
Pour une économie de guerre climatique
Il nous faut une économie de guerre climatique. Comme l’ont fait les États-Unis en 1942 : eux vers les bombardiers, les portes-avions, nous pour faire basculer l’agriculture, l’énergie, les transports.

Il nous faut une économie de guerre climatique. Comme l’ont fait les États-Unis en 1942 : eux vers les bombardiers, les portes-avions, nous pour faire basculer l’agriculture, l’énergie, les transports.

A Paris mais aussi à Aulnay-sous-Bois ou à Beaumont-sur-Oise, peut-on dire que la couleur de peau n’est pas un signe distinctif ? C’est aujourd’hui évident qu’elle l’est. C’est un fait que la République doit changer.

« Optimisation », « rationalisation », les pompiers en subissent la pression. Qu’on réduise leur budget, leur nombre, leur matériel et un jour viendra on s’en mordra les doigts, désarmés devant la catastrophe climatique comme l’hôpital devant le Coronavirus.

« Combien ça coûterait à l’Etat, aux entreprises, on me demande, de payer les femmes de ménage correctement ? » Là n’est plus la question : c’est un impératif moral. Comme député, nous sommes payés 5800 euros, et agents d’entretien seraient à 800 euros par mois ? Qui peut l’accepter?

Ca a cogné en Commission. On sait pour qui on se bat : Patricia et ses collègues, qui à 5h du matin nettoient la salle « à fond, à fond, à fond », pour 740€ par mois. Elles seront là demain matin. Et pour le même tarif : En Marche ! a vidé ma proposition.

Ce qui me fait me lever le matin, c’est l’indécence. L’indécence, des femmes de ménage qui se lèvent à 5h du matin, prennent deux bus, pour laver les bureaux de l’Assemblée nationale sans que personne ne les voit, à 740 euros par mois. Et l’indécence par le haut, les milliards qui pleuvent sur quelques-uns, même par temps de crise…

Hier, le Président leur rendait hommage. Aujourd’hui, il est temps de passer de la parole aux actes. Qu’à l’Assemblée et ailleurs, on encadre la sous-traitance, pour que cesse la maltraitance des femmes de ménage : voilà le sens de ma proposition de loi.

Qui l’ignorait, franchement, que « la santé » est un « bien précieux » ? Lui et son « élite » d’énarques, ses obsédés des « déficits », technocrates, Inspecteur des finances qui ont jivarisé la politique ? « Ce que révèle cette pandémie », c’est avant tout leur connerie.

Il faut arrêter la mondialisation. On doit se protéger. Il faut l’arrêter, comme une machine infernale, lancée dans une course folle, qui écrase tout sur son passage. Et conçue pour tout écraser.

Nous demandons que soit rendue publique la liste des grandes entreprises qui bénéficient des aides financières de l’État. Car non, on ne fait pas « a priori » confiance à des firmes qui délocalisent, et s’installent dans des paradis fiscaux.

« Bruno Le Maire et François Ruffin, même combat ! » Sauf que les mesures sur l’aérien intérieur ne concernent… que trois lignes. Vernis politique à la reprise de l’économie carbone, le ministre de l’Economie n’annonce rien : il parade. Communiqué.

« En trois ans, depuis votre arrivée au ministère de l’Education nationale, ce sont 327 postes qui ont été supprimés dans l’Académie d’Amiens. Soit huit collèges. » Courrier à Jean-Michel Blanquer.
© François Ruffin 2017-2021