A Ailly-sur-Somme, c’en est fini de l’option Judo…

COLLÈGES DANS LA SOMME : ET MAINTENANT LA CONTAGION !

"Je suis fier de ce quartier et fier de la Somme. Vous êtes un fer de lance, j'espère que notre département va produire une contagion dans tous les collèges de France : 2600 postes supprimés pour 40 000 élèves en plus."

Publiée par François Ruffin sur Lundi 25 mars 2019

Question écrite à Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education Nationale.

Le député François Ruffin interpelle le ministre de l’Education nationale.

Ce lundi 25 mars, dans la Somme, c’était « journée morte » dans onze collèges et dans une quarantaine d’écoles. 0 élève à la maternelle La Paix, 0 au Pigeonnier, 1 à Schweitzer, 0 à Lesot, 0 à Gustave Charpentier,… L’opération fut très suivie : des centaines de parents, des milliers même, ont gardé leur enfant, ou l’ont fait par un ami, par une grand-mère, pour protester.

Protester contre quoi ? Pour la rentrée 2019, vous supprimez 26 postes au collège, l’équivalent d’un établissement, alors que, d’après vos propres prévisions, les effectifs vont augmenter de 249 élèves ! C’est à l’image de votre politique dans le pays : la France comptera 40 000 collégiens de plus, mais vous supprimez 2600 postes d’enseignants !

La Somme réclamerait pourtant un autre traitement : quant aux difficultés de lecture, à l’entrée en sixième, notre département est aujourd’hui le deuxième, après l’Aisne (50 % de plus que la moyenne nationale !). C’est en Picardie qu’on a la plus faible espérance d’obtenir le Bac. La rectrice précédente, partie à Lille, en convenait d’ailleurs: « Nous sommes bien conscients des difficultés éducatives propres de ce territoire ». Mais ces « difficultés » seront résolues, semble-t-il, avec toujours moins de moyens : c’est l’équivalent d’un collège, d’ores et déjà, que vos services avaient supprimé l’an dernier.

Votre logique est simple, bêtement comptable : vous avez dédoublé les classes CP et CE1 en Rep, (mesure à laquelle, en soi, je suis favorable). Mais à budgets constants, et même réduits, vous allez gratter partout pour financer cela : les Rased sont rasés, les postes de directeurs diminués, les effectifs croissent en primaire, on s’oriente discrètement vers la fin de l’éducation prioritaire en collège, les seuils de 29 élèves par classe sont franchis depuis l’an dernier, 30 désormais… Et bientôt, via votre dernière loi, pour d’improbables économies d’échelle, vous allez inventer des méga-établissements avec des super-managers… Pour un effet d’affichage, vous détériorez toute l’éducation.

Avec des situations navrantes à la clé : de 12 élèves en classe de CE1, les élèves de Rep se retrouvent soudain à 28 en CE2. Alors qu’on parle d’ « inclusion scolaire » des élèves en situation de handicap, les enfants souffrant d’autisme, de dyslexie, d’hyperactivité sont accueillis dans des classes à 30 élèves, rendant une relation individuelle avec les enseignants bien compliquée, sinon impossible, et avec des sièges à rajouter quand une accompagnante vient aider. Ailleurs, c’est à 32 élèves qu’il faut, en cinquième, apprendre l’allemand. A Ailly-sur-Somme, c’en est fini de l’option judo, le théâtre est menacé, la mini-entreprise sur la sellette.

L’an dernier, les enseignants du collège César Franck, à Amiens Nord, rencontraitent l’Inspecteur d’Académie : « Vous allez toucher l’os », ce dernier les rassurait étrangement : « On n’est pas encore à l’os, mais quand on y touchera, vous allez le sentir. » Cette année, nouvelle rencontre, et nouvelle admonestation de l’Inspecteur: « Si vous n’êtes pas capables d’enseigner devant une classe de 25 élèves, démissionnez ! » Soit. On aimerait que la même mesure s’applique à vous-même, Monsieur le ministre, et à vos cadres de l’Education nationale : venez une semaine au collège César Franck ou ailleurs, envoyez-y votre Inspecteur, et si vous ne parvenez pas à enseigner, démissionnez ! Ou baissez les seuils.

Aussi, pour la Somme, avec 249 élèves en plus, nous vous demandons a minima de maintenir les effectifs enseignants. Pour que ne s’instaure pas une école de la défiance. Avant que cette rébellion picarde ne fasse contagion.

François Ruffin

Opération « Collèges morts » : le réveil de la Somme !

Quand Macron décide de faire le dédoublement des classes en CP et CE1, il prend à Paul pour habiller Jacques ! Les parents s’étaient mobilisés l’année dernière et avaient sauvé 30 classes pendant la nuit des écoles ! La Somme se réveille une fois de plus pour occuper ses collèges, rejoignez nous !

Les collèges et écoles d’Amiens, d’Ailly sur Somme, Villers-Bocage, Bernaville, Oisemont, Piquigny, Friville-Escarbotin sont déjà mobilisés : rejoignez-les ! 

Éducation dans la Somme : où va-t-on ?

Trois collèges et des classes par dizaine de sauvés l’an dernier. La Somme sait se mobiliser pour son éducation. Mais où va-t-on ? Quel chemin dessine-t-on pour nos enfants, notre avenir ?
Accueil des enfants handicapés, statut des AVS, des AESH, Rectorat, moyens alloués pour la rentrée prochaine et dans les années à venir…

Jeudi 22 Novembre à 20h30
Espace Dewailly
3 Place Louis Dewailly
Amiens 80000

La calculette comme seul horizon

Mise à jour du mercredi 20 juin 2018 – Une première victoire, maintenant des garanties !

Le président du Conseil départemental de la Somme vient d’annoncer le report de sa décision pourtant « définitive », pourtant « indiscutable », pourtant « irrévocable » de fermer trois collèges dans le département de la Somme.

Il annonce une commission d’enquête afin d’y associer les élus, les équipes éducatives, les parents d’élèves…

Grâce au réveil du Peuple Picard Libre, à coup de manifestations, de rassemblements et d’études solides et argumentées, le président du Conseil départemental n’avait pas d’autre choix que de reculer.

Cette commission d’étude, nous la réclamions.

Et c’est avec sérieux et application que nous y participerons.

Pour que soit enfin posée cette question : comment rattraper nos 50 % de retard en difficulté de lecture sur le reste du pays ?

Comment faire pour que la Picardie ne soit plus la région où la chance d’obtenir le baccalauréat soit la plus faible ?

Nous adressons nos félicitations aux parents d’élèves et enseignants de Domart, Feuquières et Guy Mareschal. Ainsi qu’aux militants de Picardie debout !

Cette victoire, c’est la leur.

Et à la fin c’est nous qu’on va gagner !

François Ruffin et son équipe.


Dernière nouvelle contre l’éducation dans la Somme : la fermeture prochaine de trois collèges. Le tout à la va-vite, sans discussion, sans concertation, sans se poser la seule question qui vaille : comment assurer un meilleur avenir à nos enfants ?

Communiqué à consulter et télécharger ici.

Laurent Somon,  président du Conseil départemental, a décidé de fermer trois collèges : Domart-en-Ponthieu, Feuquières-en-Vimeu et Guy Mareschal à Amiens.
Jusqu’ici, il niait: « Non, c’est une rumeur… »
Durant des années, il a nié.
Et voici que le vendredi 8, sans avoir consulté ni les enseignants, ni les élus, ni les habitants, il informe les conseillers départementaux. Quatre jours plus tard, il confirme dans la presse. Et le mercredi 27 juin, ce sera « définitivement voté ».
Des « décisions non-négociables », assène-t-il, droit dans ses bottes.

La plus faible espérance d’obtenir le bac

Ce n’est pas acceptable.
Ce n’est pas acceptable que l’avenir de nos enfants, de trois établissements, soit tranché sans table ronde, sans discussions approfondies. Que l’on y fasse intervenir les syndicats, les élus, les parents d’élèves, les équipes éducatives, mais aussi des spécialistes de l’éducation…

Avec ce constat, au centre : quant aux difficultés de lecture, chez les jeunes, notre département est aujourd’hui le deuxième, après l’Aisne (50 % de plus que la moyenne nationale !). C’est en Picardie qu’on a la plus faible espérance d’obtenir le bac.

