Assistantes maternelles, AESH, AVS, animateurs périscolaires : témoignez !

J’ai décroché une mission d’information parlementaire sur les métiers du lien.
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Les « métiers du lien », qu’est-ce que c’est ?

Les assistantes maternelles, les auxiliaires de vie sociale, les accompagnants d’enfants en situation de handicap, les animateurs périscolaires. Des métiers indispensables, donc, puisqu’ils s’occupent de ceux qui nous sont le plus précieux (les enfants, les aînés, les personnes dépendantes). Mais des métiers précarisés, mal payés, maltraités, avec un faible statut et de maigres revenus.

Et une mission d’information parlementaire alors, c’est quoi ce machin ?

Pendant plusieurs mois, missionné par l’Assemblée, je peux faire mon boulot de député-reporter : rencontrer des intellectuels, des autorités, des syndicalistes, mais aussi vous. Et rendre un rapport, avec dedans : bilan et perspectives, diagnostic et propositions.

Bon ok, et donc ?

Et donc, on a besoin de vous. Vous êtes les premières concernées, vous serez les premières entendues. On féminise exprès : vous êtes à 85% des femmes à exercer ces métiers du lien. Si vous êtes assistantes maternelles, animateurs périscolaires, accompagnants d’enfants et situation de handicap ou auxiliaires de vie sociale, envoyez-nous vos témoignages à l’adresse metiersdulien@ruffin-depute.fr. Laissez-nous aussi votre numéro de téléphone, votre commune et votre code postal, qu’on sache de quel coin vous venez. Merci !

La présentation officielle est en ligne ici.

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Et sinon, on vous souhaite de bonnes fêtes (sans trop de schizo) !

Bulletin mobile et automobile !

Pourquoi je vais sécher un peu beaucoup l’hémicycle : j’ai arraché une mission d’information sur les « métiers du lien », d’où mon passage ce matin chez une assistante maternelle puis une auxiliaire de vie sociale.

Je vous fais donc mon bulletin en route, avec du Whirlpool, du Macron, du Ecopla, du 5 décembre et de la cravate.

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48 réflexions sur “Assistantes maternelles, AESH, AVS, animateurs périscolaires : témoignez !”

  1. Catherine PELTIER

    Bonsoir,
    Je vous remercie vraiment d’avoir pris le temps de répondre à toutes les questions que je me posais, même si elles paraissent logiques cela met fin à des rumeurs et cela est toujours bien. En ce qui concerne le DEAES je reste dans l’expectative la région finance le DC1 spécialité aide à domicile et pour que cette formation dure plus de quatre mois avec le de stages de 8 semaines en entreprise (entrecoupé pour que l’entreprise accueillante puisse si elle le veut ne pas rémunérer le stagiaire) ont greffe la fonction d’AMP mais il faut trouver une entreprise pour financer les 130 heures manquantes et ainsi de suite pour les DC3 et DC4.
    Si la région n’a besoin (et ce besoin est national) que d’aide à domicile pourquoi n’être pas rester sur le système d’EAVS. Je vous assure que lorsque vous êtes en stage en maison retraite cela fait un décalage entre ce que vous apprenez pour le bien être de la personne et la réalité. Vous faites pour la plus part du temps du ménage alors qu’en cours on vous explique les troubles de l’attachement Freud, Wnnicot..) l’intégrité de la personne (pyramide de Maslow adaptée aux besoins de la personne malade ou handicapé…) et son respect dans la vie de tous les jours (dire bonjour, sourire, ne pas dire couche mais protection, ne pas dire, on, ne pas mettre les mains dans les poches en soit une bonne éducation de base) …..On vous fait aborder de thèmes de santé alors que vous n’avez qu’une chose à faire en toute bonne logique c’est d’appeler directement les pompiers… Car vous n’êtes pas un soignant vous ne pouvez faire aucun gestes médicales ce qui est normal.
    Je ne sais pas si vous êtes allée plus d’une heure au sein d’une maison de retraite. En fait quand vous y êtes en tant que stagiaire on ne vous fait pas voir les gestes importants pour s’occuper d’une personne atteinte d’Alzheimer ou de la maladie à corps de levy ou autre démence liée à la destruction des neurones. Non, on vous fait voir comment faire une toilette au lit, comment donner à manger à 3 personnes en même temps pour ne pas perdre de temps etc etc jamais on ne vous montrera l’importance de parler à la personne même si elle est dans un autre monde, jamais on ne vous montrera comment tout simplement parler à une personne bien en face et à sa hauteur, jamais on ne vous dira de faire attention à l’endroit où vous allez installer une personne atteinte de la maladie à corps de levy car se sont des personnes qui ne supportent pas le moindre bruit, jamais on ne vous montre comment calmer une personne démente….Le métier d’aide à domicile est un beau métier il est en tension je comprends le financement mais je ne comprends pas le diplôme qui n’est pas en adéquation avec le métier d’aide à domicile. Vous êtes en train de former des ash+ comme il y a maintenant des infirmières+ mais toujours aussi mal rémunéré.
    D’ailleurs je profite de ce mail pour vous dire que je poursuis donc cette formation que malheureusement pour moi je suis en arrêt malaldie sur la période en entreprise et le centre de formation n’a aucune solution pour moi pour validé cette période. J’ai proposé de faire les 150 que je dois en faisant cela en juin mais la réponse est non. Donc en fait c’est une grande escroquerie. Le stagiaire a encore moins de droit que le salarié. Mais peut-être aurez vous une solution. Il est hors de question que j’arrête la formation pour un problème de santé indépendant de ma volonté de mon propre chef.
    Voilà un mail que j’ai adressé au service formation de la région hauts de france.
    Je croyais avoir commencer une formation sur le lien avec les personnes vieillissante en fait c’est un leurre jamais toutes les personnes qui sont formées à toutes les nouvelles méthodes comme l’humanitude ou autres ne pourra l’appliquer. L’éducation nationale n’a toujours pas budgéter les postes. Ce diplôme créer en 2016 est un fiasco il ne satisfait pas les AMP et il ne satisfait pas les ASH. Ce diplôme n’est qu’un four tout inadapté.

