“Les ouvriers ça fait 40 ans qu’ils s’en prennent, des gifles !”

Le président de la République viendra-t-il chez Whirlpool ? Quel ministre ne fuira pas ? Il n’y aura pas de gifle, vous le savez. Il n’y aura pas de farine. Les ouvriers de mon coin, les ouvriers de notre pays, se comportent bien, trop bien, peut-être. Depuis quarante ans qu’ils s’en prennent, des gifles.

« Je prends l’engagement de revenir dans un an au plus tard. Les résultats, on les aura. » C’est le président de la République, Emmanuel Macron, qui faisait cette promesse, le 22 novembre 2019, dans l’usine Whirlpool d’Amiens.

Dix-huit mois plus tard, le chef de l’Etat n’est toujours pas revenu. Mais surtout, quels sont les résultats ? Nul.
Aucun. Whirlpool a fermé. Le repreneur WN a fermé. Maintenant, c’est Ageco, le repreneur du repreneur, qui a fermé. Après trois reprises, en trois ans, après trois visites présidentielles, il reste donc, en tout et pour tout,
trois anciens salariés de Whirlpool, trois !, trois sur 286 ! Voilà le résultat !

Quel ministre ne fuira pas les ouvriers ?

« L’avenir industriel est garanti », assurait pourtant le chef de l’Etat. « C’est un cluster formidable. » Et patati et patata. Ce jeudi, le président de la République sera en visite dans la Somme. Mais les ex-Whirlpool,
Emmanuel Macron ne les rencontrera pas, il les évitera. Les ouvriers se rassembleront donc demain
pour protester pour un barbecue sur leur parking.

Quel ministre viendra ?
Quel ministre ne les fuira pas ?

Mais je ne vais pas vous attaquer, Madame la Ministre. Puisque vous êtes si formidable, puisque votre bilan est excellent, puisque vous êtes si fière des résultats, allez l’expliquer, non pas à moi, non pas à vos députés,
allez l’expliquer demain aux ouvriers. Pour voir s’ils sont convaincus, eux, de vos solutions, de vos projets.

Pour eux c’est 40 ans de gifles du libre-échange

Pour tout ça, aujourd’hui, vous êtes applaudis ici. Mais demain, devant les travailleurs, vous viendrez demain ?
Le ministre de l’Economie viendra demain ? Le président de la République viendra demain ? Il n’y aura pas de gifle, vous le savez. Il n’y aura pas de farine. Les ouvriers de mon coin, les ouvriers de notre pays, se comportent bien, trop bien peut-être. Depuis quarante ans qu’ils s’en prennent, des gifles.

Depuis quarante ans que vous signez des accords de libre-échange avec l’Inde, avec la Chine, pour mieux délocaliser leurs usines et vous continuez ! .Alors, est-ce que, au moins, demain, sur ces bancs, il y en aura un seul, une seule, pour aller leur parler. Un seul, une seule pour ne pas se dégonfler ?

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