« Votre croissance, nous n’en voulons plus ! »

Monsieur le ministre, madame la présidente de la commission spéciale, monsieur le rapporteur général, mesdames et messieurs les rapporteurs, nous voici donc en présence du projet de loi PACTE,  le plan d’action pour la croissance des entreprises.

Un langage vieux

En commission, nous avons, dans vos bouches, entendu tous les classiques. Monsieur le ministre, je vous cite  : « C’est le bon moment pour donner un nouvel élan à notre croissance » ; « C’est le bon moment pour renforcer la croissance » ; « C’est le bon moment pour libérer la croissance » ; « C’est le bon moment pour lever les obstacles à la croissance » ; « C’est le bon moment pour activer un levier de croissance ».

Je tiens à vous féliciter. Je me demande même où vous allez chercher tout ça : quelle rhétorique inédite, originale, franchement neuve !

 Il me semble que j’entendais déjà cela dans le ventre de ma mère : crise, croissance, crise, croissance… Valéry Giscard d’Estaing, j’ai vérifié, tenait déjà ce langage. Je le cite : « Les derniers indices font apparaître la reprise d’une certaine croissance. Donc, la France est en train de sortir de la crise ». Puis, alors que j’étais en culottes courtes, il y a eu François Mitterrand : « On attend, on  annonce encore pour le mois prochain,  dans deux mois, dans six mois, un retour à la croissance ».

Chirac reprenait le même refrain, en mode volontariste : « La croissance, il faut la faire, elle est entre les mains de chacun d’entre vous. » Puis nous avons eu Nicolas Sarkozy. Vous avez oeuvré, monsieur le ministre, à ses côtés pour aller chercher « avec les dents » un point de croissance supplémentaire. Selon lui, « ll faut qu’on libère les forces de croissance ». François Hollande, lui, a comme d’habitude brillé par son conformisme : « Il n’y aura pas de croissance sans confiance. Il n’y aura pas de confiance sans croissance. » Jusqu’à l’actuel président, Emmanuel Macron, qui nous a, depuis Versailles, causé comme le faites, monsieur le ministre, de croissance durable et de croissance partagée. Il a sonné le tocsin : « Nous devons à présent libérer les freins à la croissance des entreprises ».

Voilà quarante ans que vous nous récitez ce catéchisme. Quarante ans que vous êtes dans l’incantation et dans l’invocation d’une puissance céleste : la croissance. Quarante ans que, sorciers à costume, vous nous faites du vaudou. Quarante ans que vous scrutez les statistiques comme les augures scrutaient, à Rome, les entrailles des oies, nous promettant éternellement la croissance.

Quarante ans que la croissance est votre croyance. Quarante ans que vous la guettez. Quarante que vous priez, mains jointes, pour son retour. Entre parenthèses, je me définis, comme d’autres se disent agnostique, comme « accroissant » : j’ai évacué ce paramètre comme j’ai évacué Dieu de mon champ de vision.

Et comment comptez-vous l’obtenir, aujourd’hui, cette croissance ? Avec de la  concurrence, des privatisations, de la simplification, des incitations, de la compétition, dites-vous. Vous avez beau les prononcer avec emphase, vous avez beau simuler l’enthousiasme, ce sont des mots-cadavres qui tombent de votre bouche, des mots déjà usés, des mots épuisés, des mots avortés, des mots mort-nés : croissance, concurrence, compétition, simplification. C’est donc ça, votre nouveau monde ? Que de très vieilles idées, avec de très vieux mots. Vous sonnez vide et vous raisonnez creux.

L’idée m’en est venue : Emmanuel Macron, pour moi, c’est un peu Dorian Gray. Vous avez évidemment lu ce roman d’Oscar Wilde dans lequel un jeune aristocrate se sent éternellement jeune. Il l’est d’ailleurs – son visage l’est – mais le soir, il retrouve son portrait qui vieillit et s’enlaidit à sa place. Il fallait à l’oligarchie un visage neuf pour une très vieille politique : ce fut Emmanuel Macron, ou le thatchérisme à visage poupin. Mais je suis sûr que le soir, quand il se regarde dans son miroir, il voit Giscard, il voit Pompidou, il voit les rides d’un très vieux monde qui radote : Croissance ! Croissance ! Croissance !

La croissance ne fait plus le bonheur

Je voudrais ici porter une idée neuve en Europe : la croissance ne fait plus le bonheur. Un tableau fourni par l’Organisation des Nations unies le montre bien.

Que nous dit-il ? Que dans les premières phases du développement, la richesse apporte en effet aux pays un supplément de bien-être : l’espérance de vie s’élève très rapidement. C’est vrai dans les pays pauvres. Mais d’autres phases suivent : plus le niveau de vie augmente, plus le lien entre revenu et espérance de vie s’atténue. Il finit par disparaître entièrement  : à partir d’environ 25 000 dollars par habitant, la courbe ascendante devient horizontale.

Faisons maintenant un zoom sur les pays les plus riches.

Que remarque-t-on ? Eh bien justement, rien ! Dans les pays les plus riches, il n’y a plus de lien entre le niveau de richesse et le niveau de bien-être. Les pays se trouvent distribués de façon aléatoire : les États-Unis, le pays plus riche, ont une espérance de vie inférieure à celle l’Espagne et à celle de la Nouvelle-Zélande, et à celle de pays où le revenu par habitant est presque deux fois moindre ! Et on obtient les mêmes résultats, les mêmes courbes et la même incohérence si, à la place de l’espérance de vie, on prend tous les problèmes sanitaires et sociaux, comme la mortalité infantile, l’obésité ou les homicides.

