est des rituels de famille constituants. Les 70 000 affiches pouvaient attendre. Elles auraient peut-être été mieux conçues, en faisant les choses dans l’ordre et sans précipitation.

  13. André MONROCHER

    Bonjour,
    Je suis effaré par ce que je lis dans cet article et les réactions qui s’ensuivent. Sommes-nous dans Brave new World ? Où au temps d’un obscurantisme du Moyen Âge ? Comment peut-on proférer, au 21ème siècle de telles d’âneries ! Et comment M. Ruffin, pour qui j’ai une grande estime, peut-il se laisser aveugler par cette idéologie du réchauffisme anthropique (l’homme serait responsable du réchauffement), nouvelle religion d’intégristes en mal de pensée unique ? Associer les mots climat et pollution relève de l’amalgame.
    En quoi la suppression de la ligne aérienne Amsterdam – Bruxelles, voire de tout le transport aérien mondial, pourrait-il-il avoir une influence sur l’axe de la Terre (22°43) (merci la lune !) dont l’évolution de -1,3° à +1,3° tous les 40 000 ans, est à l’origine des aires glaciaires et des périodes interglaciaires depuis des centaines de millions d’années ; et du soleil lui-même, dont les taches cycliques, jouent, elles aussi, un rôle important dans le réchauffement ou le refroidissement de notre planète ? Nous sommes à la fin de la période inter glaciaire dite holocène, qui a débuté il y a 12 000 ans, époque où les mers étaient 120 mètres plus bas, et où l’Homme pouvait se rendre à pied en ce qui est par la suite devenu l’Angleterre. Le GIEC, à connotation politique et non pas scientifique, malheureusement repris sans vérifier leurs infos (comme d’habitude) par les médias avides de sensationnel, est régulièrement dénoncé par les spécialistes sérieux de la Terre et du climat. Ses prévisions, fondées uniquement sur des modèles informatiques, sont tout aussi régulièrement infirmées par les mesures scientifiques. Ainsi, par exemple, de l’Antarctique condamné par des calculs savants à perdre 24000 km2 par an, alors qu’il en gagne 19 000 depuis… 1979. Il faut se rappeler qu’un certain Al Gore, annonçait, en 2007, une banquise libre de glace d’ici…2014. Or, depuis 2012, elle a augmenté sa surface estivale de… 50%, passant de 3,2 millions de km2 à 5,5 millions. Il s’agit là de faits, non pas de projections. La population d’ours blancs, avec près de 20 000 unités, ne s’est jamais aussi bien portée (ils étaient environ 5 000 dans les années 50). Depuis 2016, l’immense glacier du Groenland, le Jakobshavn Isbrae (un des plus gros du monde), a inversé le processus de fonte et gagne sur la mer. La presse n’en parle pas, hormis un journal (RTL) : « Miracle au Groenland : un glacier a pris de la masse ». « Les efforts de la communauté internationale en matière d’environnement sont-ils en train de porter leurs fruits ? » (03/04/2019). Enfin, depuis 1993 (soit depuis 25 ans), la température globale moyenne de la Terre est stable. Le changement climatique est une réalité. Il existe depuis qu’existe la Terre. Le Groenland, dont la presse nous rebattait les oreilles encore en janvier dernier, à propos de sa disparition prochaine et en affirmant qu’il n’y avait jamais fait aussi chaud, était, en l’an 1000, une terre viking où l’on cultivait le blé et exploitait les forêts. (Greenland = pays vert, en anglais). Les Vikings y sont restés 400 ans, avant la survenue, sur place, de la glaciation, qui dure toujours.
    De tous temps, de pseudo experts ont annoncé des catastrophes. Ainsi, en 1920, on prévoyait la disparition imminente de la même banquise. Dans les années 70, de nouveaux experts annonçaient… le retour de l’âge glaciaire. Confer, par exemple, la célèbre revue scientifique « Nature » (une référence mondiale), dans son numéro du 06 mars 1975 : « Après trois quarts de siècle de conditions climatiques extraordinairement douces, la Terre se dirige tout droit vers un refroidissement. Les experts ne s’entendent pas sur les causes et l’étendue de ce refroidissement climatique, ainsi que sur son impact régional, mais ils sont unanimes sur l’impact négatif qu’aura ce refroidissement mondial sur la production agricole pour la fin du siècle. Les famines consécutives pourraient être catastrophiques ». Les froids les plus intenses étaient alors annoncés : « la menace climatique pourrait être aussi terrifiante que tout ce à quoi on pourrait être confronté. Des actions mondiales et massives doivent être envisagées sans délai pour nous préserver de cette menace du refroidissement de la Terre » ((Rasool, S.I.,and S.H. Schneider, 1971 : Science,173, p. 138-141). Trente ou quarante ans plus tard, en butte à ces contradictions (au reste, totalement ignorées ou oubliées du grand public, par nature amnésique), on tente de minimiser les affirmations péremptoires des scientifiques de l’époque, en mettant en avant les conjonctions de subordination et autres circonvolutions, alors systématiquement employées dans des développements savants conjugués au conditionnel présent : « si », « pourraient », « seraient », « devraient », etc. C’est exactement ce que l’on retrouve dans les prédictions actuelles fondées sur les modèles informatiques du GIEC, concernant… le réchauffement climatique irréversible qui serait dû à l’Homme, et la fin du monde à venir.
    Il reste que malheureusement, l’Homme continue de se chier dessus et, pollue notre belle planète en l’empoisonnant. Il s’agit là de pollution. Le CO2 n’a rien à voir dans les origines du réchauffement, il n’en est que la conséquence, c’est une vérité scientifique bien connue des spécialistes. C’est un gaz rare (4 pour 10 000), indispensable à la vie (pas de végétation si pas de CO2), dont l’origine anthropique est très faible (moins de 1%). Son augmentation (de 2 à 4) est due au réchauffement et non pas l’inverse. Une prise de conscience internationale permettra-t-elle, un jour, de nettoyer et préserver ainsi la vie sur Terre ? La question n’est pas « quelle Terre allons-nous laisser à nos enfants ? » mais « quels enfants allons-nous laisser à la Terre ? ».
    M. Ruffin, ne vous laissez pas manipuler ! Cordialement.

    1. Victor Serres

      Comment monsieur Monrocher peut-il m’expliquer le recul de la mer de glace et des glaciers andins alors que nous serions sensés aller vers un refroidissement de la planète .

  14. André MONROCHER

    Quel refroidissement? C’était les experts des années 70 qui affirmaient ce type d’ânerie. Cf Schneider, co-auteur du 3ème rapport du GIEC sur… le réchauffement climatique, 15 ans plus tard: cet homme annonçait alors, en 1971, la fin de l’Holocène et le retour à un âge glaciaire. Le changement climatique existe depuis qu’existe la terre. l’Homme n’a rien à voir là-dedans et est totalement impuissant. Ne pas confondre pollution et changement climatique. la pollution est à combattre absolument.

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