Lévothyrox : risque sanitaire ou secret des affaires ?

M. le député François Ruffin attire l’attention de Mme la ministre de la santé sur la crise sanitaire du Lévothyrox.

Madame la ministre, nous avons appris cette semaine dans la presse que la loi dite Secret des affaires, réclamée par des entreprises telles que Bayer, Monsanto, Dupont de Nemours, cette loi voulue par votre gouvernement, votée par votre majorité, cette loi, donc, avait été brandie par les autorités de santé pour ne pas fournir aux associations de victimes la composition de la nouvelle formule du Lévothyrox.

Secret des affaires ?

Madame la ministre, allez-vous réellement faire passer la sécurité sanitaire après le secret des affaires ?

Trois millions de personnes dépendantes de médicaments à base de lévothyroxine, principalement le Lévothyrox, doivent s’adapter depuis mars 2017 à la nouvelle formule du médicament, produit par le laboratoire Merck, en situation de quasi-monopole en France jusqu’alors. Rapidement, suite à ce changement de formule, partout en France, des patients, par dizaines de milliers, se sont plaints d’effets secondaires, lourds et indésirables : « maux de tête et vertiges », « crampes, douleurs articulaires », « faiblesse musculaire », « problèmes digestifs et intestinaux », « insomnies », « perte de concentration », « chute de cheveux »…

« Effet nocebo »…

Que n’a-t-on entendu alors, dans la bouche des experts et autres autorités de santé…
Il y était question d’« effet nocebo » : les malades, ces grands enfants, imagineraient des effets secondaires, trop inquiets de voir leur médicament modifié…
Vous-même, madame la ministre, aviez tenu à les rassurer, à nous rassurer.
Les effets secondaires ? « Ils sont passagers pour la plupart d’entre eux », et « ils ne mettent pas en danger la vie des patients », affirmiez-vous le 6 septembre 2017, sans que l’on ne sache encore à ce jour sur quelles études vous pouviez bien vous appuyer pour affirmer cela. Par ailleurs, assuriez-vous, « aux Etats-Unis, cette formule du Lévothyrox est commercialisée depuis une dizaine d’années, sans alerte sanitaire à déplorer. » Une affirmation qui se heurte malheureusement à la réalité : jamais la nouvelle formule n’a été testée aux Etats-Unis…


Vous asséniez encore, madame la ministre, le 25 janvier 2018, envers et contre tout, que « cette nouvelle formule, aujourd’hui largement dispensée, présente une meilleure stabilité tout en ayant strictement la même substance active. Elle apparaît comme étant parfaitement tolérée par une très grande majorité de patients. ». Aucune donnée scientifique ne permettait pourtant de confirmer cette « meilleure stabilité »

La parole des victimes a été niée, invalidée, balayée. Voire moquée, alors que les malades sont au premier rang, en ligne de front, sentinelles des problèmes sanitaires.

Un « crise d’information » ?

Depuis, divers rapports ont pourtant prouvé qu’ils ne déliraient pas.

Le 10 octobre 2017, un premier document du centre de pharmacovigilance de Rennes, validé par l’ANSM, montrait de manière indiscutable que les effets secondaires sont bien réels, nombreux et inexpliqués.

Le dernier rapport en date, remis à l’ANSM le lundi 3 septembre 2018 par la mission d’information citoyenne Léo – Kierzeck, mérite d’être lu avec attention. Il évoque, d’abord, un nombre de signalements d’effets indésirables « inédit ». Il pointe, ensuite, de graves dysfonctionnements dans la gestion de cette crise : « l’absence d’anticipation et d’accompagnement : le risque associé à la décision de changement de formule n’a été ni anticipé, ni accompagné », ou « une communication de crise artisanale et insuffisamment coordonnée » de la part des autorités sanitaires et de l’ANSM. Il écarte, encore, les affirmations de certains leaders d’opinion liés à l’industrie pharmaceutique, avançant au plus fort de la crise un prétendu effet nocebo : il y a eu « une minimisation du ressenti des patients », puisque « même un tel effet ne saurait disqualifier la réalité des plaintes exprimées par les milliers de patients ».

