
Les conclusions de la procédure collective révèlent des erreurs de gestion majeures :
– Un surinvestissement dans la recherche et développement sans validation préalable des débouchés commerciaux.
– Une croissance externe mal maîtrisée, illustrée par l’acquisition de Protifarm, dont le coût réel (42 millions d’euros) a dépassé de loin l’estimation initiale (14 millions).
– Des retards et dépassements de coûts dans la construction de l’usine d’Amiens.
Par ailleurs, la cession du site de Dole à Keprea – une société détenue à 25 % par Antoine Hubert, cofondateur et dirigeant d’Ynsect – soulève des interrogations :
– Le prix de cession (75 000 €) est dérisoire comparé à la valeur estimée (818 000 €).
– Un contrat de sous-traitance de 30 000 € par semaine a été conclu avec Ynsect, alors que seuls 13 emplois sur 37 ont été sauvés.
– Keprea annonce, elle aussi, bénéficier du soutien de l’État.
Je vous demande donc, Monsieur le Ministre, de bien vouloir m’indiquer :
1. Combien d’aides publiques ont été accordées à Ynsect et Keprea, et avec quels outils de contrôle et de suivi derrière ?
2. Quels critères ont motivé le soutien de l’État à Ynsect, malgré les signaux d’alerte ?
François Ruffin