On s’oppose… on propose !

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur telegram
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print
J’aime écrire. Alors, je m’adonne pas mal à la littérature parlementaire : rapports, propositions, résolutions… En toute honnêteté, sans grand espoir que ça passe. Mais avec comme but, au moins, que ça attire l’attention sur des sujets qui, sinon, seraient oubliés.

Où va notre argent ?

« Des dizaines de milliards d’euros sont aujourd’hui déversés sur les entreprises. Des flux financiers colossaux, l’argent des Français, les impôts des contribuables. Aussi, cette résolution part d’un principe simple : les Français, les contribuables, ont le droit desavoir. Où va l’argent ? À qui, à quoi servent leurs impôts ? »

L’État verse des millions à LVMH, le premier groupe de luxe au monde, propriété de Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France. Mais nous l’ignorons. Nous ignorons combien. Cette résolution réclame, simplement, que ces sommes soient rendues publiques. Pour nourrir le débat.

Voir la proposition en ligne.

Les gagnants du Covid

Durant la crise du Covid, les assureurs ont réalisé une économie de 1,5 milliard d’euros sur l’assurance automobile. Non seulement ils n’ont pas payé pour la perte d’exploitation des commerces, mais ils parviennent, en plus, à tirer bénéfice de la situation !

La grande distribution a augmenté ses ventes : +7,4 %, notamment tirées par les « drive ».

Et, enfin, Amazon : son chiffre d’affaires a progressé de 26 %. Son PDG, Jeff Bezos, a personnellement empoché 24 milliards de dollars durant le coronavirus.

Voilà les « gagnants » du Covid. Et il paraîtrait normal qu’ils versent leur part aux « perdants » : les petits commerçants.

Vols intérieurs

Il y a un an, je déposais une « Proposition de loi visant à remplacer les vols intérieurs par le train (quand c’est possible…) » En gros, quand le voyage en train ne fait pas perdre plus de 2 h 30. La ministre des Transports Élisabeth Borne dénonçait alors : « Ce projet est manifestement contraire à la liberté d’entreprendre et à la liberté d’aller et venir ».

Mais aujourd’hui, voici que le ministre de l’Économie reprend, plus ou moins, ce texte : il supprime les lignes intérieures lorsqu’il existe une « alternative en train durant moins de 2h30 ».

C’est un premier pas.

Au-dessus de la « liberté d’entreprendre », il y a une liberté qui la dépasse : pour nos enfants, demain, de respirer.

J’ai déposé pas mal d’autres propositions et rapports : pour une police de la confiance, « visant l’interdiction du décubitus ventral et du pliage ventral », sur la publicité pour « interdire les écrans publicitaires numériques dans les lieux publics », sur le même thème, en plus léger, « pour le droit d’uriner en paix », côté tragique « un capital décès pour les enfants : que la misère ne s’ajoute pas à la douleur », sur les « femmes de ménage : cesser la maltraitance, encadrer la sous-traitance », sur l’industrie pharmaceutique « pour la transparence dans le médicament »…

Partager :
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur telegram
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print
Recevez la newsletter

Un email par semaine avec toutes les dernières actualités de François Ruffin.

"Debout les femmes !" au cinéma !
Retrouvez le dernier film de François Ruffin et Gilles Perret, en avant-première jusqu'à sa sortie en salle le 13 octobre !