Agriculture : relocalisation ou mondialisation ?

Le président prône « la souveraineté alimentaire », et en même temps, il ouvre les marchés agricoles au Canada et au Mexique. À un moment, il faut choisir un cap, et s’y tenir.
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur reddit
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur reddit
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print

En pleine crise du Covid, l’Union européenne a signé, avec l’accord de la France, un accord de libre‑échange avec le Mexique. Qui prévoit, notamment, l’ouverture du marché européen à 20 000 tonnes de viandes bovines mexicaines, des viandes mexicaines jusqu’ici interdites ici pour des raisons sanitaires. Et à l’automne, ce sera au tour du Mercosur !

Et voilà ! Pendant que le président Macron nous promettait « la souveraineté alimentaire » et la « relocalisation », il consentait au grand déménagement de notre agriculture ! Un an après le Ceta, un accord de libre‑échange avec le Canada… et alors que le gouvernement prônait la « montée en gamme » aux agriculteurs !

Nous souhaitons, nous, qu’un cap clair soit fixé : nourrir notre population, d’abord, avec des produits de qualité, et moins d’intrants chimiques. Mais pour cela, il faut de la régulation : des quotas d’importation et des prix planchers, garantis. Nous ne devons pas laisser nos paysans, et nos assiettes, à la folie des marchés. Notre survie en dépend.

À l’Assemblée, nous nous sommes engagés dans les Etats généraux de l’alimentation. Nous en avons, parfois seul, dénoncé l’absence de cap. Quel bilan, à l’arrivée, une année après la loi ? Pour le lait UHT, la part du prix revenant à l’éleveur a diminué de 5 %, tandis que la marge des distributeurs augmentait de 8 %. Idem, en pire, pour le blé : -21%. Au final, concluait l’UFC-Que choisir, c’est « un chèque en blanc de 1,6 milliards d’euros sur deux ans à la distribution ».

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur reddit
Partager sur whatsapp
Partager sur email

Sur le même thème

Une réponse

  1. Je suis d accord 100 % avec vous Mangeons et achetons local pour aider nos agriculteurs nos artisans nos petits commercants C est aussi toute une education a refaire Trops de cobsommateurs pensent qu au marché tout est plus cher alors que c est faux Si on veut sauver les petits il faut consommer francais puis regional chacun selon ses moyens Peut etre réinstaller des coopératives pour le lait. et pkein d autres produits

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *