« Un de mes externes est mort, et j’ai la rage… »

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Florian, médecin-urgentiste à Nantes, m'a envoyé son témoignage sur ma boîte email, après le décès d'un de ses externes à Nantes. Il dénonce, dans la gestion de l'affaire Astrazeneca, une prise de décision individuelle et précipitée, au mépris des questions posées par les soignants. Dans nos échanges, il est très clair : il demeure pour la vaccination, « plus que jamais », mais demande une enquête sur la mort de son externe. Je vous transmets son texte.

Anthony, 24 ans, a été retrouvé mort le 18 mars chez lui. Il était externe au CHU de Nantes. Il a été mon externe, j’ai travaillé une semaine en duo avec lui il y a deux mois. Il voulait devenir psychiatre. Il était consciencieux et appliqué.

Je cite un article de Ouest France publié aujourd’hui, 22 mars :

« Le grand frère avait parlé à Anthony par téléphone la veille. « Il souffrait du ventre mais ne se plaignait pas, ce n’était pas son genre. Il avait quand même décidé d’aller consulter son médecin le jeudi après-midi. Il n’en a pas eu le temps. Il a été retrouvé tôt dans la nuit de mercredi à jeudi. »

La famille « se pose des questions autour du vaccin. C’est inévitable, insiste l’aîné. Parce que mon frère, au-delà d’être quelqu’un de brillant, prenait soin de lui. Il faisait attention à ce qu’il mangeait, il faisait du sport. Surtout, il n’avait aucun antécédent médical, aucune maladie, rien. Il était en parfaite santé. Alors ce vaccin, c’est la seule branche à laquelle on peut se raccrocher pour comprendre ce qui s’est passé. » »

AstraZeneca avant l’enquête médicale et judiciaire

Dans une publication mise en ligne le 22 mars au soir, peu après les résultats de l’autopsie, l’ANSM (Agence Nationale de sécurité du médicament) fait l’annonce suivante :

« Dans le cadre de notre surveillance renforcée des troubles thromboemboliques, nous avons été informés d’un cas de décès d’une personne de 24 ans plusieurs jours après une vaccination avec le vaccin AstraZeneca. A ce stade, aucun élément ne permet de conclure en faveur du rôle du vaccin. Ce cas de décès fait l’objet d’une investigation clinique approfondie par les Centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV). »

Qu’elle se taise, l’ANSM, et qu’elle laisse le temps nécessaire à l’enquête médicale et judiciaire. Comment la famille a-t-elle reçu une telle annonce ? Et nous, médecins, quelle crédibilité avons-nous pour défendre les vaccins face à un déni pareil de la part des autorités sanitaires ? Je ne peux affirmer l’imputabilité du vaccin au décès d’Anthony. Je ne peux pas non plus affirmer l’inverse. Personne, aujourd’hui, ne le peut. Pourtant, la vaccination par AstraZeneca, de plus en plus décriée, continue en France, chez les plus de 55 ans.

« Que dois-je dire à mes patients ? »

Je retranscris ci dessous un mail adressé par la DGS, ce même 22 mars au soir :

« La survenue de cas d’évènements graves thromboemboliques et hémorragiques chez des personnes vaccinées par le vaccin AstraZeneca a conduit, successivement depuis le 11 mars, plusieurs pays (Danemark, Norvège, Islande, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Espagne, Portugal et France) à suspendre l’utilisation de ce vaccin dans l’attente de l’avis du comité d’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l’Agence européenne du médicament (EMA) rendu le 18 mars 2021, suivi par l’avis du Comité des médicaments à usage humain (CHMP) le 19 mars 2021.

A la suite de signalements enregistrés par le système de pharmacovigilance européen, le PRAC s’est penché en urgence sur différents types de complications thrombotiques (phlébites, embolies pulmonaires…) d’une part et d’autre part des cas de coagulation intravasculaire disséminée et de thrombophlébites cérébrales, chez des personnes ayant reçu le vaccin AstraZeneca.

