
En France, la hausse se répercute déjà à la pompe : le SP95-E10 est passé de 1,72 € à 1,77 € le litre en quelques jours, et le gazole de 1,72 € à plus de 1,80 €, avec des pointes autour de 2 € dans certaines stations. Pourtant, une partie du carburant vendu aujourd’hui a été achetée avant la crise, autour de 60 dollars le baril. Dans le même temps, les cours des grandes compagnies pétrolières augmentent (BP +2,7 %, Shell +1,6 %, Esso +13 %) et les fonds spéculatifs en profitent aussi, ce qui laisse craindre des effets d’aubaine considérables pour certains acteurs sur le dos des consommateurs qui paient plus cher à la pompe.
Face à cette situation, nous souhaitons connaître les mesures concrètes que le gouvernement entend prendre pour protéger les consommateurs français, et notamment les ménages les plus modestes, d’une nouvelle flambée des prix du carburant et du gaz.
Nous demandons par ailleurs un point d’information d’urgence sur l’état des stocks stratégiques français de pétrole et de gaz.
Qu’est-ce que le gouvernement met en place pour réduire la dépendance de la France aux importations d’hydrocarbures, premier poste responsable du déficit commercial ?
François Ruffin