Cela signifie une chose simple et essentielle : la croissance ne fait plus le bonheur. D’ailleurs, depuis quarante ans ans qu’on nous répète crise-croissance-crise-croissance, autrement dit depuis le milieu des années 70, le revenu par habitant en France a quasiment doublé. Mais pour le taux de bonheur, c’est-à-dire la proportion des personnes se déclarant heureuses, cela n’a rien à voir  ! Si vous regardez la courbe du revenu par tête de pipe, c’est-à-dire par habitant, et celle du taux de bonheur déclaré, elles sont complètement disjointes : le niveau de bonheur n’augmente plus, même si la croissance persiste.

Ce n’est donc plus, aujourd’hui, la croissance qui nous apporte un supplément de bien-être.

Répartir, tout de suite

Pourquoi, alors, vous accrocher à cette croissance ? Pourquoi marteler ce dogme ? Pourquoi êtes-vous, aujourd’hui encore, prêts à priver les salariés de cantine, à privatiser les aéroports et le Loto et à déréglementer les tarifs du gaz au nom de cette croissance ?

C’est que, pour les puissants, la croissance remplit une fonction, un rôle idéologique. Elle permet de dire aux gens : prenez patience, votre sort va s’améliorer – mais attendez d’abord la croissance. C’est un sédatif. C’est une camisole rhétorique.

Que proclame, par exemple, le président Macron? Que, comme on l’a encore répété à cette tribune, « sans croissance, il n’y a aucune chance d’avoir de la redistribution. » C’est faux. C’est archi-faux. C’est une imposture. On peut redistribuer. On peut redistribuer tout de suite. Et on peut redistribuer massivement.

Pourquoi, alors, un tel mensonge ? Parce que Macron est l’homme des 500 familles. Des 500 familles qui se gavent. Des 500 familles qu’on retrouve chaque année dans Challenges, qui est, vous le savez, ma lecture favorite. L’an dernier, ce magazine de l’économie écrivait : « Le constat saute aux yeux : le patrimoine des ultra-riches, en France, a considérablement progressé depuis deux décennies. La valeur des 500 fortunes a été multipliée par sept ! Des chiffres qui témoignent du formidable essor des entreprises au bénéfice de leurs actionnaires ». « Résultat : les ’’500’’, qui ne comptaient que pour l’équivalent de 6 % du PlB en 1996, pèsent aujourd’hui 25 % ! »

Mais cela, c’était l’an dernier : cette année, dans le nouveau classement de Challenges, ces 500 fortunes, qui pesaient l’an dernier 25 % du PIB, représentent aujourd’hui 30 % de ce même PIB ! Ils ont donc gagné 5 % en douze mois seulement.

Et ce qui manquerait, après tout ça, c’est la croissance ? Non, ce qui manque, c’est le partage. Le partage d’abord, le partage tout de suite ! Le gâteau devant nous est énorme, gigantesque : 2 300 milliards d’euros. Voilà le PIB de la France. Deux mille trois cents milliards d’euros ! Une richesse jamais atteinte ! Il y a de quoi déguster pour tout le monde, et même largement. Partageons ! Mais ce mot, partage, vous fait horreur. Partager : c’est pour les riches depuis toujours un cri d’effroi.

Votre raisonnement, alors, c’est-à-dire le raisonnement que l’on nous serine depuis quarante ans, c’est : on va faire grossir le gâteau,  comme ça, les pauvres auront plus de miettes, les riches auront un plus gros morceau et tout le monde sera content.

C’est une imposture. C’est une escroquerie.

Un économiste, ou un intellectuel, l’a d’ailleurs dit très clairement : « Il est un mythe savamment entretenu par les économistes libéraux, selon lequel la croissance réduit l’inégalité. Cet argument permettant de reporter ’’à plus tard’’ toute revendication redistributive est une escroquerie intellectuelle sans fondement. » Qui formulait cette brillante analyse ? Qui disait : n’attendez pas la croissance pour redistribuer ? Savez-vous, monsieur le ministre, qui a dit cela ?

Jacques Attali ! Mais en 1973… Depuis, il les a rejoints, les économistes libéraux. Il en a pris la tête, il a répandu cette escroquerie intellectuelle sans fondement. Il a conseillé Ségolène Royal avant de rejoindre Nicolas Sarkozy et de pondre ensuite, aux côtés d’Emmanuel Macron, ses 316 propositions pour libérer la croissance française, symbole de la pensée unique. D’une présidence à l’autre, cette escroquerie intellectuelle se perpétue donc.

L’urgence écologique

Mais l’escroquerie tourne aujourd’hui à la tragédie. Car enfin, et surtout, il y a la planète. Vous aurez beau habiller votre croissance de tous les adjectifs du monde – verte, durable, soutenable… – à qui ferez-vous croire que l’on va produire plus et polluer moins ?

C’est du bidon. C’est du baratin greenwashé. C’est du verdissement lexical. La vérité, et vous le savez, c’est que le gâteau PIB est aujourd’hui truffé de trucs toxiques, bourré de  glyphosate, pourri de plastique, et qu’il ne fait plus tellement saliver.

La vérité, et vous le savez, c’est qu’on en est déjà, en trente ans, à 30 % d’oiseaux en moins, 80 % pour les insectes volants, les papillons, les coccinelles. Et les prévisions montent à 95  % pour 2030, c’est-à-dire une disparition quasi-totale pour demain, en France !