  2. Marie-Pierre Rouzé

    Merci François de mener ce courant. La France a besoin de toi, j ai besoin de toi. Ingénieure dans un grand groupe aéronautique je me bas chaque jour pour que mes collègues ai la décence de ne pas se plaindre de leur sort. Je vois bien, nous savons bien que l argent ne fait pas le bonheur. Le bonheur est évidemment ailleurs dans l’ entraide, l amour, la solidarité. Mais quand on a chaud l hiver, à manger dans son assiette et qu on part en avion en vacances on devrait juste remercier la vie tout les jours pour ce qu elle nous tend.
    J aimais tes messages provocateurs, ta voix tremblante affirmant des évidences que personne ne veut entendre, tes élans contre l injustice. Mais là lorsque tu pousses le bouchon jusqu’à nous rappeler que le bonheur c est un monde meilleur et même la construction de ce monde meilleur, là je te félicite. Tu me donnes de l’ énergie, tu me fais frémir d espoir. Je n’ ai pas ton charisme et je te suis bien volontiers. Alors marche !

  3. J était pour commencé AVS pendant 2ans en contrat Cui après mais 2 ans je touche 687 € par mois je suis passée AESH depuis 2 ans et maintenant je touche 620 € voilà la une absurdité de l état plus on n a de l expérience et moins on n ai payé

  4. C’est « Auxiliaire de Vie Scolaire » (pas Sociale) et « Aide aux Élèves en Situation de Handicap »…
    Les métiers sont les mêmes, d’où les dénominations proches. Le 1er était un contrat aidé d’1 an renouvelable 2 fois, moitié Pôle Emploi/moitié EN, il a disparu depuis avril 2018.
    Cordialement

    1. Bonjour cela fait 5 ans que je postule pour être avs en milieu scolaire 8 ans expériences comme surveillante scolaire on me fait barrage alors que dans le val doise il i avait 170 poste à pouvoir
      J’ai fait le nécessaire auprès du pôle emploi qui me dise que je corres pondre aux profil je ne prétend que d’un poste primaire ou maternelle n’étant pas diplômée je ne comprend pas

    2. Il parle bien des auxiliaires de vie sociale… AVScolaires n’existe plus et est remplacé par AESH Accompagnant d’ELEVES en situation de handicap

