Agnès Pannier-Runacher : que Sanofi la paye directement !

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Sanofi produira zéro vaccin en mars, zéro vaccin en avril, zéro vaccin en mai, zéro vaccin en juin, mais à l'Assemblée, Agnès Pannier-Runacher salue "l'exploit" ! Mais autant qu'elle soit payée directement par Sanofi ! Ca nous fera des économies sur nos impôts...
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Jeudi dernier, je suis à nouveau allé soutenir les salariés de Sanofi devant le ministère de l’Economie de Bruno Le Maire et d’Agnès Pannier-Runacher, à Bercy. Et j’ai rappelé cet épisode qui a eu lieu en commission, à l’Assemblée nationale, quelques jours plus tôt…

Agnès Pannier-Runacher salue « l’exploit Sanofi »

« Je lui ai demandé, Madame Agnès Pannier-Runchaer, combien de vaccins ont été produits en février en France ? Combien de vaccins seront produits en mars en France ? Combien de vaccins seront produits en avril en France ? Combien de vaccins seront produits en mai en France ? Combien de vaccins seront produits en juin en France ? La réponse est zéro. Zéro vaccin produits en France cet hiver, zéro vaccins produits en France ce printemps.

Néanmoins, Madame Pannier-Runacher a tenu à saluer l’exploit, je la cite, l’exploit de Sanofi. Peut-être qu’à terme, ils vont produire trois vaccins de Pfizer, et d’autres, et cela va être un exploit. Vous imaginez, les gars ils suppriment la moitié de leurs chercheurs en dix ans et distribuent quasiment 100% de leurs bénéfices aux actionnaires, ils sont pas foutus de produire un vaccin pour notre pays. Ils vont continuer à supprimer un centre de recherche cette année, néanmoins, la Ministre salue l’exploit de Sanofi. »

Alors je voudrais simplement faire une proposition qui permettrait de faire des économies pour le peuple français. Je souhaite qu’Agnès Pannier-Runacher soit directement payée par Sanofi. Je pense qu’aujourd’hui, elle fait ça bénévolement, de bon coeur. Mais autant qu’elle soit directement payée par Sanofi. Cela fera quelques économies sur nos impôts et cela assurera une plus grande transparence.

Le scandale de l’insuline

Je voudrais en profiter pour fêter un anniversaire, mais un anniversaire au goût un peu amer. Il y a un siècle était découverte l’insuline. L’insuline, c’est ce qui permet de lutter contre le diabète. Ceux qui l’ont découvert, c’est quatre chercheurs de Toronto, on les appelle The Four of Toronto.

Quand ils ont découvert l’insuline, quand ils ont découvert que ça pouvait permettre de soulager le diabète, ils ont vendu leurs brevets pour 1€, c’est-à-dire pour rien. Et ils ont dit : « L’insuline ne nous appartient pas, elle appartient au monde. » C’était il y a un siècle, et aujourd’hui les doses d’insuline sont vendues par trois labos pharmaceutique, dont Sanofi, entre 25 et 700 dollars. Alors que la production d’une dose reviendrait environ à 5 dollars.

Ça a des conséquences. D’abord, ça creuse le trou de la Sécurité sociale en France, mais dans des endroits où il n’y a pas de sécurité sociale, dans les pays du Sud, ça veut dire qu’il y a 70 millions de diabétiques aujourd’hui, il y en a des millions qui ne se soignent pas.

Aux Etats-Unis, un jeune garçon est mort, il souffrait de diabète. Pourquoi ? Parce qu’il s’était auto-restreint sur ses doses d’insuline. Jusqu’à 26 ans il vivait sur l’assurance maladie de ses parents, il était remboursé. Et après 26 ans ? Eh bien, comme il était plus remboursé, il s’est auto-limité, sinon ça lui serait revenu à 1300 dollars par mois.

Qu’ont fait les parents ? Ils ont pris des cendres de leur fils et ils sont allés les porter devant l’entrée du siège de Sanofi, aux Etats-Unis, en disant : « Notre fils est mort. C’est de votre faute, on vous accuse. » Il y a la nécessité à la fois sur le vaccin aujourd’hui, mais sur des produits qui ont maintenant un siècle comme l’insuline, qu’on se les réapproprie. Que se soigner ne dépende pas de notre porte-monnaie. Et pour cela, il faut, du gouvernement, de Bruno Le Maire, d’Agnès Pannier-Runacher, une pression du politique face à l’économique.

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