Castaner : le modèle italien ?

Ils nous jouent du violon sur « les soignants, ces héros », sur « la santé d’abord ». Mais même durant cette crise, leur priorité ne varie pas : l’économie avant la vie. L’argent avant les gens. Les multinationales avant l’intérêt général.
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Dans une circulaire adressée aux préfets, Christophe Castaner a clarifié la doctrine du gouvernement sur les priorités : « Il est impératif que la vie économique de la Nation soit la moins impactée possible… Les établissements industriels, entrepôts, marchés de gros, sont autorisés à fonctionner. » Et il conclut sa missive sur cette note optimiste : « Je rappelle qu’en Italie les mesures de restrictions similaires qui démontrent leur efficacité quant à l’endiguement de la pandémie ont néanmoins permis à l’économie de fonctionner presque à la hauteur de ses capacités habituelles. »

Telle était donc la voie à suivre, d’après le ministre de l’Intérieur : cette Italie qui d’ores et déjà enregistre deux fois plus de morts que la Chine ! où les morgues débordent, où les crématoriums tournent en permanence, où les bancs sont ôtés dans les chapelles pour faire de la place aux cercueils, où l’armée est mobilisée pour évacuer les cadavres !

Voilà notre modèle, l’exemple vanté par le sommet de l’Etat auprès de tous les préfets du pays. Et pourquoi ? Parce que « l’économie fonctionne presque à la hauteur des capacités habituelles ». Du coup, on peut tout interdire. Aux enfants de voir leurs grands-parents. De visiter nos aïeux dans les Ehpad. De s’adonner au footing à trois rues de chez soi. Et même d’enterrer nos morts dignement. En revanche, les ouvriers doivent produire des embrayages, des rétroviseurs, des câbles téléphoniques comme avant, dans les usines comme dans le bâtiment.

Ils nous jouent du violon sur « les soignants, ces héros », sur « la santé d’abord ». Mais même durant cette crise, leur priorité ne varie pas : l’économie avant la vie. L’argent avant les gens. Les multinationales avant l’intérêt général.

Vous pouvez suivre l’écriture de Ruptures sur le site de L’an 01.

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12 réponses

  1. « ALLEZ BOSSER, PUIS CONFINEZ-VOUS. »

    « Le « en même temps » macroniste continue à troubler le message : « Restez chez vous ! » « Allez voter ! » « Restez chez vous ! » « Allez bosser ! ». Ne pas devenir dingue est déjà un beau projet pour les semaines à venir. Pour cela, nous n’avons pas d’autre idée que de continuer à  nous intéresser plus que jamais à la vie des autres, au reste du monde, aux décisions publiques, à la vie de la cité, au syndicalisme, à l’Histoire, au monde qu’on habite. »

    #GrèveGénérale

    http://r.info.lesmutins.org/mk/mr/ZjnX80ZuUfY7LYoLW5d9tcS-PMhUPAzbVkkwjTlCgo4kSGyjNx61P1d4NxT6uXMlkPICxUeHGQJ5A_tsZCrx_gPLN3GSOuQRpYcTGLjZ3w

  2. Vous inquiétez pas en s’en occupe de la reprise. Grève générale de la consommation et surtout des grandes entreprises!

  3. Nous sommes entre les mains de criminels, dont objectif final (avoué) est d’utiliser cette crise pour mieux nous plonger dans la stupeur, la peur, organisant ainsi nos prochaines soumissions et acceptations. (on peut relire les analyses de Noami Klein).
    Nous assistons à ce que l’on pourrait qualifier de « haute trahison » des « élites » envers la nation.
    Comment s’organiser face à eux?
    Un citoyen écoeuré mais en colère aussi.

  4. Confinement oblige – viens de relire l’éducation sentimentale qui se déroule juste avant la révolution de 1848
    Séance se passant chez le banquier « Dambreuse » Flaubert écrit « La plupart des hommes qui étaient là avait servi , au moins 4 gouvernements; et ils auraient vendu la France ou le genre humain pour garantir leur fortune, s’épargner un malaise, un embarras, ou même par simple bassesse, adoration instinctive de la force »
    Castaner et Pénicaut sont leurs dignes successeurs et pas qu’eux !
    Je cite aussi ce passage où il est question de la crise des subsistances : « Rien de tout cela ne serait survenu si on protégeait mieux l’agriculture, si tout n’était pas livré à la concurrence, à l’anarchie, à la déplorable maxime du « laissez faire », laissez passer » . Tout le roman est plein de résonances avec ce que l’on vit. SURTOUT NE PAS LOUPER LA SORTIE

  5. Bonjour. Je voudrais faire valoir mon droit de retrait à la cinquième République. Merci de me faire parvenir le dernier formulaire en vigueur, doté du dernier alinéa de circonstance daté du dernier high end fucking amendement de SA MÈRE EN SHORT PUTAIN JE VAIS TE LEUR ADMINISTRER DU CHLORE EN PERF !!!

  6. Pourriez vous citer la référence de la circulaire en question et où la trouver?
    Ce document sera utile dans un futur proche.

    Merci

  7. Manifeste pour une prise de conscience citoyenne
    La philosophie politique classique nous enseigne qu’existent deux sortes de tyrans : les tyrans d’usurpation (comme le seraient par exemple des despotes s’arrogeant le pouvoir au moyen d’un coup d’État), et les tyrans d’exercice, des dirigeants légalement portés au pouvoir mais ayant par la suite gouverné d’une façon tyrannique. Trois caractères distinctifs permettent d’identifier, en particulier, cette seconde espèce de tyrans : ce sont l’arbitraire, la violence et l’illégalité.
    Or, l’État est aujourd’hui aux mains d’un chef et d’un gouvernement ayant adopté, parfaitement seuls, de multiples décisions face à une situation de crise – quelque dramatique qu’elle soit par ailleurs sur un plan médical et humain –, et cela sur des matières aussi fondamentales et diverses que la liberté individuelle, le droit pénal ou encore le droit du travail. Ainsi, puisque le processus de décision politique n’appartient plus maintenant qu’à l’exécutif, que les lois ne sont donc plus issues que de sa propre volonté, que la véritable concertation est bannie du seul lieu où statue le pouvoir (ses uniques conseillers étant des comités partiaux et désignés par lui-même), et que les vrais représentants de la nation que sont les députés se trouvent exclus de tout débat digne de ce nom, l’ensemble des mesures récentes prises par l’État sont manifestement monarchisantes, autoritaires, et incontestablement arbitraires.
    En outre, ces lois d’exception se sont accompagnées, dès le premier jour, de sanctions policières raffermies d’heure en heure. Après l’arsenal répressif développé depuis le précédent état d’urgence (et qui s’est étendu bien au-delà des cas contre lesquels il était seulement censé lutter), la recrudescence si notoire de la violence d’État au cours des plus récentes manifestations – que l’exécutif, pris en flagrant délit de mensonge, a refusé de reconnaître malgré les faits –, c’est encore et toujours dans la brutalité de réponses policières que les gouvernants actuels, à l’évidence rattrapés par ce réflexe des potentats finalement faibles car mal couronnés, cherchent leur seul et unique soutien, leur seul et unique remède.
    Mais là ne s’arrête pas la violence de leurs politiques, car, empêtré dans la complaisance coupable que l’État entretient depuis plusieurs décennies à l’égard des dirigeants du monde capitaliste, c’est aujourd’hui à l’encontre des salariés et des travailleurs les plus précaires qu’il décide, soit par une criante inaction (à l’égard des vacataires notamment), soit par des mesures discrétionnaires et absurdes (comme celle visant à maintenir « quoi qu’il en coûte » l’activité de multiples secteurs économiques non essentiels), soit par une apathie inqualifiable (au sujet du versement des dividendes, par exemple), soit encore en dérogeant aux principes essentiels et protecteurs du droit du travail, de toujours assister davantage les puissances oppressives du profit et de l’argent au détriment des plus vulnérables. Et que dire de son action vis-à-vis de tous ceux, à l’écart du monde du travail, qui sont aujourd’hui plus méprisés et oubliés que jamais ? Que dire quand la police ose verbaliser des sans-abri pour ne pas s’être confinés ?
    La féroce violence dont l’État fait preuve est donc éminemment policière ; mais à celle-ci, ce pouvoir commerçant, corrompu et scélérat surajoute une violence idéologique, économique et sociale d’une ampleur encore inégalée.
    Enfin, comme l’a clairement rappelé le Conseil d’État le 22 mars dernier, le Premier ministre était tout à fait compétent pour prendre des mesures de police (suffisantes) visant à lutter contre l’épidémie. Mais en jouant sur la peur, en forçant la main du Parlement afin de pouvoir adopter seul des mesures d’urgence par le biais d’ordonnances, alors même que la création d’un concept d’état d’urgence sanitaire était parfaitement inutile et injustifiée, le Président de la République s’est rendu coupable d’un chantage manifeste (dont l’ensemble du pays a été le témoin), une infraction n’ayant eu d’autre dessein que de justifier par la fraude les abus de pouvoir qu’il était en train de commettre.
    Plus grave encore, en faisant primer la santé (et non pas la vie, car il serait impensable de réduire celle-ci à sa seule définition biologique, et parce que les mesures liberticides que nous connaissons vont justement à l’encontre du sens plein du mot vie) sur toutes les autres règles et
    valeurs, comme celles garantissant la liberté individuelle, les droits fondamentaux, ou celles qui structurent la démocratie et l’État de droit, les gouvernants actuels ont agi de façon totalement disproportionnée (car sans aucun arbitrage entre ces différentes valeurs), tout autant qu’ils ont bafoué, en refusant de leur accorder la moindre place, les règles constitutionnelles en vigueur et les droits que celles-ci nous permettent d’exercer. Puisqu’au titre de ses fonctions, le Président de la République « veille au respect de la Constitution », il a donc, à plusieurs titres, violé ses obligations et agi ainsi dans la plus absolue des illégalités. Mais s’il en est le principal responsable, il est pourtant loin d’être le seul, puisque disposant du pouvoir de contresigner ses actes, les ministres se sont également rendus complices de toutes les atteintes portées au droit par ce dernier. En outre, pour s’être montré d’une indigne servilité à l’égard des agissements du chef de l’État, le Conseil constitutionnel (dans ses décisions du 26 mars 2020) a lui aussi nettement failli à sa mission, autant qu’il a trahi la confiance que les citoyens pouvaient jusqu’alors lui accorder.
    Même si les mesures actuelles ne sont que temporaires, quand bien même elles seraient véritablement nécessaires, leur simple existence ne doit donc en aucun cas nous empêcher de donner à l’exécutif le seul nom qu’il mérite aujourd’hui : celui d’un authentique tyran d’exercice.
    Quelle que soit sa nature (individuelle ou collective), ses motifs ou sa durée, rien, dans un pays qui se prétend démocratique, ne saurait jamais justifier la tyrannie : elle doit toujours y être sévèrement traquée, dénoncée, et combattue dès sa naissance. Par conséquent, outre les comptes que devra rendre l’État au sujet de ses impérities passées (comme, en particulier, sa gestion désastreuse du service public hospitalier, première des causes à avoir donné à cette crise sanitaire un aspect si menaçant), outre les multiples poursuites pénales qui pourront être engagées à l’encontre de ses dirigeants (art. 68 à 68-2 de la Constitution), et outre les profondes réformes institutionnelles et le radical changement de cap politique qu’exigera un peuple mis à l’écart et floué par ces derniers, il est déjà temps, sans attendre un jour de plus, que l’État assume toutes ses responsabilités. Qu’il cesse de prendre en otage la démocratie en recourant à ce concept si délétère et suranné d’ « Union sacrée ». Qu’il cesse d’imposer à tous des valeurs et des méthodes qu’il est seul, car aucun peuple ne pourrait décemment vouloir être son jouet, à pleinement approuver. Qu’il respecte, avec un soin indéfectible, ce sans quoi son pouvoir ne sera jamais juste : la loi, la liberté, l’égalité. Et enfin, qu’il se souvienne que même à l’heure actuelle la souveraineté n’appartient qu’à la nation, et que toute action devient légitime à l’encontre d’un pouvoir qui ne l’est plus.
    Le Collectif des citoyens atterrés

  8. Bonjour les amis,
    le libéralisme ne vaut rien, le néo-libéralisme encore moins.
    La bande clowns tristes qui nous gouvernent ne nous sert à rien si ce n’est à rire entre potes (à gorge d’employé), mais la situation de se prête pas vraiment à la rigolade.
    Il faudra faire en sorte que tout se paie une fois cette horreur passée, sinon on va prendre les mêmes et recommencer manière Trump ou Bolsonaro.
    Un salut à vous tous, Camarades.
    Marc

  9. Il n est pourtant pas utiles qu’ il y ai des militaires et des transports de malades dans d autres pays car il y a assez de lits dans les hôpitaux et cliniques français

  10. Le monde est bon seul quelques personnes font la loi le coronavirus n est pas venu du saint esprit
    Les pouvoirs contrôle de plus en plus la population
    Où vont les patients évacués dans le coma ?
    Exigeons que les gens puissent rester chez eux et ne pas aller à l hôpital !

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