Quand, on découvre dans la revue Education et formation n°85 cette étude de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, agence gouvernementale, que le niveau d’étude au collège est directement lié, entre autres, à la taille de l’établissement, dans nos établissement de la Somme, particulièrement précaires.

collèges

La rectrice en convenait d’ailleurs : « Nous sommes bien conscients des difficultés éducatives propres de ce territoire ».
Comment fait-on pour sortir de cela ?
Fermer trois collèges va-t-il aider ?
Réussit-on mieux dans des collèges à taille humaine ?
Bref, comment forger un avenir meilleur à nos enfants ?

Laurent Somon n’a posé, ne s’est posé, aucune de ces questions.
Il décide seul, et avec la calculette comme unique horizon.
Nous demandons simplement aux conseillers départements, aujourd’hui, de geler la décision. De se donner le temps de discussions. De faire entrer d’autres paramètres que les « coûts » dans leurs choix.

Non, nos enfants ne sont pas une ligne budgétaire !

Nous allons à nouveau interpeller le préfet et le ministère de l’Éducation, également : fermetures de 35 classes (63 étaient prévues au départ), suppression de 29 postes dans les collèges (pour seulement 35 élèves en moins), transfert dans les cartons des académies d’Amiens et Lille (avec le transfert, on peut craindre, du rectorat). Ca commence à faire beaucoup de coups, dans un coin qui aurait besoin, vu son « retard éducatif », de moyens supplémentaires.

Mais ces décisions locales doivent être reliées aux grands choix nationaux du président Macron : couper dans les budgets sociaux, supprimer 120 000 fonctionnaires, et pour finir donner plus aux plus riches.

Téléchargez le tract

L’éducation c’est pas de l’hôtellerie !

François Ruffin était  l’invité ce lundi matin sur France Bleu Picardie pour revenir sur la décision du Conseil départemental de gérer les collèges où se décident l’avenir de nos gamins comme des hôtels : en supprimant trois établissement sans prévenir personne !

Bulletin n°29 : Le pognon de dingue de nos enfants !

Retrouvez mon 29e Bulletin de député, en direct de l’hôpital psychiatrie Philippe Pinel à Amiens, où le personnel fait grève suite à l’annonce de la suppression de 8 postes de psychiatres. Au menu : fermeture de trois collèges dans la Somme, un pognon de dingue et se faire respecter !

Rectorat d’Amiens : nous ne nous laisserons pas faire !

Monsieur le député François Ruffin interpelle Monsieur le ministre de l’Éducation quant à la possible fusion des académies d’Amiens et de Lille.

Ce printemps, avec la fermeture prévue d’un grand nombre de classes dans le département de la Somme, des parents se sont mobilisés, des enseignants, et des élus bien sûr : « Nuit des écoles », manifestations, opérations escargot…
Les arbitrages en cours ne nous satisfont pas toujours.
Nous continuons à protester contre certains de vos choix.
Mais durant toutes ces semaines, nous tenons à souligner un point positif : la possibilité d’un dialogue, continu, avec le Rectorat, et ce malgré nos désaccords.

En tant qu’élus, avec des maires ou d’autres parlementaires, nous avons été reçus à quatre reprises en l’espace d’un mois et demi, soit par l’Inspecteur d’Académie, soit par le Secrétaire général. Et de même, la porte du Rectorat était rapidement ouverte pour les parents d’élèves ou les syndicats d’enseignants.

Sentiment d’abandon

Or, dans un rapport remis au ministre de l’Éducation nationale et à la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation portant sur « la réorganisation territoriale des services déconcentrés », les auteurs préconisent le passage à treize académies, correspondant au contour des nouvelles régions françaises.

Disons-le tout net : il serait pour nous inacceptable que le rectorat déménage d’Amiens à Lille. Cet éloignement de nos interlocuteurs susciterait une évidente colère, un sentiment d’abandon : désormais, lorsqu’une décision de votre ministère tomberait, ne nous conviendrait pas, il faudrait bloquer une journée quasiment, deux heures de route à l’aller, autant au retour, et bien sûr sans que des cortèges puissent accompagner les porte-paroles.
Vous y gagneriez en tranquillité apparente.
Mais je dis bien : apparente.
Le dialogue, même dans le dissensus, serait rompu.
C’est un peu plus d’amertume qui s’installerait dans le coeur des femmes et des hommes de notre région. L’impression que la République n’est plus pour eux, pour leurs enfants.

