Randstad Digital : Les informaticiens vont-ils connaître le même sort que les ouvriers ?

Par une question écrite déposée à l'Assemblée nationale, le député François Ruffin interroge le ministre de l’économie et de la souveraineté numérique : les informaticiens vont-ils être abandonnés comme l’ont été les ouvriers ?

Les maux qui ont frappé hier les ouvriers de l’industrie, de la métallurgie et du textile frappent aujourd’hui les cadres et les ingénieurs. En particulier, les métiers de l’informatique sont en première ligne face aux délocalisations et à l’intelligence artificielle.

Les informaticiens de Randstad Digital interviennent pour des entreprises stratégiques comme Safran ou Thales. Ils étaient en grève le mardi 9 juin, à Issy-les-Moulineaux, aux côtés de leurs collègues de Capgemini, CGI et Helpline, qui partagent le même constat.

Après l’annonce de la suppression de 2 400 emplois par Capgemini, le rachat de Randstad Digital par l’entreprise indienne LTM fait craindre de nouvelles délocalisations en Inde, alors que ses effectifs ont déjà fondu de 3 600 à 2 000 emplois en quelques années.

Deux phénomènes se cumulent : le premier est technologique, avec l’arrivée de l’intelligence artificielle. Le second est économique, avec les délocalisations, notamment vers l’Inde. Mais les deux sont politiques : le choix de laisser faire le marché, de laisser faire la mondialisation, de laisser faire le capital, plutôt que de réguler.

Je demande donc au ministre de l’économie et de la souveraineté numérique : que compte faire le Gouvernement contre ces pertes d’emplois qui sont aussi des pertes de compétences et de souveraineté ?

François Ruffin

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