Retraites : Macron, c’est toujours non !

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp
Partager sur email
« La baisse programmée des pensions de retraite. » C’est Axa qui a révélé la réalité de cette réforme. Bien plus que toutes les études du gouvernement…

Une publicité d’Axa énonçait cette évidence : « Aujourd’hui seules les vingt-cinq meilleures années sont prises en compte pour les salariés du privé. Demain, l’ensemble des années travaillées depuis le début de carrière sera pris en compte. La création d’une retraite par points se traduira par la baisse programmée des futures pensions. »

Cette vérité, le candidat François Fillon l’avait dévoilée, durant sa campagne présidentielle : « Le système par point, en réalité, ça permet une chose,qu’aucun homme politique n’avoue. Ça permet de baisser chaque année le montant des points, la valeur des points, et donc de diminuer le niveau des pensions. »

Mais à la place d’afficher cette vérité, le gouvernement publiait des rapports bidon… que même le Conseil d’État dénonçait ! « Une étude d’impact insuffisante… Des projections financières lacunaires… Un flou sur l’âge de départ à la retraite, sur le taux d’emploi des seniors, sur les dépenses d’assurance-chômage… » C’est l’avis, officiel, du Conseil d’État : avec les retraites, le gouvernement a fait n’importe quoi.

La plus haute juridiction française juge la « situation d’autant plus regrettable qu’il s’agit d’une réforme inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir l’une des composantes majeures du contrat social ».

C’est ce contrat social qu’on a joué, ce printemps, à la roulette législative ! Les retraites, les retraites des Français, les retraites des millions de travailleurs, sont jetées dans une tombola improvisée.

Le coronavirus a permis un répit. Mais c’est pas fini.

Jeunesse : rouvrir l’avenir

« Pour la jeunesse, pour qu’elle trouve du boulot à la rentrée, on fait quoi ? On allège les charges des entreprises. Pour relocaliser l’industrie ? On allège les charges des entreprises. Les Gilets jaunes protestent ? On allège les charges des entreprises ! » À tous les problèmes, le gouvernement n’a qu’une seule réponse. Et cet élixir ne va pas, mais alors pas du tout, aider les 700 000 jeunes qui finissent leurs études. Je prône un « new New Deal » : tout comme Roosevelt a offert des emplois, publics, aux chômeurs américains durant la crise de 1929, pour des grands travaux, construire des barrages, etc. nous devons développer, pour les jeunes, des emplois verts. Sans attendre la main invisible du marché.

Congé de deuil : l’humanité l’emporte

Parfois, on gagne. C’est rare. J’ai ainsi soutenu la proposition d’un collègue UDI, Guy Bricout, pour faire passer « le congé de deuil pour enfant de 5 à 12 jours ». La majorité s’y est d’abord opposée, prétextant que « ça va coûter trop cher aux entreprises ». Parmi d’autres, j’ai protesté : « Franchement, mes chers collègues, madame la ministre, je pensais que, s’agissant de ce sujet, il n’y aurait pas de membres des groupes La France insoumise, Les Républicains, MODEM ou La République en marche. Je pensais que nous marcherions tous main dans la main. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDI-Agir et LR.) »

Ça a provoqué un tollé. Et dans les jours suivants, le gouvernement a été contraint de reculer.

Partager :
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp
Partager sur email

Publications en lien

covid dictature etat-major

Covid : La dictature de l’État-major contre la démocratie

« On est en guerre. »
« On n’a pas le temps, Monsieur Ruffin. »
Pas le temps pour parler du confinement ?, du couvre-feu ?, de la fermeture des amphis, des théâtres ? Pas le temps pour la démocratie ?
Sauf qu’en 14, le Parlement débattait, contre la dictature de l’Etat-Major. Et la grosse bertha dans la Somme, c’était autre chose que le virus…

dg jeunesse rouvrez les amphis sans titre

Rouvrez les amphis !

Rouvrez les amphis ! La moitié des jeunes sont « inquiets pour leur santé mentale », 30% des étudiants sont en dépression…
Mais le gouvernement continue comme avant.
Pourquoi ? On peut le dire clairement.
Parce que les jeunes ne votent pas, ou peu.
Parce que les jeunes ne sont pas, ou peu, organisés.
Parce qu’ils ne protestent plus.
Et oui, je préférerais des jeunes qui prennent la rue plutôt que du Xanax !