La vérité, et vous le savez, c’est qu’on est déjà au-dessus de 1,5 degré de réchauffement climatique – au-dessus de 2 degrés et, sans doute, de 3 degrés. Les pôles fondent, et les glaciers avec eux.

La vérité, c’est que l’angoisse monte encore plus vite que le niveau des océans. Quel air, quelle terre, quelles mers allons-nous laisser à nos enfants ?

La vérité, c’est que tout cela, vous le savez, mais vous continuez comme avant, répétant « Croissance ! Croissance ! Croissance ! » comme si de rien n’était.

La vérité, c’est que votre oligarchie préfère les profits à la vie.

La vérité, c’est que vous êtes les dirigeants du pays, mais que vous le dirigez droit dans le mur écologique, droit au crash environnemental, droit à l’effondrement. On y va, on y fonce gaiement et le pied sur l’accélérateur : Croissance ! Croissance ! Croissance !

La vérité, c’est que vous êtes aveuglés, inconscients, délirants. Il faut d’urgence que les gens, le peuple, les masses, appelez ça comme vous voudrez, reprennent le volant, changent de direction, appuient sur le frein. À moi, à nous d’assumer cette rupture, de la proclamer, de la marteler : votre croissance, nous ne l’attendons plus, nous n’en voulons plus et même, elle nous tue !

Un avenir désirable

C’est une camisole, cette croissance. C’est une camisole pour la politique et c’est une camisole pour l’imaginaire, parce que tant qu’on espère la croissance, on ne porte aucune autre espérance. On prie, à genoux, en cadence, pour un monde révolu, alors que si ça se trouve, bien mieux s’ouvre à nous. Un avenir pas seulement vivable, mais désirable nous tend les bras, bien plus plaisant que votre vieux monde rabougri et ridé.

C’est un défi que l’épidémiologiste anglais Richard Wilkinson énonce ainsi : « C’est la fin d’une époque. Jusqu’ici, pour améliorer notre condition, il y avait une réponse qui marchait : produire plus de richesse. Nous avons passé un certain seuil, et ce lien est désormais rompu. C’était prévisible : si notre estomac crie famine, manger du pain est le soulagement ultime ; mais une fois notre estomac rassasié, disposer de nombreux autres pains ne nous aide pas particulièrement. Nous sommes la première génération à devoir répondre de façon plus novatrice à cette question : comment améliorer autrement la vie humaine ? Vers quoi nous tourner si ce n’est plus vers la croissance économique ? »

Eh bien, je réponds – nous répondons, avec Richard Wilkinson, avec Dominique Bourg, avec Hervé Kempf, avec Paul Ariès, avec Aurélien Barrau et, peut-être, avec Nicolas Hulot ; avec bien d’autres encore, nous répondons : moins de biens, plus de liens ! Nous répondons : consommer moins, répartir mieux ! Nous répondons : le partage, surtout, le partage, tout de suite. Nous répondons : égalité – l’égalité qui est au cœur du triptyque républicain Liberté, Égalité, Fraternité, l’égalité sans quoi tout s’écroule, l’égalité aujourd’hui oubliée, bafouée, chaque jour piétinée.

Aujourd’hui, vous m’écoutez comme un original, comme un marginal, bien assis que vous êtes sur vos certitudes – Croissance ! Croissance ! Croissance ! Mais un vent se lève. C’est même un orage, une terrible tempête, que moi aussi je redoute et qui viendra balayer votre assurance, qui viendra imposer une évidence : les fous, c’est vous – les fous qui prônez une croissance infinie dans un monde fini, les fous qui menez l’humanité à son suicide.

Heureusement, il reste quelques sages, des gens peut-être sans cravate, ou aux cheveux longs, ou au langage mal policé, mais des gens au fond infiniment plus raisonnables et qui préparent pour demain, pour notre pays, une autre espérance.

 

François Ruffin

François Ruffin

Né à Calais, j'ai grandi à Amiens. J'y ai fondé le journal Fakir, puis réalisé le film Merci patron !. Élu sous l'étiquette Picardie debout ! (FI, PCF, EELV, Ensemble), je continue à jouer tous les dimanches en vétéran avec l'Olympique amiénois et à m'occuper de mes deux enfants, de 5 et 8 ans, en garde alternée.

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Je ne vous promets pas la lune, mais face aux puissants, je m’engage à ça : ne pas courber l’échine, me tenir droit.

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61 réponses à “« Votre croissance, nous n’en voulons plus ! »”

  1. A écouter la réponse de ce ministre, il n’a pas compris le discours pourtant clair sur les conséquences de cette croissance imaginaire !

    Qu’est-ce qu’il dit, il fait la démonstration des conséquences désastreuses de la croissance qu’il dit connaitre, bien évidemment, dont il refait et refait et refait cette litanie de croissance

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  2. Ce discours de Ruffin est, hélas, aveuglant de lucidité. Mais, en dehors des sourires narquois d’un Macron ou d’un Le Maire, le problème essentiel est de convaincre le peuple. Un peuple qui s’est endormi en votant Macron ou en s’abstenant ou qui s’est réveillé sous les fausses lumières d’un fascisme renaissant.
    Pas simple. Ruffin et les Insoumis travaillent merveilleusement, mais on attend un déclic miraculeux qui bouscule cette torpeur générale et cette peste brune qui réapparaît (l’Italie, je ne le crois pas !).
    J’ai 73 ans : vivrai-je assez vieux pour sourire enfin devant ce déclic ?…

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  3. Un seul mot !!!! BRAVO
    Un discours de plus, juste, merci pour nous tous !!!

