Pourquoi l’État a-t-il financé un fiasco industriel ?

Par une question écrite déposée à l'Assemblée nationale, François Ruffin interroge le Ministre de l'Economie sur le rôle de l’Etat dans le fiasco industriel d’Ynsect. Malgré plus de 600 millions d’euros levés, 360 emplois viennent en effet d’être supprimés chez Ynsect.

Les conclusions de la procédure collective révèlent des erreurs de gestion majeures :

– Un surinvestissement dans la recherche et développement sans validation préalable des débouchés commerciaux.

– Une croissance externe mal maîtrisée, illustrée par l’acquisition de Protifarm, dont le coût réel (42 millions d’euros) a dépassé de loin l’estimation initiale (14 millions).

– Des retards et dépassements de coûts dans la construction de l’usine d’Amiens.

Par ailleurs, la cession du site de Dole à Keprea – une société détenue à 25 % par Antoine Hubert, cofondateur et dirigeant d’Ynsect – soulève des interrogations :

– Le prix de cession (75 000 €) est dérisoire comparé à la valeur estimée (818 000 €).

– Un contrat de sous-traitance de 30 000 € par semaine a été conclu avec Ynsect, alors que seuls 13 emplois sur 37 ont été sauvés.

– Keprea annonce, elle aussi, bénéficier du soutien de l’État.

Je vous demande donc, Monsieur le Ministre, de bien vouloir m’indiquer :

1. Combien d’aides publiques ont été accordées à Ynsect et Keprea, et avec quels outils de contrôle et de suivi derrière ?

2. Quels critères ont motivé le soutien de l’État à Ynsect, malgré les signaux d’alerte ?

François Ruffin

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