  5. J’ai signé récemment un contrat AESH pour 3 ans (jusqu’à mes 62 ans) je fais 3 heures 30 supplémentaires pour un salaire qui ne change pas : à peine 700€/mois. Et je perds petit à petit mes aides sociales (je vis seule)…

  6. J’ai signé récemment un contrat AESH pour 3 ans (jusqu’à mes 62 ans) je fais 3 heures 30 supplémentaires pour un salaire qui ne change pas : à peine 700€/mois. Et je perds petit à petit mes aides sociales (je vis seule)…

    1. Je suis AESH depuis 3 ans et je complète ,en étant animatrice périscolaire le midi,le soir,les mercredis et j’espère bientôt les vacances scolaires donc je commence à 8h20 le matin et je fini le soir à 18h20. Je gagne environ 1200€ par mois (quand il n’y a pas de vacances car le périscolaire est payé a l’heure travailler )donc 10h/jours 50h/semaines 200h/mois en non stop voilà mais bien sûr nous ne sommes pas reconnu ,on nous balade à droite à gauche et si on peut pas on passe pour des personnes qui ne font pas d’effort ou qui ne veut pas travailler,ma voiture ne passant pas au contrôle technique vue mon salaire je me retrouve piétonne je suis écoeurée de tout ce travail pour juste pouvoir payer mes factures, j’adore mon boulot mais comment continuer .Je suis dans le 87.

    2. Egalement, je suis passée de 20h30 à 22h il y a 2 ans puis ce septembre 2019 à 27 h dont 24 en présence d 1 enfant et rien a été modifié sur mon salaire .De plus je suis passée d 1 à 5 enfants avec la mutualisation des heures .c scandaleux !

  7. Je suis AVS depuis janvier 2019 et mon contrat va se renouveler pour 3 ans.
    Je considère ne pas être rémunérée à la hauteur de ce travail qui demande une attention particulière à l’enfant dont je m’occupe et de la classe entière parfois et une certaine polyvalence dans les tâches à effectuer.

    1. David Anne Laure

      Suis à 745€ par mois pour 24 h semaines au bout de 9 années d’exercice…pb majeur la mdph ne notifie pas à la hauteur des besoins…

  8. Très beau métier que celui d’AVS : accompagner un jeune présentant des troubles. L’accompagner, l’aider, le voir évoluer et progresser. Très enrichissant sur le plan humain mais.absolument pas sur le plan financier. J’ai occupé ce poste précaire durant un an, en contrat PEC, renouvelable une autre année. Une amplitude de travail sur le temps scolaire, 8h-18h du lundi au vendredi pour effectuer 24h, payées 20h. Les heures invisibles (réunion parents-profs, conseils de classes et autres réunions, DS et autres devoirs..) sont indispensables pour le suivi des jeunes mais non payées, et du coup non comptées non plus, puisque cela amputerait l’accompagnement en classe. 8h-18h du lundi au vendredi pour 634€ net/mois, comment s’en sortir financièrement avec un si petit salaire? comment cumuler un autre emploi à côté? Entre midi et deux? Après 18h? La nuit? Le weekend ? Quel autre patron accepterait cet arrangement? Chacun voit midi à sa porte et prêche pour sa paroisse. J’ai essayé la restauration entre midi et deux. Mais ce n’était pas possible car il fallait y être pour 11h-11h30 et le travail se finissait vers 14h30-15h (le temps de finir la plonge, de tout nettoyer et de remettre la salle de restaurant en ordre pour le service du soir). Ce créneau horaire n’était pas possible et pas compatible avec le collège/lycée où je travaillais. Bosser la nuit alors serait une autre option? Mais où alors? Souvent c’est l’usine où les postes de nuit dont le plus souvent rencontrés mais si c’est l’usine, c’est aussi des poste en 6-2 /2-10. Il ne reste que le weekend. Que faire de ma fille? Lorsqu’on cumule deux emplois, a quel moment s’occupe t-on de sa famille, a quel moment se repose-t-on? . Pôle emploi, si on a encore des droits, peut compléter ce petit salaire. Mais ça bouffe le capital journalier d’indemnisation au cas où il y a de nouveau recherche d’emploi. De plus, comme il y a un complément de versé, il n’y a pas de ré-alimentation du compteur chômage…. En ce qui me concerne, pôle emploi me versait 230€ en complément. 634+230 = 864€… Aïe aïe aïe…. 834 balles c’est toujours mieux que 634 mais toujours pas assez pour faire face a toutes les factures du quotidien… alors on tire au sort, sur ce qui sera payé ce mois-ci. Parce que même si on ne vit pas au dessus de ces moyens, même si on achète ses courses dans des discounts alimentaires, le kW électrique et le M3 d’eau est le même prix que pour celui qui gagne 1500€/mois…. Pareil pour le loyer. Même si on bénéficie de l’APL sur un loyer de 400€, y a toujours 200€ à honorer à son bailleur. Il reste peu sur le salaire pour payer le reste… Au bout d’un an, le gouvernement a mis fin à ces contrats PEC, néanmoins le rectorat m’a proposé de m’embaucher en AESH. Génial je me suis dis, enfin un temps complet et un salaire qui dépasse les 1000€! Ben non, même pas. Ils m’ont proposé un contrat de 24h de 3 ans… Peut être renouvelable. Alors j’ai dis STOP au foutage de gueule. Le gouvernement a imposé l’école inclusive, l’école pour tous, mais ce ne sera pas à mes dépends. Je repense souvent à ces jeunes que j’ai accompagné, que j’ai aidé dans leur scolarité et dans leur intégration. J’y repense souvent parce que j’ai le sentiment de les avoir abandonné à leur triste sort, à leur isolement. Je ne suis pas fière de ne pas avoir accepter le renouvellement de ma précarité. Mais je ne pouvais plus m’endetter.