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  4. Bonjour et bravo pour votre discours et pour votre posture dissonante.
    Juste quelques mots pour dire que la « croissance économique » est par définition une formulation et un objet de pensée choyer par le monde libéral. C’est pourquoi, le ministre de l’économie est dans son rôle en le martelant avec ferveur. Et lorsque vous opposez cette croissance libératrice à l’idée d’un partage démocratique, vous êtes également dans le vôtre. Autant dire que vous ne parlez pas le même monde. Dans son cas il s’agit de convaincre encore et encore les électeurs des vertus du plein emploi qui ne peut s’obtenir que par une croissance économique boostée, et dans le vôtre il s’agit de réveiller les compagnons en faisant ressortir clairement combien la pauvreté du travailleur reste une forme de pauvreté inacceptable. Bref, les conditions d’une altercation politico-économique bien connue sont là et je doute que cela déstabilise le pouvoir en marche de façon spectaculaire ou significative. Car comme vous le savez, la société fonctionne sur le modèle du ministre et pas sur le vôtre, qui reste à définir. Et c’est bien là où à mon sens le bât blesse, car dans cette entreprise louable qui est la vôtre et qui tend à restaurer l’idée d’une dignité citoyenne et d’une conscience du réel, vous êtes plutôt seul ou mal accompagné. La France insoumise patauge dans sa médiocrité idéologique, le communisme est en état de mort clinique, et l’individu lambda souffre d’une apathie politique rarement constatée par les sociologues. Alors que faire et pourquoi donc mener un tel combat alors même que le monde se meurt et que l’avenir donnera raison aux prophètes de malheur? Et bien je pense qu’il faut proposer une nouvelle lecture de l’existence, une nouvelle manière de dire je ou nous. Je pense qu’il est temps de revoir nos pédagogies pour aborder les phénomènes naturels avec humilité et sagesse. Ce travail gigantesque suppose de se penser à travers le temps long et par-dessus les polémiques. C’est notre éducation qu’il faut rendre politique et citoyenne en insistant notamment sur notre présence au monde à partir de nos corps et de nos langages. Bref, il me semble que vos propos sont sains et dynamisants mais que vous les adressés à des alcooliques invétérés qui n’en finiront jamais de brandir fièrement leurs clés de voiture même ivres morts en gueulant à qui veut l’entendre qu’ils peuvent encore conduire.

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    1. Je partage votre raisonnement mais qui et comment nous mènera à cette nouvelle voie ? Ce n’est pas la FI

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  5. Merci monsieur Ruffin. Quel plaisir de voir qu’il y a encore des gens, des politiciens, qui ont du bon sens. Tout est parfait dans ce discours.
    Continuez. Ne perdez pas la foi.

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  6. Bravo, et merci.

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  7. Si parler de croissance , c’est utiliser au mieux les ressources de la planete sans la mettre en peril , cest evident . Pour obtenir un resultat , il faut une Gouvernance planetaire , un accord de tous les peuples sur les sujets importants . Nous en sommes tres tres loin . Je ne prendrai pour exemple que les relations entre voisins dans une meme rue ! Avant de nous relancer dans une aventure Europeenne qu’ont tente un certain nombre de dictateurs auparavant avec le succes que l on connait ! il faudrait eduquer les peuples des la prime enfance . Une « affaire  » de mille ans , et encore . Juste un mot sur Macron et son equipe : Ces types doivent ceder la place , je le dis tres poliement

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  8. François Président ! Tu es le Chevalier Blanc, que ton âme soit bénie en ces temps troublés. Pardonne le mysticisme de mon propos, François. Je ne saurais, nous ne saurions assez te remercier de faire vibrer cette assemblée de tristes sires de la voix de la Vérité.
    Je n’aurais qu’une demande à te formuler: s’il te plaît, aies un bon garde du corps, ne finis pas comme Coluche. Tu nous es trop précieux, je sais que tu peux réussir. Vas au pouvoir, François ! Ton prénom te prédestine, tu vas nous représenter comme personne ne l’as jamais fait avant toi.
    Tu sais combien on t’aime tous, François. Vas-y,on est avec toi !!! Merci merci merci
    Awen

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  9. J’ignore par quel hasard je suis destinataire de ces mails, vu que je ne suis pas électeur de François Ruffin… Peut-être parce que j’ai signé dès le début mon OK avec JLM?
    Qu’importe la raison… TANT MIEUX! de pouvoir lire ce qui est dit et correspond, ENFIN!, à ce pour quoi nous élisons des députés : agir pour l’avenir de notre planète, agir pour l’avenir de nos enfants! (je ne suis pas aussi vieux que Gilles PETIT, je n’ai que 70 ans… (^_^)) mais j’espère que dans les prochaines années, dans 10 ou 20 ans, on aura le plaisir de voir enfin de vrais responsables… RESPONSABLES DEVANT L’AVENIR… comme François RUFFIN )
    Merci!

