Arc en danger : l’industrie française sacrifiée sans conditions !

Par une question écrite déposée à l'Assemblée nationale, François Ruffin interroge le ministre de l'Industrie sur la reprise de la verrerie Arc et les aides de l'Etat.

La cristallerie d’Arc, marque emblématique française, a été placée en redressement judiciaire le 7 janvier. Elle a déjà connu plusieurs plans de sauvegarde, le dernier plan de financement datant de moins d’un an. Le nombre de salariés ne cesse de diminuer, tandis que les aides de l’État et/ou de collectivités sous forme de prêts, créances annulées, se multiplient, sans condition, à hauteur de 465 millions sur la dernière décennie, d’après les calculs des syndicats.  

Et pourtant, malgré ces centaines de millions, les investissements ne sont pas au rendez-vous. Des verres empaquetés à la main face à une concurrence qui a robotisé. Peu de moyens consacrés au secteur recherche et développement. Les fours dont la transition du gaz vers l’électrique n’a pas débuté.

Et tout cela, face à une concurrence chinoise de plus en plus rude. Les usines y sont gigantesques et modernes. Les machines, auparavant fabriquées à Arques, ont fait l’objet d’un transfert de technologies : pour épargner quelques euros au départ, la France se retrouve maintenant en dépendance. Et dans le même registre, un ingénieur en chimie, docteur spécialiste des colorations de verre, a été débauché par le rival chinois.

Face à cette situation, allez-vous aider à nouveau l’un des deux repreneurs qui ont déposé une offre au tribunal de commerce le 3 février ? 

Cette fois, l’Etat siégera-t-il au Conseil d’administration de Arc pour défendre l’intérêt général, et veiller aux investissements ?

Allez-vous, enfin, réclamer à la Commission européenne des mesures anti-dumping, pour nous protéger d’une concurrence déloyale ?

François Ruffin

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