Le triple choc picard

La Picardie connaît, vous le savez, un choc industriel de grande ampleur et étalé dans le temps (Magnetti-Marelli, Goodyear, Whirlpool…). Nous avons subi également un choc symbolique important : le nom de Picardie rayé d’un trait de plume, depuis Paris et avec mépris. Le choc administratif qui s’y rajoute : perte du Conseil Régional, et des emplois qui vont avec, perte des services régionaux, notamment l’ARS, et des emplois qui vont avec…
Et le rectorat devrait suivre ?

Alors, Monsieur le ministre, nous vous adressons une question : comptez-vous suivre les préconisations de ce rapport ?
Mais nous vous adressons également un avertissement : nous ne nous laisserons pas faire. Et nous sommes convaincus que, en la matière, la solidarité des élus de tous bords, des habitants de toutes sensibilités, sera inconditionnelle et puissante.

La nuit des écoles

 

Après s’être réunis à 300, mardi soir à Longeau (Somme), parents d’élèves, fédérations de parents d’élèves et personnels enseignants d’Eaucourt-Epagne-Epagnette, de Fressenville, d’Amiens-Delpech, de Moreuil, d’Amiens-Marivaux, de Vignacourt, d’Amiens-Faubourg de Beauvais, de Ponthoile, de Villers-Bretonneux, d’Abbeville-Alain Détré et Dany Pruvost, de la FCPE et de la PEEP ainsi que votre député décident d’occuper leur école le lundi 19 février à partir de 17h, en préparant repas et activité.

Depuis mardi, d’autres écoles ont rejoint cette initiative : lundi soir, 22 écoles seront occupées dans tout le département, pour dire au rectorat leur intentation de se battre contre la nouvelle carte scolaire et la fermeture de 48 classes à la rentrée prochaine dans le département.
Et vous, lundi, vous faites quoi ?

École debout ! Non aux fermetures de classes !

On se croirait en campagne !

Jeudi soir, à 18 h, on était à Abbeville pour une manif contre les fermetures de classes (en quartiers prioritaires !). A 19 h, on se trouvait à l’école d’Ailly-le-Haut-Clocher pour une réunion. Et vendredi matin, à 8 h 30, devant l’école Marivaux à Amiens.

A Ponthoiles, les enfants ont enrobé l’école façon Christo. Et ils changent la banderole tous les jours ! Le directeur nous raconte cette anecdote : “Le mercredi 17 janvier, on était reçus à Paris, on nous félicitait, on nous envoyait des fleurs pour la pertinence de nos projets artistiques. Et le lendemain, le jeudi 18 janvier, on nous annonçait la fermeture de l’école !”
Ce mardi 13 février, à Longueau, on se réunit, et ça ne sera pas que pour causer. Prenez vos ciseaux, votre massicot, vos feutres, parce qu’on va se mettre très vite aux travaux pratiques !

La carte scolaire 2018/2019 prévoit 96 fermetures de classes dans la Somme. Une véritable saignée ! Les collèges, eux, devraient perdre 29 postes dans le département. Nous refusons que nos enfants soient sacrifiés ! À nous de faire baisser ces chiffres.

Votre député, François Ruffin, organise une réunion publique à ce sujet. Pour qu’on puisse lutter efficacement, et donc ensemble, contre ces mesures. Enseignant-e-s, parents d’élèves, citoyen-ne-s, élu-e-s, venez nombreuses et nombreux le 13 février, Salle Daniel Féry à Longueau.

Lycée Delambre : ma question au Ministre de l’Éducation nationale

M. François Ruffin interroge Monsieur le Ministre de l’Education nationale sur la situation du lycée Delambre, et également sur la situation des lycées en zone prioritaire.

Ce vendredi 8 décembre, les élèves du lycée Delambre, à Amiens, ont bloqué leur établissement, défilé dans les rues, manifesté en centre-ville, alors que les enseignants avaient déjà fait grève la veille. Les causes de leur mécontentement? Elles sont simples, nullement idéologiques: “Nous sommes 35 par classe. Nous n’arrivons plus à travailler.”

Entre 2009 et 2015, c’est l’équivalent de 23 postes qui a été supprimé, dont un poste de CPE.

