Sauver les commerces

Pendant et après la crise du Covid, nous avons soutenu, comme on pouvait, restaurateurs et petits commerçants. Quel visage aura la ville demain ?
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Sélec 20200525 Fleuriste 2

« J’ai un ami qui travaille dans une société spécialiste des rachats de locaux, raconte Thierry Martin, patron de bars et restaurants à Amiens. Comme nous, les indépendants, on va crever, les chaînes se préparent à ramasser la mise derrière. Ils sont à l’affût… Quelle tête aura la ville demain ? Il va y avoir un changement de physionomie. »

La crainte, évidente, partagée, c’est que la crise du Covid-19 soit un accélérateur de mouvements déjà en cours : les deux mois de confinement peuvent marquer le triomphe, l’avènement, de Amazon et autres drives. Et vider les centres-villes de leurs indépendants.

« Nous, on a fermé pendant deux mois, constate le directeur des Chaussures Deguerville, à Abbeville, et pendant ce temps, Vente Privée se gavait. » Alors, quel commerce veut-on ? Cette question dessine nos villes, et en partie nos vies. Elle ne doit pas être laissée à la fatalité, à la main invisible du marché, au seul libre choix des consommateurs… Le politique peut agir, il le doit, comme régulateur, comme législateur. D’où notre proposition de loi.

Unadjustednonraw Thumb 14b

Artisans : les soutenir, c’est l’avenir

À « la Menuiserie traditionnelle », à Condé-Folie, j’ai rencontré les représentants de la CAPEB 80, la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment. Après une visite de l’atelier, ils m’ont parlé de leurs difficultés : les chantiers annulés, les salaires à payer, les prêts qu’il faudra rembourser, la trésorerie qui fond, la concurrence des « majors »…

Nous avons aussi discuté d’un grand plan de rénovation thermique des bâtiments, nécessaire. Mais comment faire pour que tous les marchés n’aillent pas aux « gros », aux Bouygues et compagnie ? Pour que les petits artisans aient leur part ? Il va falloir surveiller les plans de relance, que tous les crédits n’aillent pas aux firmes…

Sur le même thème

Img 6320

Flixecourt : une alternance pour Sabrina ?

« J’ai arrêté de travailler quand on a découvert une maladie génétique à ma fille, Sabrina… » Au Café du Centre, à Flixecourt, Christel est venue en famille, juste comme ça, pour se donner des nouvelles depuis le temps du rond-point et du Gilet jaune.

1

François Ruffin fait son Dépu’tour !

Avant de retourner à l’Assemblée pour l’année,
j’ai besoin de vous. J’ai besoin de vous écouter.
J’ai besoin d’ entendre vos vies et vos soucis.
Pour essayer de les faire résonner à Paris.
Venez m’interpeller.

Photo 2020 09 09 16 35 08

Mission : métiers du lien !

C’était mon gros boulot cette année : une mission d’information, que je menais, sur les « métiers du lien ». Assistantes maternelles, accompagnantes d’enfants en situation de handicap, animatrices périscolaires auxiliaires de vie sociale : des professions avec un faible statut, et de maigres revenus.

routes nationales

On s’oppose… on propose !

J’aime écrire. Alors, je m’adonne pas mal à la littérature parlementaire : rapports, propositions, résolutions… En toute honnêteté, sans grand espoir que ça passe. Mais avec comme but, au moins, que ça attire l’attention sur des sujets qui, sinon, seraient oubliés.

Commentez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *