Macron « surpris par le virus », c’est un gag ?

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Quand Macron en arrive à dire hier soir : "Nous sommes surpris par la deuxième vague", c'est un gag ? Alors qu'il aurait pu simplement écouter son Conseil scientifique qui n'a cessé de l'alerter.

Quand on en arrive à dire hier soir : « Nous sommes surpris par cette deuxième vague», c’est un gag ! Déjà la première chose, ç’aurait été d’écouter son conseil scientifique puisque son conseil scientifique n’a cessé de lui répéter qu’il y avait un risque de deuxième vague, qu’elle allait arriver en octobre, en novembre, en décembre, que c’était plus qu’une hypothèse, qu’on en approchait. À la mi-septembre, quand le conseil scientifique dit qu’il y a des décisions importantes à prendre, le Premier ministre, le lendemain, il nous dit quoi ? Qu’il faut nous laver les mains !

Ce samedi dernier, il nous dit que le meilleur moyen de soulager l’hôpital, c’est de ne pas tomber malade ! Macron, au 14 juillet, il nous dit : « Vous pouvez avoir confiance : nous sommes prêts. Nous sommes prêts pour la deuxième vague. » Et là, j’ai encore, la semaine dernière, dans Les Echos, Olivier Véran, ministre de la Santé : « L’hôpital est prêt à faire face. La digue est solide. » C’est pas seulement rassurer ; c’est une forme d’arrogance : on tient le contrôle, c’est bon, vous en souciez pas, tout va bien. Tout va bien, madame la marquise !

La triple lame sur les petits commerces

J’ai déposé au printemps une proposition de loi sur le petit commerce. Ce qui se passe, c’est que c’est comme un rasoir à triple lame. La première lame sur les petits commerces, ça a été le déménagement des centre-ville vers les galeries marchandes. La deuxième vague, ça a été l’arrivée du e-commerce. Et là, ils se prennent la troisième vague qui est le Covid. Si jamais on veut maintenir des commerces dans le centre-ville, il faut une volonté politique pour ça. Il faut aider. Il faut soutenir. Aujourd’hui si on laisse faire le marché, ils vont crever.

Ce que je proposais, c’est que Amazon en l’occurrence et tout le e-commerce soient fortement taxés pour répartir les bénéfices. Il faut savoir quand même que Jeff Bezos s’est enrichi à lui seul de dizaines de milliards d’euros, que l’action Amazon a explosé en France, et ainsi de suite. Il y a des possibilités de redistribution.

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