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  10. Un parlementaire qui ne prends pas la parole pour ne dire rien,s’attaquer au dogme de la croissance que l’on nous ressasse depuis trop longtemps,ils veulent même nous faire croire a leur théorie du ruissellement,de qui se moque t’on ? Avec toi François et quelques autres la politique prends un sens ,ainsi que voter,la voix de la raison,devant un parterre de députés qui se pense les gens raisonnables,c’est accablant et ai de l’admiration pour ton énergie à t’exprimer devant cette assemblée de notables qui s’admirent eux mêmes,et écoute quand ils écoutent avec condescendance ,forme poli du mépris,bravo pour ta ténacité a porté une parole ,d’une multitude qui ne l’on pas,tu es vraiment un réel représentant de notre bulletin de vote.La non réponse du ministre en dit long sur la morgue de nos gouvernants.
    Bravo pour la dignité de ton boulot d’élu.
    Merci et porte toi bien.

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  11. Bravo Mr Ruffin pour votre discours très juste et rafraichissant face aux visages dédaigneux et le cynisme qui règne dans l’assemblée. J’ai 32 ans et je suis sidéré de voir tous les jours à quel point les décisionnaires au pouvoir trahissent notre génération et l’Homme dans son ensemble pour des problématiques court-termistes et des intérêts personnels.

    Je ne partage pas toutes les idées de votre parti mais vos actions me font dire que tout n’est pas perdu, j’aimerais qu’il y ait plus de voix comme la vôtre. Bon courage dans votre combat et ne vous laissez pas bouffer par ces arriérés qui se disent progressistes.

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  12. Hallucinant de vérité et de bon sens !

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  13. Je sens que vous n’attendez rien des ténors qui vous font face, bien installés dans ce racket. C’est bien au peuple que vous parlez!

    La plume est belle, ça compte! Les faits seuls, énoncés à la raison, ne suffisent pas, on le sait! Il faut aussi parler aux tripes, au coeur, à l’esprit!

    Il ne vous reste qu’un seul étage à gravir pour être un grand tribun du peuple, puisque, comme je le crois, l’efficacité est très importante pour vous. Vous ne vous écoutez pas parler par égo, vous êtes là pour convaincre, être entendu, et bien entendu. Cet étage c’est votre voix! Il faut bosser absolument la voix! La respiration, le rythme (qui est très bon par moment) le placement, la diction… Tout ça, ça se travaille! Pour que les mots ciselés, au service des idées, soient portés à leur pleine mesure par la voix.

    Je n’ai rien à vendre, ici, ce n’est que mon opinion.

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  14. Jean Paul LETOFFE 27 septembre 2018 à 18:47

    Merci François, leur croissance on en veut pas, depuis 40ans qu’ils nous serinent avec leur croissance, il est étonnant qu’ils ne nous aient pas servi le fameux refrain « le bout du tunnel n’est pas loin »!

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  15. Mais combien sont-ils de députés dans cet hémicycle??? si peu! j’ai honte à ma France! Où sont les représentants du peuple? Alors que ce débat est primordial!

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    1. Lisez François Ruffin ! Les députés sont parfois en commissions, parfois en circonscription. Ça dépend. François vous l’explique souvent.

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  16. Très bonne intervention. Martine

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  17. CECILE CHIFFETEAU 27 septembre 2018 à 22:46

    Next round up !? La croissance est apportée par le travail que fournissent les pauvres pour s’en sortir! Et non les abeilles ne sont pas un rêve mais leur disparition est bien un cauchemar. Je suis heureuse de vous avoir vous me donnez de l’espérance et je crois en la croissance de votre popularité! Bravo!

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  18. Terriblement magnifique !

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  19. Le phénomène que vous décrivez « la croissance ne fait plus le bonheur » est lié à la désadaptation des systèmes de santé (au sens médico-social) des pays « riches ». Les systèmes ne sont pas adaptés aux transitions démographique et épidémiologique qu’ils ont eux même provoqué.
    En fait, les politiques et plus encore leurs administrations ignorent ces phénomènes ou ne savent pas comment s’y adapter. Ils parlent de changer de paradigme mais méconnaisse justement le principe organisateur du système qu’il faudrait changer…
    Bref, pour revenir à la croissance, il est tout de même peu probable qu’un pays, en s’appauvrissant, améliore les conditions de vie de ses habitants. L’erreur consiste à croire que « la croissance crée des emplois ». C’est à l’évidence une bêtise conceptuelle et cette bêtise aboutit à l’idée qu’il faut produire pour consommer et consommer pour produire car cela fabrique de la croissance et que cela est bon pour l’emploi.
    la réalité des choses c’est que c’est le travail qui augmente le bien être. Le travail manque t’il ? surement pas ! Il suffit de regarder autour de soi pour constater qu’il y en a partout de ce travail tant recherché. Le problème et c’est le seul, c’est que l’argent manque à l’employabilité.
    Question donc: ne pensez vous pas que la suppression de toutes les niches fiscales associée à la possibilité pour chaque consommateur de bien et de service de déduire de ses revenus la part distribuée en salaire de ses factures permettrait de drainer les richesses vers l’emplois et donc vers le travail et le bien être de tous ?
    En tout cas, je ne crois pas que la politique de l’envie et de la jalousie défendue par les insoumis puisse mener quelque part sinon au pire. Il faut trouver autre chose.
    Bon courage

    Répondre

    1. « déduire de ses revenus la part distribuée en salaire de ses factures » = nouvelle niche fiscale. Vous voulez faire gober ça par François Ruffin ?
      Vous êtes un petit malin, vous !

