Pour les Départements : 10 propositions pour les AVS

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Lundi, avec Annie, Sylvie, Véronique, AVS, et Sabine, directrice de Ozange, nous présentions nos dix propositions communes pour ce métier. Pas des trucs rêvés, mais des petits pas, que les conseils départementaux peuvent mettre en œuvre. Des petits pas dont vous pouvez discuter dès maintenant, pour les mettre au programme des élections de ce printemps.

1) Que le statut de prestataire soit la règle, celui de mandataire l’exception.
Pour garantir plus de droits aux salariées (temps de trajets, formations, ancienneté) et pour soulager les bénéficiaires des responsabilités d’employeur.

2) Une heure hebdomadaire (et rémunérée) de « groupes de parole ».
Les AVS se voient peu, intervenant individuellement au domicile des patients. Elles vivent des situations compliquées : maladies, décès, conflit. Un collectif de travail, un temps d’échange ritualisé, les aiderait à tenir.

3) Demi-journée de deuil.
Lorsqu’un bénéficiaire décède, l’auxiliaire de vie qui l’a suivi doit pouvoir assister à ses funérailles, afin de faire elle-même son deuil.

4) Mise en place d’un médiateur départemental.
Un agent, payé par le Département, pour servir de médiateur, entre les salariées, les bénéficiaires, les associations. Alors que les désaccords, les frustrations, sont souvent subis dans l’isolement, sans recours.

5) Instauration d’un tutorat la première année.
Lors de l’entrée dans le métier, chaque nouvelle employée sera suivie par une tutrice.

6) Financement d’une formation qualifiante en début de carrière.
Que le métier reste ouvert à tous et toutes, sans barrière de diplôme à l’entrée. Mais dès la première année, les AVS recrutées doivent bénéficier d’une formation qualifiante, avec l’acquisition du diplôme d’État d’accompagnement éducatif et social (DEAES) et/ou d’assistant de vie aux familles (ADVF).

7) Demande d’un audit sur les conditions de travail à l’ARACT.
Nous souhaitons que l’ARACT effectue un diagnostic dans les associations de la Somme, afin de les aider à améliorer les plannings, les tournées, etc. Et d’œuvrer à éviter les accidents de travail et l’épuisement professionnel.

8) Établissement d’un diagnostic des domiciles des bénéficiaires.
Y a-t-il un chien ? Où est la clé ? Risque-t-on de se brûler ? Quand le domicile privé devient un lieu de travail, pour éviter les accidents, il est nécessaire qu’un diagnostic soit établi en amont.

9) Passage du temps de travail horaire à la « tournée » (ou « mission »).
À l’exemple du sanitaire, les AVS pourraient évoluer vers une tournée, plutôt que vers une comptabilité de leur temps par bénéficiaire.

10) Équipement de protection Covid.
Les AVS doivent bénéficier, de manière prioritaire et gratuite, des équipements de protection : masques, gel, blouses, surblouses …

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