« Alors, tu fais quoi le 17 novembre ? »

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Que penser des manifs prévues, le samedi 17 novembre, contre la hausse des carburants ?

Ma réponse, je l’ai trouvée dans une citation de Kevin Puisieux, de la Fondation pour la Nature et l’Homme, anciennement Fondation Nicolas Hulot :

« Sur les 9 ou 10 milliards de taxe carbone perçus en 2018, 1,8 milliard est destiné aux énergies renouvelables. Au-delà, plus grand-chose à voir avec la transition écologique. Trois milliards vont au Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), et pour le reste les ressources vont au budget général – un budget marqué en 2018 par le trou créé, entre autres, par la suppression de l’ISF et de ses 4 milliards d’euros de recettes. Mettez-vous dans la peau de nos concitoyens qui, à chaque foix qu’ils vont faire le plein, se disent qu’ils sont là pour renflouer des caisses vidées par des avantages consentis aux ménages les plus fortunés. Ce n’est ni logique, ni cohérent ! Et cela abîme la légitimité populaire de la taxe carbone, qui ne doit pas servir à boucher les trous d’un budget mal ficelé ! »

Concilier justice fiscale et impératif écologique n’a rien de facile.
Mais l’évidente injustice fiscale imposée par le président Macron, au service quotidien, manifeste, des plus riches, interdit tout progrès écologique. Comment ne pas, par exemple, commencer par taxer le kérosène des avions ?

Voilà pourquoi, le samedi 17 novembre, j’ai envie d’en être.
Pour voir au moins qui est là.
A quoi ça ressemble.
Qu’est-ce que ça dit de la France.

Et avant cela, mon désir démocratique serait le suivant : mettre dans une même pièce les initiateurs de ce mouvement, ces automobilistes en colère, et Kevin Puisieux, et des militants environnementalistes, et qu’ensemble ils se demandent, on se demande: comment on fait ? Comment on fait pour vivre, travailler, se déplacer, et néanmoins laisser une planète respirable à nos enfants ? Quel chemin on trouve ?
Je serais vraiment curieux d’un tel dialogue.

Les volontaires peuvent me contacter, et nous organiserons cet échange, à l’Assemblée nationale pourquoi pas.

(Rendons à César… La citation de Kevin Puisieux est extraite de Raphaël Glucksman, Les Enfants du vide.)

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