Assange : l’inaction de la France est une défaite pour la liberté d’informer

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Aujourd’hui, Assange est un détenu sans condamnation. Et que fait la France ? Rien. Poursuivre dans l’inaction serait une évidente défaite pour la liberté d’informer. Que ce soit chez nous, ou dans le reste du monde.

Quand la France va-t-elle faire honneur à la liberté d’informer et offrir l’asile politique à Julian Assange ?

« Il faut protéger toutes les libertés, la liberté de la presse mais la liberté des individus aussi » nous a dit le président de la République. Dans le cas de Julian Assange, ces deux libertés sont bafouées.

Depuis des mois, citoyens, avocats, médecins vous demandent d’accorder l’asile politique à Julian Assange, toujours, du fait de l’appel, menacé d’extradition vers les Etats-Unis où il risque jusqu’à 175 ans de prison, pour nous avoir informé. Votre collègue place Vendôme, le ministre de la Justice Eric Dupont-Moretti vous alertait également en février 2020 et rappelait à quel point Assange a rendu service à notre nation, en révélant l’espionnage dont certains de nos Présidents et ministres étaient victimes. « On va tout de même rappeler ce qu’il a permis de révéler. Il a permis de révéler en France que Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande avaient été espionnés par les Américains, ça n’est pas rien. Il a permis de révéler également que Pierre Moscovici et François Baroin, deux ministres français de l’économie, avaient fait l’objet d’une opération d’espionnage économique conduite par les États-Unis. »

Et pourtant. Et pourtant, malgré toutes les alertes, la France n’a rien fait. Le pays où la liberté de la presse est si sacrée, où l’on discute chaque jour – et tant mieux ! – de la liberté d’expression, n’a rien fait. 

Lundi 4 janvier, ce fut le soulagement. La justice britannique refuse l’extradition vers les Etats-Unis, pour des raisons de « santé mentale », pas de liberté d’expression. Les Etats-Unis font appel, et sa demande de remise en liberté est refusée. Mais bon, c’est déjà ça.

Le Mexique – 143e classé par Reporters sans frontières – a proposé l’asile politique au journaliste. Le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture Nils Melzer nous explique que « Julian Assange doit à présent être libéré immédiatement, réhabilité et indemnisé pour les abus et l’arbitraire auxquels il a été exposé. »

Aujourd’hui, nous sommes donc face à un détenu sans condamnation. Et que fait la France ? Rien.
Poursuivre dans l’inaction serait une évidente défaite pour la liberté d’informer. Que ce soit chez nous, ou dans le reste du monde.
Ainsi, je vous le demande, dans cette période de crise sanitaire, où nous avons plus que besoin de transparence et de confiance, agissez pour que dire la vérité ne puisse être un crime.

« Si les guerres peuvent être déclenchées par des mensonges, la paix peut être préservée par la vérité. » Julian Assange.

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