Toutefois, l’essentiel reste caché.
Dans ce dossier, l’obscurité règne encore et toujours, les interrogations et les doutes s’empilent.
Et on ne saurait tolérer que cette crise sanitaire soit présentée comme un seul problème de « communication » ou « d’information » – les uniques thématiques abordées par le rapport, et votre seule explication quand vous déclariez, voilà un an : « Ce n’est pas un scandale sanitaire, c’est une crise d’information. Nous devons sortir du registre du drame. »

Des malades ignorés

Alors, madame la Ministre, à vous de répondre aux vraies questions qui restent en suspens dans ce dossier, sans vous retrancher derrière la loi Secret des affaires :

Pourquoi la nouvelle formule du Lévothyrox provoque-t-elle de tels effets secondaires ? Sa qualité, sa composition sont-elles en cause ? Les malades ne le savent toujours pas. A ce jour, cette formule n’a toujours pas été analysée par les autorités de santé pour en déterminer la composition. Pourquoi ? A quelle échéance cette analyse est-elle prévue par votre ministère ? Continuerez-vous à invoquer, en la matière, le délétère Secret des affaires ?

Des intérêts commerciaux ?

Pourquoi la formule a-t-elle été changée, sans les précautions d’usage ? Une enquête pour en définir précisément les raisons sera-t-elle ouverte, un rapport est-il commandé ? Des explications doivent pouvoir être apportées aux malades. Les autorités sanitaires ont affirmé que l’ANSM en avait fait la demande au laboratoire afin d’assurer « une meilleure stabilité du produit », sans plus de précisions. Selon Gerard Bapt, médecin-cardiologue et ancien député, « nul dans les institutions sanitaires ou politiques ne se pose de question sur les véritables raisons ayant conduit au transfert aventureux de mars 2017. C’est pourtant l’intérêt commercial de la firme et de ses investissements en Chine qui ont primé sur l’intérêt des patients ». La nouvelle formule, en effet, n’utilise plus de lactose comme excipient, afin de répondre à la demande croissante venant d’Asie, où près de 80% de la population y est intolérante.

Quelles mesures comptez-vous prendre, madame la ministre, pour la prise en charge des patients concernés par les effets indésirables, maintenant que la réalité de ces effets souvent graves a été officiellement établie ? Comptez-vous dans cette optique demander au laboratoire Merck de provisionner un fonds en vue d’un éventuel dédommagement des malades ?

Les autorités de santé responsables

Pourquoi n’a-t-on pas exigé du laboratoire Merck, en situation de quasi-monopole rappelons-le, de produire à nouveau l’ancienne formule, plutôt que d’importer des médicaments de l’étranger, ou d’attendre que d’autres laboratoires n’en produisent un nouveau ?

Le 17 juin dernier, vous déclariez, sur LCI : « Je n’ai aucun moyen légal d’obliger un laboratoire industriel international de produire une molécule qu’il ne veut plus produire, c’est comme si vous obligiez Peugeot à faire une voiture qu’il a arrêté de produire depuis deux ans ! Ça n’existe pas d’obliger un industriel à produire un médicament qu’il ne veut plus produire. » Pourtant, c’est bien à la demande de l’ANSM que le laboratoire Merck a produit la nouvelle formule, réservant même sa production au territoire français. C’est la preuve qu’une demande des autorités de santé peut être satisfaite par un laboratoire. Les médicaments ne sont pas des produits de consommation comme les autres pour leurs utilisateurs, en tout cas pas comparables aux voitures.

Alors que le laboratoire Merck a annoncé, fin juillet 2018, son intention de lancer la nouvelle formule dans vingt-et-un pays de l’UE à partir de 2019, quel rôle comptez-vous jouer auprès de nos partenaires européens, quel processus d’alerte comptez-vous mettre en place pour éviter que cette crise sanitaire ne les touche eux aussi ?

Sept ans après la mise en place des mesures de pharmacovigilance suite à l’affaire du Mediator, la crise du Lévothyrox souligne à quel point les outils développés à cette époque sont mal ou peu utilisés. La réforme de la sécurité sanitaire était alors inspirée par un postulat : « que l’intérêt du patient prime sur l’intérêt de la firme. » Visiblement, cette ligne directrice n’a pas été suivie dans le cas du Lévothyrox. Comment comptez-vous rendre enfin effectifs les outils mis en place et les textes votés à cette époque ?

34 réponses à “Lévothyrox : risque sanitaire ou secret des affaires ?”

  1. il est temps de lever le voile sur la bigpharmacie ! malade de la thyroïde je souhaite effectivement que la plus grande clarté soit faite ! il doit bien exister des traitements autre qu’allopathique est surement moins dangereux ? les labos et les médecins nous gavent de molécules tout en ignorant les conséquences de ces traitements ! nous ne sommes pas des cobayes !

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  2. GREULICH JEANNOT 4 octobre 2018 à 10:41

    j’ai moi-même été frappé par les effets secondaires de ce médicament
    en somme, j’ai perdu jusqu’à 70 % des effets musculaires des jambes
    sans compter que je ne dors plus depuis l’absorpsion de ce médicament
    à peine trois heures par nuit parfois encore moins que qui provoque de
    grosses fatigues la journée
    le pire , c’est que depuis l’absorpsion du même médicament importé d’Allemagne, j’ai du mal à reprendre ce que j’ai perdu

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  3. Merci Mr Ruffin
    Tous concernés autour de nous par nos proches, par ce scandale sanitaire au sommet de l’état avec le Levothyrox.
    Comment ne peut il pas y avoir conflit d’intérêts avec le mari de Mme Buzyn, Yves Levy dirigeant l’INSERM ?

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  4. j’ai eu quelques problèmes avec le levothyrox peu de temps après avoir commencé a prendre la nouvelle formule (malaise déchirures musculaire alors que je ne faisais pas d’effort et difficulté a équilibrer la glycémie )

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  5. Bonjour Mr Ruffin
    je rêve d’une assemblée nationale ou tout les députés auraient votre combativité…
    en vous souhaitant force et courage

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  6. Si la mission d’information citoyenne écrit
    « même un tel effet [nocebo] ne saurait disqualifier la réalité des plaintes exprimées par les milliers de patients », pourquoi dire
    « Pourquoi la nouvelle formule du Lévothyrox provoque-t-elle de tels effets secondaires ? »
    C’est donner des verges pour vous faire battre puisque vous ne pouvez le démontrer.
    En revanche, la prise en charge humaine des patients atteints de troubles est une revendication tout à fait recevable.

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  7. Il faut que vous continuiez à pourfendre ces menteurs, ces prescripteurs de mesures attentatoires à notre santé, à nos libertés, à notre confort de vie dans la société et sur cette planète et il nous faut nous à nous continuez de diffuser vos interventions. Cela finira bien par alerter durablement et efficacement l’opinion publique en général et pas spécifiquement vos sympathisants

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  8. Votre courage est remarquable face à l’inertie voulue de nombre de vos confrères qui pensent surtout à défendre leurs nombreux privilèges

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  9. marie durand texte 4 octobre 2018 à 11:49

    merci…. Merci, Merci!!!! MERCI ! MERCIIIIII!!!!!!!!!!!!

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  10. Merci M Ruffin marre que nous sommes plus consideree come des humains mais que des clients et le pire nous appelle que l’o,n les aide a voté pour eux
    sont sans gene plus de coeur de chair mais de pierre , pompe a fric

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  11. Notre nouveau Ministre de la Santé vaut-il mieux qu’une Roselyne Bachelot, compromise et corrompue jusqu’au cou ? Je n’en suis pas si sur…
    Déjà, Libération et le Canard ont relevé des gros soucis de conflits d’intérêts.
    Ensuite, quelqu’un émanant du sérail IRSN (nucléaire) présente pas mal de raisons de faire profondément douter.
    Enfin, avoir été sponsorisée par des laboratoires fait partie des pratiques que de tels personnages auraient du s’interdire. Ce qui n’a pas été le cas pour elle non plus.
    Donc le sérieux de ses agissements en tant que Ministre (de la Santé qui plus est) est plus que douteux.

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  12. Merci François pour votre combativité.
    Et sur ce sujet du Lévothyrox, vous avez tout dit, très clairement. Mille fois merci.

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  13. PIRE SIMON annick 4 octobre 2018 à 16:39

    Continuez a nous defendre contre ces truands qui ne pensent pas a notre santé mais a leurs frics un grand merci a vous de fond du coeur

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  14. auricoste marianne 4 octobre 2018 à 16:40

    Bravo pour le courage de dire haut et clair : nous e sommes pas des cobayes ni les dindons de vos farces !

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  15. Bravo et merci pour votre plaidoirie . j’ai sombré dans une letargie invalidante sans me méfier du nouveau Levothyrox car j’en prenait depuis 25 ans sans problème ainsi qu’une perte de cheveux et perte de mémoire très handicapant pour mon métier d’infirmière.mon médecin ne me croyait pas ils ont reçu des directives du ministère de la santé.c’est intolérable JUSTICE

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  16. Merci Mr Ruffin vous nous êtes tellement précieux, si un jour vous avez un coup de mou faites le nous savoir, il ne faut pas que vous lâchiez vous au moins.

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  17. Autant j’approuve ce que vous faites, M. Ruffin – je suis très régulièrement votre actualité (je suis abonné à votre site) – autant est-il nécessaire que j’apporte un témoignage concernant le nouveau Lévothyrox : j’ai subi une ablation totale de la thyroïde voilà un peu plus d’un an (malencontreusement) et suis traité depuis cette date par Lévothyrox nouvelle formule. Je n’ai donc aucune possibilité de comparer les effets différenciés de l’ancienne et de la nouvelle formule. Or je ne ressens aucun désagrément. Seule une adaptation du dosage apparait nécessaire, les 125 microg quotidiens montrant une TSH un peu faible, donc une légère hyperthyroïdie.

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  18. Merci, Monsieur Ruffin, de ne pas lâcher l’affaire, de continuer à leur mettre le nez dans la merde de leurs petits intérêts personnels.
    Et même si ça n’aboutit jamais, au moins, on sait que vous êtes de notre côté, vraiment.
    Merci, mille fois.

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  19. monique bernardini 5 octobre 2018 à 14:17

    merci d’avoir ouvert ce dossier…
    et attendons la réponse…

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  20. Bonjour Mr Ruffin ,
    Ayant une invalidité de 2 eme cat pour une maladie neurologique je n’ai pas pu avoir mon certificat médical nécessaire pour déposer plainte contre le laboratoire ,j’etais Prête comme beaucoup de patients à me battre pour que enfin on nous prenne au sérieux .
    Mon médecin m’a fait comprendre que c’était perdu d’avance dans mon cas que ,Les médecin experts feraient passer mes effets secondaire pour ma pathologie !!
    Ma colère quand j’ai compris que ce médicament m’empoisonnait a été très dificille à digérer surtout après les communiqués de la ministre
    Je vous remercie Mr Ruffin de votre implication pour cette affaire car vraiment Personne n’a l’air de se préoccuper de cette horreur sanitaire

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    1. Rubira Joséphine 9 octobre 2018 à 04:23

      Au Pénal oui expertise, mais au Civil: pour « défaut d’information et préjudice pur » vous pourriez et que votre Médecin ne vous dise pas le contraire. Tous les médecins sont très frileux pour les certificats!

      Répondre

  21. Bonjour M. Ruffin,

    Tout le système est corrompu. Moi, j’ai été traité avec cette formule et cela z été catastrophique sur le plan général de mon état de santé. J’ai dû complètement l’arrêté malgré les demandes successives des médecins qui me suivent. En revanche, j’essaie de trouver des solutions hollistiques en attente de résultats sur le long terme. Je vous soutiens dans tous vos combats. Il faut renverser les poisons qui nous manipulent et qui nous gouvernent. Mille merci au nom de tous.

    Répondre

  22. jeanrené jouffre 6 octobre 2018 à 19:16

    bonjour,une piste:
    https://youtu.be/Bm5dDEIxTdY —————– https://youtu.be/CpTBIDPvAkA —————— je vous invite a visiter ce site :
    http://www.regenere.org, ————————————————- je précise que je ne fait pas parti de ce site,’’ouverture centre de cœur illimité !’’
    pour vous faciliter votre recherche,sur la page d’accueil de ce site,en haut a droite dans ‘’rechercher sur le site’’écrire son/ses problèmes,appelés’’maladies’’,ex :constipation,Gougerot,intestin
    irritable,inflammations,cancer,etc….,puis cliquer sur la petite loupe a droite
    bien a vous !

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  23. Merci à vous de vous pencher sur notre situation. Mon fils, interne en médecine et malade de la thyroïde depuis cinq ans est en arrêt depuis près de deux mois pour dépression. IL ne peut plus exercer. Le psychiatre qui le suit a fait le tour de tous les possibles et penche pour un lien chimique très probable avec le médicament. Cependant après avoir été très mal l’an dernier suite à la modification de formule il est repassé au Euthyrox que nous nous procurons en Espagne ou en Italie! Nous soupçonnons donc des modifications dans les boîtes de l’ancienne formule également…Ou quand on ne peut plus accorder son crédit à ce laboratoire, on échafaude des hypothèses… J’espère que nous arriverons à avoir la vérité sur cette situation de crise car tous les malades n’ont pas eu la force de porter plainte.

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  24. Merci !

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  25. BONHOMME Dominique 7 octobre 2018 à 21:57

    … hâte de voir quelle pirouette ils vont encore inventer pour vous répondre!
    Vendredi, à Toulouse, un nouvel épisode à ce scandale : le CNRS s’est désolidarisé d’une étude mettant en cause le nouveau Levothyrox!
    Merci Mr Ruffin et encore pleins de bravos pour toutes vos actions !!!

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  26. MARIE-ODILE hassenforder 8 octobre 2018 à 10:00

    Merci de nous comprendre; Nous qui vivons avec des effets indésirables de ce Nouvelles formule Levothyrox car pour le Ministère de la Santé qui nous ont déjà oubliés.Cela fait du bien au morale.

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  27. Merci Tant de médicaments neurologiques sont à éviter car dangereux pour la santé Les labos se régalent

    Répondre

  28. Rubira Joséphine 9 octobre 2018 à 04:45

    Merci François Ruffin, peu entendent la détresse des malades qui restent mobilisés depuis de longs mois, et qui s’amplifie, malgré les souffrances endurées.
    A tout cela s’ajoute l’angoisse du lendemain : jusqu’à quand « Euthyrox allemand » en vente en France ?
    A quand le remboursement du Tcaps pour les malades qui ont switché ? J’ai pu lire qu’il n’était remboursé dans aucun pays ou il est commercialisé depuis plusieurs années ?
    Merci, de votre attention et de vos actions pour nous soutenir – RV le 16 octobre/Toulouse

    Répondre

  29. bernard berthélémy 11 octobre 2018 à 20:33

    je pense que madame la ministre devrait se gaver de tous ces médicaments, qu’elle dénomme comme inoffensifs afin qu’elle puisse nous prouver de sa bonne conscience ( je plaisante car elle comme nous savons ce qu’il en est de ces produits )…..

