A l’Assemblée, personne n’écoute les paroles

Durant tous les débats qui ont eu lieu dans l’hémicycle sur le Burn Out et les 400000 personnes touchées par les troubles psychiques liés au travail, et pas seulement mes prises de paroles, qu’a fait Monsieur Castaner ?

Il avait, je le dis sans ironie, des excuses pour ne pas être passionné, jeudi dernier, par la question du burn-out: il était assigné à cette séance, comme pour une corvée pour lui. A cause de la défaillance de la ministre du travail, Muriel Pénicaud. Et comme je le signalais dans l’hémicycle, c’est plutôt là que réside, sinon le scandale, du moins l’anomalie:

“Je regrette l’absence de Muriel Pénicaud alors que cette question l’intéresse au premier chef. Notre débat aurait été sans doute nourri ! J’ai parlé tout à l’heure de négligence dans la société : je considère que la manière dont on traite ce dossier ce matin est une négligence de la part du Gouvernement. Sans vous désobliger, monsieur Castaner, je rappelle que c’est hier soir que vous avez appris que vous devriez défendre la position du Gouvernement sur ce dossier. Or, lorsqu’on compte environ 400 000 troubles psychiques par an liés au travail, je trouve que c’est là une manière négligente de traiter, non pas moi – je m’en fiche bien –, non pas l’Assemblée, mais ce problème de société.”

5 réponses à “A l’Assemblée, personne n’écoute les paroles”

  1. […] Ruffin va à la rencontre du peuple et sans langue de bois, interpelle les décideurs. Évidemment, personne n’écoutera le jeune député. L’hémicycle est clairsemé pour les questions pourtant importantes. On critique ceux qui sont […]

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  2. […] Ruffin va à la rencontre du peuple et sans langue de bois, interpelle les décideurs. Évidemment, personne n’écoutera le jeune député. L’hémicycle est clairsemé pour les questions pourtant importantes. On critique ceux qui sont […]

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  3. Ce genre de sujet, ou tout ce qui touche à la situation des salariés, tout le monde s’en fout un peu, la situation est devenue d’une banalité affligeante tellement elle est répandue. triste constat.

    Et si on entreprend de cribler plus serré, je veux dire les entreprises de moins de 50 salariés, alors là c’est carrément la loi…..de la jungle. tout le monde est à 110%, le stress au max, payé 35 heures par semaine tout en faisant 40 à 45 heures en réalité. Soit pour la France entière, un minimum de 2 MILLIARDS d’heures de travail non rémunérées par an.
    En gros, c’est 900.000 emplois non pourvus, 18 milliards de salaires non perçus et 4 milliards d’euros perdus en cotisations sociales CHAQUE ANNEE.

    Et avec 1 seule personne ayant autorité à contrôler par tranche de 8.200 salariés (contre 1 flic pour 280 citoyens dans la vraie vie), on est loin de pouvoir limiter un tant soit peu ce « débordement d’excès » joyeusement organisé avec la complicité de la plupart des parlementaires, eux-mêmes pas loin d’en profiter directement de part leur activités professionnelles (quand on voit la proportion de professions libérales, par exemple).

    A cela s’ajoute le fait qu’il n’existe pas de « casier judiciaire » pour les entreprises prises « la main dans le sac », y compris en cas de mort de salarié(s). Donc la récidive n’existe pas non plus. Un vrai blanc-seing pour s’adonner au management le plus brutal qui soit. Je connais des employeurs (supposés de haute volée puisque experts-c…) qui se vantent d’avoir vécu 10 Prudhommes en 12 ans. Y compris en les ayant perdu…

    Sachant qu’en plus il n’est pas possible de faire des recherches sur la probité des entreprises, en l’absence de tout fichier national répertoriant leurs éventuelles condamnations, fichiers qui pourtant se répandent à grande vitesse dans tous les autres domaines, on a là une situation complètement ubuesque où le MEDEF déclame à qui mieux mieux que les entreprises sont respectueuses de la loi (alors que les Prudhommes et Cours d’Appel sont débordées…) pendant qu’on chasse les vilains chômeurs qui sont désignés comme des profiteurs d’un système généreux et mis à mal par leur simple existence (massive…).

    Alors bon, s’il faut en plus se pencher sur un mal-être au travail, pensez donc !…

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  4. fontaine lydie 10 juillet 2018 à 17:17

    casser de la » populasse » la presser comme un citron jusqu’à la dernière goutte de sang, c’est le macabre objectif que s’est fixé l »ensemble de ceux qui nous « dirigent » et nous emploient. Quel niveau d’acception d’être exploité, humilié,empoisonné(pollution mal-bouffe…) allons nous atteindre??A chaque régression la santé,les retraites ,les transports ,élèves ,étudiants, paysans ,classes inférieures et moyennement » petites »(entre 0et4000 euros)je me dis çà y est , c’est maintenant çà va sauter!!!! et bien non !la machine de destruction massive des…masses continue ses dégats(n’oublions pas les guerres qui font suite parfois à des printemps…)Arrivée à70ans je me demande à quel moment on (les anti capitalistes)s’est trompé .En 68 ? ,après? en81?aprés? Je sais bien que ce n’est rien 70ans dans la vie de l’humanité mais là,je nous sent embarqués dans une sorte de » fin de non retour »pourvu que notre terre s’en remette…peut-être une baisse de moral??. Le combat contre linky et çà repart!!Quand même la tache va être rude, faut arrêter de manger des calories vides..!!merci de vous ,à la prochaine!

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  5. les temps changent et le mode de fonctionnement de la chambre des députés me parait obsolète… le repenser me semble vital! la plupart du temps l’hémicycle est clairsemé…. en tant que citoyenne et votante je trouve cela navrant ! trop d’obligations trop de r.v. ………

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