  9. Bonjour
    Je suis aesh en lycée
    J’ai un contrat cdi de 27.25 heures semaine. J’ai eu mon emploi du temps qui lui me fait faire 29.40 heures je leur ai fait la remarque et pour réponse j’ai reçu le courrier mdph disant que je dois être avec l’élève durant toute sa présence. Biensur les heures en plus ne sont pas payées et ni récupérables. Je touche 869€ avec 10 ans d’expérience… ‘

    1. J ai été Avs pendant 2 ans en contrat aide ..un co trat de 24h paye 20 h..
      Puis à la fin du contrat..plus rien .aucune preuve de cette expérience enrichissante et terriblement humaine .
      Un an de chômage après ca .
      Puis j ai décidé de prospecter dans un département limitrophe .
      J ai retrouvé une place d assistante pédagogique..22h30 pour 611 e par mois .
      Boulot extra ..aide aux enfants en décrochage..avec bcp de difficultés d apprentissage au sein d un collège Rep + .mais alors que le personnel enseignant touche la prime Rep+..nous sommes les seules à ne pas en bénéficier malgré le travail et l implication dont nous faisons preuve .chaque jour .
      Avec mon expérience il m a me été demandé de faire office d Avs officieusement auprès de qq collégiens. Ok..mais toujours aucune reconnaissance de la part de la hiérarchie derrière alors que cela leur a.permis d avoir leur Brevet .
      Et enfin , avoir décider de tenter de passer le Crpe et le Capes Lettres ,helas sans succès car pas assez de temps pour réviser, je suis déterminé à rester dans l assistance aux enfants en situation de handicap .
      J ai donc signé le fameux contrat de 3 ans .
      Et la rebelote..précarité..compte bancaire a découvert. Difficulté financiere etc …
      Quoi. dire ?
      Quoi faire ?
      A.51ans ,2 enfants qui tentent de s elancer dans la vie je me dois de tenir car j aime ce que je fais . J ai vraiment la sentiment d etre utile .Mais c est dur ..tout les jours .
      Alors oui je souhaite que mon boulot deviennent un temps plein..je souhaite payer des impôts….
      Je souhaite ne plus aller aux Resto du ❤.Ne plus bénéficier de la prime d activite ( prime de précarité oui)
      Helas ..

  10. Bonjour François,
    AESH au Lycée professionnel et général Freyssinet de Saint-Brieuc, j’ai la prérogative, tout comme d’autre collègues titulaires d’un diplôme d’au moins Bac+2 de pouvoir suivre des élèves en Situation de Handicap jusqu’aux classes de terminales.