      Répondre

  20. C’est la plus belle intervention politique que j’ai eu l’occasion de voir et d’écouter de toute ma vie !

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  21. Voila ce que je voulait entendre !
    Il est bien entendu que l’avenir pour nous passera par la France Insoumise. A l’impossible nul n’est tenu, certes, mais continuez, nous vous attendons, … Ne nous décevez pas.

    Répondre

  22. Excellent commentaire de F. RUFFIN pour ne pas dire documentaire, il est vrai qu’a 58 ans j’ai pratiquement toujours entendu parler de croissance; Malheureusement cette croissance qui fait que certains s’enrichissent n’est pas pour nous le peuple « sans dents »

    Répondre

  23. Je suis assez d’accord… Sauf que la croissance s’accompagne de la compétition entre pays et du pillage des plus faibles… Et je n’entends pas LFI là dessus sauf à dire que la libre circulation des migrant-e-s n’est pas dans ses objectifs… Alors on partage qu’entre nationaux ?

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  24. Bravo et encore Merci Monsieur Ruffin ! Au moins vous, vous en avez des
    « -ouilles »!
    J’admire votre opiniâtreté, votre intégrité, votre courage aussi, bref je vous vois comme notre Robin…je ne me souviens plus de la fin de cette histoire… j’espère la notre sera un happy end ! utopiste ? 😉 j’ai envie d’y croire…alors bougeons !

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  25. Très cher Monsieur Ruffin,

    j’ai pris l’habitude d’écouter vos interventions, à l’ assemblée et ailleurs, et je ne suis jamais déçue. Je les attends avec impatience, comme un onguent qui soulagerait une blessure, comme si j’ouvrais une fenêtre sur le paysage d’une autre vie. Et surtout, vous parvenez à traduire nos ressentis, vous nous donnez la parole à travers la vôtre, ce qui est, certes, le rôle d’un élu; mais il est si rare d’être si bien représenté. Et je me demande où vous trouvez encore la ressource de continuer face à une telle surdité et une telle absurdité dans les réponses du type de celle de Monsieur Lemaire. Chapeau!
    Vous aurez compris, François, je ne vais pas faire un commentaire sur le sujet de votre intervention…mais je prends, pour la première fois, la peine de laisser un commentaire pour vous témoigner toute ma gratitude, mille mercis, et mon affection. Et, je vous en prie, tenez bon.

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  26. ferron claudette 28 septembre 2018 à 15:49

    franchement, François je vous adore et je vous admire ; toujours le mot qui tombe à pic
    continuez je vous suis du Sénégal ( ancienne Picarde, quand je dis ancienne c’est « retraitée ayant toujours vécue en Picardie) et je vais m’inscrire sur les listes consulaires pour voter aux européennes
    ici je pratique la « décroissance  » et franchement je ne m’en porte pas plus mal de ne pas avoir de supermarchés et tout leur tralala
    par contre ça demande beaucoup d’efforts : prendre les taxis collectifs, trouver un petit paysan pour les légumes, acheter de la viande quand il y en a (mais en principe il y a toujours quelqu’un qui connait quelqu’un)
    on est loin de la surconsommation !
    je n’ai pas de télé mais je fais mon choix sur internet (avec Orange… et oui ils sont partout)
    il y a plein d’insectes qui rentrent chez moi la nuit (des trucs que je n’avais jamais vu) je me réveille avec les oiseaux
    par contre la pluie se fait de plus en plus attendre (elle arrivait il y 10 ans en juin et maintenant il faut mieux compter fin juillet selon les régions)
    il parait que cette année sera bonne pour les récoltes.
    Ici aussi le gouvernement parle de croissance. Mais il est difficile de parler du sujet quand les gens se lèvent le matin pour nourrir la famille au jour le jour. C’est vrai qu’ici les gens n’ont rien demandé mais qu’ils paient quand même le prix fort.
    le rêve ici n’existe pas, malheureusement

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  27. Merci de ne pas baisser les bras M Rufin face aux lobotomisés de la pensée caduque.

    Par contre pour tuer la stupide idée de la croissance à tout prix et a tous les prix il nous FAUT un revenu de base ! Sans lui, la peur de ne pas avoir assez restera moteur et chaine.

    Nous savons VOUS savez que le travail pour 4.5 milliards d’individus en age de travailler est une UTOPIE en ce monde technologique.

    Nous ne pourrons créer plus de liens tant que la peur nous poussera à « TUER l’autre » (concurrence) pour être sur de manger….

    Un revenu de base n’est certes pas LA solution mais c’est un moyen, un outil qui permet de laisser du temps au temps histoire de construire sereinement et ensemble un autre paradigme. Sans cette forme d’assurance social les bottes brunes ne cesserons d’avancer….

    Merci de vos effort

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    1. Et dans l’immédiat, sauver la Sécurité Sociale. URGENT. Mieux qu’un revenu, c’est une sécurité face à l’adversité.

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  28. Il y a quelque temps, Stéphane Hessel nous laissait un testament : « Indignez-vous ! ».
    Quelques années ont passé.
    Voici aujourd’hui ce discours de la même veine, qui énumère des constats amers et inquiétants.
    Mais c’est encore un discours, ce sont des mots.
    Les entendre, ça fait du bien, ça réconforte, ça encourage.
    C’est un discours lénifiant de plus, un baume apaisant, mais qu’est-ce qui change ?
    À l’Assemblée, face à des nantis cyniques ou corrompus, quel impact a-t-il ?
    Rien, zéro, nada…
    Quand passerons-nous des paroles aux actes ?
    Quand cesserons-nous d’attendre que les choses s’améliorent ?