Après avoir examiné les données disponibles, le PRAC confirme qu’il n’y a pas d’augmentation du risque global d’évènements thromboemboliques chez les personnes vaccinées par le vaccin AstraZeneca Le nombre global d’événements thromboemboliques rapportés après la vaccination est inférieur à celui attendu dans la population générale.

Une combinaison de thrombose et de thrombocytopénie, accompagnée dans certains cas de saignements, a été observée très rarement après la vaccination avec le vaccin COVID-19 AstraZeneca. Cela inclut des cas graves se présentant sous forme de thrombose veineuse, y compris à des sites inhabituels, tels qu’une thrombose veineuse cérébrale, une thrombose veineuse mésentérique, ou encore une thrombose artérielle, concomitante à une thrombocytopénie. La majorité de ces cas est survenue dans les sept à quatorze jours suivant la vaccination et principalement chez des femmes de moins de 55 ans, ce qui pourrait cependant refléter l’utilisation accrue du vaccin dans cette population. Certains cas ont eu une issue fatale.

Du fait de leur rareté, ces évènements indésirables n’avaient pas été identifiés durant les essais cliniques.

Le PRAC estime que l’efficacité prouvée du vaccin dans la prévention des hospitalisations et des décès dus au COVID-19 l’emporte sur la probabilité extrêmement faible de développer un accident thromboembolique et / ou une thrombocytopénie. »

Anthony est décédé d’une hémorragie interne, causée par une thrombose, huit jours après s’être fait vacciner, parce qu’il était étudiant en médecine. La DGS décrit « une thrombose veineuse mésentérique », donc digestive.

Que l’on soit médecin ou non, difficile de ne pas voir une forte similitude. Depuis un an que nous vivons avec cette épidémie, je n’ai pas vu un patient, jeune et en bonne santé, mourir du Covid. Certes, je ne connais pas tous les patients… Passons.

Que pouvons-nous dire aux milliers d’étudiants en médecine, externes, internes, qui se sont fait vacciner par AstraZeneca ? Oserons-nous leur demander de recevoir la deuxième dose ? Qu’en est-il des plus de 55 ans ? Qu’en est-il de mes parents, qui ont tous deux reçus une première dose ? Que dois-je leur dire ?

Emmanuel Macron contourne toutes les institutions sanitaires et républicaines

Ce qui me donne la rage ce soir, c’est le déni des autorités sanitaires, clairement influencées par une pression politique massive. Où est passé le temps de la science ? De la réflexion ? De la protection dans le bénéfice du doute ? Sous prétexte d’urgence politique et économique, le gouvernement d’Emmanuel Macron met une pression insupportable sur la population et les soignants pour se faire vacciner. Quitte à faire n’importe quoi avec la jeunesse.

Lorsque Emmanuel Macron a annoncé lui-même la suspension du vaccin AstraZeneca le 15 mars dernier, il a à nouveau désavoué l’ensemble des institutions sanitaires, ce qu’il fait depuis plus d’un an maintenant. Il n’est pas médecin, ni scientifique, il est énarque et banquier.

Pour autant, il s’est lui-même chargé d’annoncer, à la place de toutes autorités sanitaires compétentes, la suspension du vaccin. Il renouvelle son mépris des institutions républicaines, qui n’ont plus qu’à répondre à ses consignes, ce que Barbara Stiegler décrit dans son tract et dans l’entretien récemment réalisé avec François Ruffin.

Peut-on vraiment croire, alors-même qu’il va falloir plusieurs mois pour déterminer l’origine de la mort d’Anthony, que deux jours de suspension de ce vaccin auront suffit à l’Agence européenne du médicament pour statuer sur l’innocuité ou la toxicité de l’AstraZeneca ?

Voilà où nous sommes rendus : un étudiant décède 8 jours après avoir été vacciné. Il y a de très fortes raisons de suspecter le vaccin. L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament défend, sans argument tenable, l’innocuité du vaccin, le jour même des résultats de l’autopsie, pour protéger le gouvernement qui ne peut plus faire marche arrière, au risque d’être, encore une fois, ridicule. C’est à vomir.

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