
Mélissa, pompiste chez Total : « Nous, on est le bas de la chaîne »
« Ça va faire bientôt dix ans que je travaille dans cette station Total, depuis 2013. Dix ans ans que je touche le Smic, 1313€ en net. »

« Ça va faire bientôt dix ans que je travaille dans cette station Total, depuis 2013. Dix ans ans que je touche le Smic, 1313€ en net. »

Le plus hallucinant, chez Total, c’est même pas les 10 milliards de profits, ou les +52% du PDG. Non : après 10 jours de grève, le patron ne négocie toujours pas ! Comme si, en bas, on n’existait pas. Et le gouvernement se réveille pour dire : « réquisition des salariés »…

Alexis Kohler poursuivi sur MSC, c’est un peu comme Al Capone qui tombe pour fraude fiscale.

Il nous faut une loi de séparation de l’Etat et de l’argent. L’intention première de Macron et de Kohler, ce n’est pas d’améliorer le sort des gens mais de livrer la France aux intérêts privés : c’est leur métier.

C’est sa réforme des retraites, c’est le mandat de Macron qui est en jeu, pas le nôtre. S’il veut passer en force, qu’il fasse un référendum et que, comme De Gaulle, il respecte l’avis des Français.

François Ruffin interroge le ministre des Transports : allez-vous laisser déréguler le fret aérien ?

Ce que Macron va faire est une folie. Dans un pays exténué, décider contre 77% des Français de passer en force sur les retraites, c’est installer le ressentiment dans le coeur des gens. Notre objectif c’est pas l’équilibre des retraites à l’horizon 2070, c’est l’unité du pays.

Il est élu Président sans élan, sans projet, dans un pays exténué, déprimé, après le Covid, l’inflation, les découverts bancaires, on se tape sécheresses, canicules et crise énergétique… Mais c’est quoi, l’urgence de Macron ? Bricoler une retraite à 64 ans avec une « ambition » de comptable.

Entretien avec Pauline Londeix, ma ministre de la Santé, à l’occasion de la sortie de son nouveau livre : « Combien coûtent nos vies ? »

C’est un impératif écologique : bâtir une filière du bâtiment. Mais qui se fera par la volonté, et non par la main invisible du marché.
Mes petits reportages dans une briqueterie, en lycée pro, dans une menuiserie.

« Juste, on ne voulait plus rentrer chez nous avec la honte, en se disant qu’on fait un travail de merde, juste pour nourrir les enfants. » En revenant de la manif des soignants…

« On a décidé de devenir nos propres patrons de manière, on l’espérait, à vivre mieux. » Florie et Manu ont répondu à l’un de nos appels Facebook. Alors, ce dimanche, de passage dans le Tarn, on se rend chez eux, dans leur pavillon. On achève bien les vocations…
© François Ruffin 2017-2021