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  29. ALPHONSE BOURGEOIS 28 septembre 2018 à 22:55

    Beau discours François…il faudra bien qu un jour les citoyens se réveillent…

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  30. Une démonstration limpide.
    Bravo et continuez !

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  31. Un des plus beau loup (masque) politique que j ai pu lire.
    Mais il y a quoi derrière ?

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  32. Bravo et merci !

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  33. FRANCOIS je t’adore pour les messages que tu sais si bien transmettre pour un monde meilleur mais que malheureusement trop peu de gens comprennent. J’ai 72 ans et tellement peur de l’avenir que l’on réserve à nos petits-enfants…Quel gâchis

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  34. Bravo Mr Ruffin !! Il est temps de réunir les forces pour leur prendre le volant et nous avec vous. Demain, ensemble !!

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  35. Merci François! Je vous suis et vous soutiens. Et je ne suis pas seule. Merci de vous battre et de ne pas renoncer!

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  36. Il est question dans votre discours de ce qu’a dit Jacques Attali en 1973…….encore cette date !

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  37. Un argument massue : Airbus est en pleine croissance et pourtant dégraisse…
    Il faudrait qu’Airbus produise encore plus d’avions pour embaucher ? Du délire.
    Deux choses qui me viennent à l’esprit :
    1. Les premiers de cordée, en fait ils n’ont pas une corde, mais un élastique,
    2. L’écologie ne doit pas être punitive : magnifique règle prônée en son temps par Ségolène.
    En revanche, l’économie elle, peut être punitive, ça ne pose aucun cas de conscience.
    Bref, l’économie peut être punitive pour les pauvres mais l’écologie ne doit pas être punitive pour les riches.
    Bravo à François, un pertinent impertinent.

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  38. Merci à toi et ton équipe pour toute cette énergie !

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  39. Du grand Ruffin qui a lu « comment tous peut s’effondrer » de Pablo Servigné et qui en a tiré les conséquences ! Bravo et merci à lui d’être notre porte parole!

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  40. Merci camarade. Un discours rare par sa qualité au service de la vérité et de la vie.

    Seulement, attention à ne pas incarner l’austère raison contre la force du rêve, car dans l’Histoire, c’est le rêve qui refaçonne le monde et la raison n’est toujours au mieux que sa servante. Si le monde est fini, l’univers, comme, les ressources qu’il cache, est indéfini et vaste. L’espoir de ruées vers l’or n’est pas prêt de s’éteindre faute d’imagination. Le nouvel Eldorado s’appelle Mars ou la Ceinture et le capitalisme avide de minerais rares pour ses batteries de croissance verte rêve désormais la tête dans les étoiles. C’est pourquoi la Modernité faucheuse ne s’arrêtera malheureusement pas à l’argument de la finitude du monde. C’est pourquoi l’argument de la finitude du monde sera dérisoire pour combattre le capitalisme, fut-ce en convoquant au tribunal de la raison tous les cris audibles et silencieux de l’agonie multiforme de la vie sur terre.

    Depuis quand en 500 ans de capitalisme les cris d’agonie, ceux de centaines de millions d’esclaves, d’autochtones, de soldats, de civils, de chevaux, d’arbres, d’hectares de terres désertifiées, de cancéreux, d’espèces, de formes de vie… depuis quand auraient ils la vertu d’arrêter le bras sans oreilles du capitalisme ? Quelle douce folie d’espérer encore en appeler à la raison au sein d’un système conçu par et pour l’accumulation de la puissance et du profit pour lui-même, c’est-à-dire par et pour le non-sens lui-même ?

    Dans la concurrence universelle des nations et des conglomérats de la Modernité désormais avancée jusqu’à la putréfaction sur pied, nul ne renoncera à la croissance, car il en va de la croissance comme de l’arme nucléaire, personne ne se régule, personne ne désarme, par peur justifiée de se faire la proie parmi les prédateurs.

    Il n’y a désormais qu’une question multiforme : quel est le visage positif, quelle est la forme positive, quelle est l’image discernable et brandissable de la post-modernité, bref, quel est le rêve à même de nous sortir de ce cauchemar ?

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    1. … et où mettons-nous nos déchets nucléaires ?
      Ouarf !

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  41. merci Mr Ruffin.j’aime votre discours. Concrètement que puis-je faire pour vous aider ? je suis une simple citoyenne qui constate ce que vous énoncez.on voit bien qu’il faut rassembler..l’idée est la mais l’action, c’est quand?.quand il y a urgence.

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  42. Merci François Ruffin de donner des mots aux sentiments de bon nombre de Français. Je suis d’accord avec un certain nombre de commentaires, qu’ils aillent du simple enthousiasme et message de soutien (Diane, Dedieu, Barnet, …) à l’analyse plus politique (Ruoma, Babdji, Deschamps, …) ou au conseil d’évolution (Cécil Mévadat).
    Je suis d’avis que votre discours, au contraire de ce qu’exprime Claude Boiocchi, même s’il a lieu à l’Assemblée Nationale, même s’il est formellement adressé au(x) ministre(s)reste avant tout un discours au peuple. C’est de mon point de vue la seule façon qu’a l’avenir de s’écrire: comme éclosent ici et là des initiatives citoyennes qui tentent d’écrire autre chose que « Production-Travail-Croissance », vos discours tentent de faire -lentement, c’est comme les arbres!- éclore dans le grand public l’idée qu’autre chose est possible, qui n’a pas encore été tenté, quelles que soient les ressemblances de mots, quelque chose qui vaut le coup de faire un effort d’imagination pour voir la vie autrement. Et c’est très bien, car comme le disent certains, ce n’est pas sans le peuple que ce mouvement peut aboutir.
    Pour que le peuple, porté par cette idée nouvelle, puisse s’emparer du pouvoir, il faut toutefois encore le lui permettre. Et c’est là que votre non-appartenance à FI peut être très utile: ils ne sont pas des croyants de la croissance (ou ne le sont plus), mais ils conservent un autre dogme, celui de l’Europe. Or, vous l’avez constaté, l’Europe ne fonctionne à plein régime que pour aller vers plus du régime économique que vous abhorrez et plus du régime politique que vous redoutez. Il reste donc un pas à franchir, comme Liêm Hoang-Ngoc, pour vous désidentifier de ce qui reste un incontournable pour beaucoup, l’Europe comme rempart contre le fascisme et la guerre. Ces derniers, l’union européenne est en train de les faire renaître, l’UPR l’a démontré. Et comme s’acharner vouloir la croissance infinie dans un monde fini, vouloir « changer l’Europe » en étant 28 (bientôt 27, mais quand même…) autour d’une table avec fourchettes et couteaux à la main ne peut guère mener qu’à des blessures graves et est une vue de l’esprit… malade.
    Le peuple aura besoin d’une vision de l’avenir certes, mais d’une vision atteignable, celle d’un peuple qui peut enfin se re-dire souverain, maître chez soi.
    En amitié.

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  43. Ce que vous dites est tellement juste ! Et admirablement formulé. Vous mettez des mots sur les pensées de nombreux Français. Comme vous, je pense qu’un autre monde est possible. Mais pour y parvenir, il faudrait que le peuple se réveille ! Bravo, merci pour ce que vous faites, votre courage et votre pugnacité, et surtout continuez !

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  44. quel bon sens et cette intelligence déconnecté de son ego ; vous etes a mes yeux un homme remarquable! je relaie vos discours sur mon petit facebook et je partage votre vision et j essaie aussi de convaincre autour de moi ; je pense que vous devrez être a la tete des insoumis car votre caractère et votre discours est plus unificateur que celui de monsieur Melenchon

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  45. Les grosses fortunes sont comme une grosse éponge qui engloutit tout,pour qu’il y ai ruissellement ,il faut presser sur l’éponge!

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  46. Bonjour,
    Bravo pour vos actions et vos tribunes. Je découvre votre site et je pense m’y intéresser à l’avenir. Je n’ai pas bien compris le lien entre la répartition des richesses et l’alerte écologique, mais je vais reprendre votre texte à tête reposé.
    Je ne suis pas persuadé que Nicolas Hulot puisse vous aider. J’ai été déçu de son départ du gouvernement, alors qu’il avait un levier pour faire avancer la cause écologique.
    Dans tous les cas j’aime les gens engagé et désormais je m’intéresserait de plus près à vos publications.

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  47. Tellement juste, Merci !

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  48. Evidemment la croissance existe, celle des profits des actionnaires et des grands patrons. Donc elle pourrait répondre aux « visions » de Bruno Lemaire si ces profits étaient équitablement partagés et redistribués fiscalement….Quelle mauvaise foi que celle de nos dirigeants qui effectivement nous mènent dans le mur.
    Cette politique est pire qu’une hypocrisie, qu’une escroquerie, c’est une infamie.
    Détournons nous de ce modèle libéral, revenons à la sagesse qui est de satisfaire nos besoins vitaux et non de nous en créer constamment de nouveaux ; consacrons nos efforts à faire un monde plus sain, plus calme, plus juste, plus habitable, plus vivable, plus gai. C’est à cette construction que doit contribuer la recherche, la formation, le progrès technologique. Et c’est alors peut être le bonheur qui ruissellera.
    En tout cas merci Mr RUFFIN, vous me réconciliez avec la politique en incarnant ce qu’elle devrait être : soucieuse d’un monde meilleur pour tous.

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  49. Merci M. Ruffin de défendre nos intérêts. La France mérite bien mieux que l’austérité et les efforts perpétuels de la classe populaire. La France est fière, elle a toujours été meneuse dans ce monde, pourquoi devrait-elle rester le plus terne possible aujourd’hui?
    Ne vous dites surtout pas que vous êtes seul dans cette voie, nous sommes des milliers et de plus en plus nombreux à penser comme vous et à vous soutenir.
    Bon courage dans ce monde politique bien violent!

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    1. Vrai! Très bonne analyse…..
      Mais! hélas La France n’existe plus en tant que nation souveraine;elle a perdu son âme devant la commission européenne qui dicte tout à nos gouvernants, avec ses GOPé (Grandes Orientations de Politique Economique) qui en vérité sont des ordres auxquels il faut obéir sous peine de lourdes sanctions financières.Espérez vous donc changer la donne sans sortir de ce carcan ,de cette dictature qui ne dit pas son nom,et qui est au service de l’oligarchie financière?

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  50. Donc, vive l’austérité et la récession !
    Car c’est bien ça, le contraire de la ‘croissance’ mesurée par le PIB. Le ‘partage’, en soit, ne fait pas baisser la production, donc la pollution. Il faut que tout le monde consomme moins ! (surtout si on veut partager avec les 90% des humains qui vivent juste avec quelques dollar par jour)

    Il faut inventer la récession heureuse. Vaste programme!

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