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  30. M. RUFFIN , merci pour vos coups de gueule. Je suis une victime du lévothyrox NF. J’ai eu de nombreux symptomes depuis juillet 2017 et même en ayant changé de traitement , je suis toujours sous de nombreux traitements pour soigner des : apnées du sommeil, palpitations, tension , prise de poids, fatigue et ce n’ai pas fini . Je suis convaincue que cette affaire est bien plus grave que nous le pensons et que toutes les informations diffusées par les différents médias et réseaux sociaux. Il est impératif qu’une enquête parlementaire soit lancée car notre gouvernement laisse les industriels cacher la misère et les malversations pour s’enrichir. Nous sommes en danger de mort et je pèse mes mots. J’espère que très vite la vérité éclatera même si cela peut provoquer la panique des patients.

    Répondre

  31. Mr Ruffin, pouvez-vous répondre à mes questions, car certaines de vos affirmations concernant le secret des affaires appliquée au lévothyrox me semblent fausses.?

    « cette loi, donc, avait été brandie par les autorités de santé pour ne pas fournir aux associations de victimes la composition de la nouvelle formule du Lévothyrox. »

    Vous êtes sûr? La composition des médicaments est obligatoirement précisée aux médecins… Sinon comment pourraient-ils prescrire des médicaments dont ils ne connaissent pas la composition!


    « A ce jour, cette formule n’a toujours pas été analysée par les autorités de santé pour en déterminer la composition. »
    Vous êtes sûr?

     » Une première analyse (15/09/2017) réalisée en septembre 2017 a permis de vérifier que la composition (teneur en principe actif, excipients) était bien conforme à celle mentionnée dans le dossier d’AMM.
    Une deuxième analyse réalisée en janvier 2018 sur les différentes spécialités à base de lévothyroxine a montré la présence de métaux à l’état de traces dans tous les médicaments analysés dont l’Euthyrox (ancienne formule du Levothyrox). La présence de traces métalliques dans des produits de santé ne représente pas en soi un défaut qualité ni un risque pour la santé dans la mesure où les concentrations sont inférieures aux seuils de sécurité établis par la communauté scientifique au plan international pour les médicaments.
    Une troisième analyse réalisée en février 2018 a confirmé l’absence de butylhydroxytoluène (BHT) dans les comprimés de Levothyrox nouvelle formule et d’Euthyrox.
    Une quatrième analyse réalisée en juillet 2018 a démontré la présence de quantités de lévothyroxine comparables entre l’ancienne et la nouvelle formule. »

    La dernière le 4 oct:
    https://ansm.sante.fr/S-informer/Actualite/Analyse-de-la-qualite-pharmaceutique-des-specialites-Levothyrox-nouvelle-formule-et-ancienne-formule-Euthyrox-par-les-laboratoires-de-l-ANSM-mise-a-jour-de-la-note-de-synthese-de-juillet-2018

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  32. Putain MERDE! C’est tout ? Tu fais le coq tu fais le beau et après ? Ça fait deux mois maintenant alors il est où le suivi ? Merde quand même ! Nous on fait quoi ? On attend un nouveau scandale sanitaire ? Non parce que si tu as des infos que nous n’avons pas, vas-y envoi, parce que c’est une grosse arnaque et puis rien. Continuer à truander ? Merde c’est dommage que tu n’effleure que le problème, vraiment dommage que tu ne prennes pas le temps d’aller au fond des choses et de trouver cette fameuse cause des causes dans ce dossier ! Tu m’attriste vraiment Monsieur François RUFFIN, j’ai l’impression que tu ne t’occupe que de l’écume des choses pour te faire mousser ! C’est navrant.

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