Ce lycée a perdu ses contrats aidés.

Il est situé en zone prioritaire.

Madame la rectrice, Valérie Cabuil, a reçu une délégation de six élèves, une représentante de Sud-Éducation et moi-même. Lors de cette réunion, elle s’est engagée sur le recrutement, dès la rentrée de janvier, d’un poste d’Assistant d’Education supplémentaire, et de cinq services civique pour permettre une “co-présence” dans les classes de seconde.

Mais nous en sommes surtout sortis avec des constats partagés. D’abord, ces mesures relèvent du “colmatage”: on pare au plus pressé, avec un personnel non-formé. Ensuite, une erreur d’appréciation a été commise: comme l’a admis la rectrice, “nous avions mal évalué la hausse des effectifs”. Comme le réclamaient les enseignants, il aurait fallu ajouter au moins une classe de seconde, les élèves en souhaitent deux aujourd’hui. Aussi, ces jeunes viennent de collèges prioritaires, et subissent à l’entrée au lycée, comme l’a énoncé Madame la rectrice, “un vrai choc du nombre d’élèves.” Enfin, le flou demeure quant à la rentrée 2018: “Je ne sais pas quels seront vos moyens l’année prochaine.”

Alors, Monsieur le ministre, pour le lycée Delambre en particulier: quels moyens comptez-vous débloquer en urgence pour corriger l’erreur d’appréciation? Et pour la rentrée 2018?

Pour les lycées, plus largement: comment pourront-ils étudier dignement, alors que votre gouvernement supprime 2600 postes d’enseignants dans le second degré? Et enfin: pourquoi ne pas rétablir les lycées prioritaires, tout comme il existe des écoles et des collèges prioritaires?

Un dédoublement des classes dans les matières principales ne serait pas un luxe.

Djamila, Nahide, Ghali, Théophile, Hyzia, Fatma et les camarades attendent vos réponses : il en va de leur avenir, de leur chance de réussir.

En l’état, l’égalité des chances n’est absolument pas assurée.

Ma question au ministre de l’Éducation : quelles écoles sont « prioritaires » ?

Bon, cette semaine, comme je peine à démêler le dossier “enfants handicapés” (vivement qu’on ait recruté des assistants parlementaires, qu’on ait loué des locaux, bref, qu’on soit en ordre de bataille), je vais relayer une question de la co-présidente de mon comité de soutien, Haydée Leblanc, professeure à l’école du Soleil Levant, à Abbeville, qui a fait le boulot.

Ca cogne moins que quand je prends la plume, c’est sur un point local très précis, mais ça aura la vertu de, peut-être, obtenir une réponse positive. Qui sait…

“M. François Ruffin interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur les Réseau d’Education Prioritaire.

A Abbeville, dans la Somme, l’école maternelle du Soleil Levant et l’école élémentaire Alain Détré sont toutes deux situées en Zone Urbaine Sensible, dans le quartier prioritaire du Soleil Levant, qui figure parmi les 10% des quartiers les plus pauvres de France selon l’INSEE. Elles ne sont pourtant pas classées en Education prioritaire, alors qu’il existe dans cette ville un Réseau d’Education Prioritaire.

La même chose vaut, à Amiens, pour les écoles Beauvillé et Marivaux. Dans ce dernier établissement, 61% des parents d’élèves sont au chômage ou sans emploi, 42% des foyers sont mono-parentaux, 71% des élèves sont d’origine étrangère, 10% souffrent d’un handicap (dont des troubles de la personnalité). Suite à des violences, des menaces, des injures, les professeurs ont saisi le CHSCT, tant exercer leur mission devient difficile.

Malgré ces situations et ces statistiques, les équipes enseignantes de ces écoles ne bénéficient ni de crédits (fournitures, à projets, Cucs), ni de décharge, ni de maîtres supplémentaires. Et ils ne seront pas davantage concernés par le dédoublement des classes de CP.

Attaché que vous êtes, Monsieur le Ministre, à l’égalité des chances pour tous les élèves, pouvez-vous garantir que ces écoles entreront rapidement en Éducation prioritaire afin de bénéficier de moyens additionnels qui contribueront à améliorer la réussite des élèves ? Plus largement, pouvez-vous revoir les critères pour l’accès au dispositif REP ?”