    Hormis les aptitudes cognitives nécessaires pour être un bon facilitateur d’apprentissages difficiles, nous devons également bien souvent conforter à grand renfort de vigilance, d’attentions, d’affection, de Conscience alors plus Humaine que professionnelle, la « confiance en soi » de l’élève, malmenée parfois même traumatisée.

    Le plus grand scandale reste pour moi de 2 ordres: un salaire-pue-la-misère (728€ pour 21h semaine) et nous avoir « vendu » l’obligation d’être affiliés à la MGEN en sortant du régime général sécu. 2eme perte d’avantages pour moi qui y était assurée à 100% au titre d’un DID de 50 ans d’âge.

    Oui, car parfois les AESH sont elles-mêmes des TH…

    Cher François, j’aime votre sincérité, continuez le combat! Merci de porter le nôtre!
    Caroline Gillet
    06 36 81 72 96

    NB: je travaillais précédemment auprès de personnes âgées… pour un salaire tout aussi piteux!

  11. bonjour; Je suis AESH depuis février 2017 . J ai signé un CDD de 3 ans jusqu ‘au 22/06/2022. JE suis affectée sur 2 écoles 2 aides mutualisée pour 2 petites fille …. pour mes frais de déplacements je touche 10.71 euros par mois mon emplos du temps et fait en fonction des 2 enfants en régis avec les maîtresses et valider par les 2 directrices d écoles .955 kms . en novembres . de déplacements sur 733. net par mois il me reste net dans ma poche 610 euro… notre Statut .. quand n ait t il ???? .. je me remet en question par rapports à la suite de mes missions … beaucoup d information de Monsieur le ministre. on attend ..C est dommage. les services MDPH sont saturés . les SAVISCOLE pareils …et dans les classes dont une dont je dépend … je doit prendre sur les heures missionner pour ma petite Th …pour aider une classe surchargée 3 niveau… dont..3 élevés supplémentaires non aucune AVS ,,, ,,, ??? .Cela n ait pas sérieux on ne fais pas du bon travail .. une AVS ET UNE AVS .pas UNE MAÎTRESSE… JAI UNE CONSCIENCE PROFESSIONNEL TRAVAILLER COMME CA CA VA pas .Manque de moyen considérable pour touts ces enfants dans les écoles et aussi cmpp sepca classe Ulis.etc etc . .J’ ai aussi un fils autiste .. et je gère au mieux avec un époux handicapé .il faudrait revoir très très vite nos rémunération…même si notre considération reste que l on est payé a coup de lance pierre .bien a vous cordialement .Lg

  12. depuis le début des GJ je vous suit car vous avez l’air de vous souciez de nous pauvre gens. je viens de voir votre post sur FB donc je viens témoigner. je suis assistante maternelle depuis bientôt 12 ans voir 13 je sais plus. je suis une maman solo et oui séparé d’un mari alcolique qui m’a frappé une fois et je suis partie comme dit Mme gratziani masi qu’a t’elle fait pour se séparer de son mari lol. avant je vivais bien je travaillais avec de bon contrat donc un bon salaire et bien quand je me suis séparer j’ai dü déménager avec pas grand chose car il ne m’a rien laisser sauf la chambre de mon fils et mes affaires pour mon travail. je suis donc parti dans une autre région chez mes parents, j’ai repris pendant 9 mois un autre boulot ASH et quand j’ai pu avoir mon logement j’ai reprit mon activité d’assistante maternelle mais trés trés difficile ici de travailler avec de bon contrat car en région rurale et agricole des familles qui vivent encore a plusieur génération donc les mamies gardent les petits. j’ai revu aussi mon niveau d’exigeances pour travailler. j’ai trés peux et de plus j’ai beaucoup de mal a assumer les frais normaux d’un logement. l’an dernier j’ai bénéficier des resto du coeurs merci a eux d’ailleur cette année je voulais me réinscrire mais ne l’ai pas fait car je vais peux être avoir un nouveau contrat qui ne me permettra pas de pouvoir me rendre au jours de distribution donc c’est trés trés dur voir de pire en pire chaque année de tout assumer mais ca tout le gouvernement s’en fiche. alors merci a vous Mr rufin qui vouez la réalité de la vie des geux comme dirait notre président. en ce moment je vie avec environ 600€. je me prive de tout pour pouvoir y arriver et heureusement j’ai de la chance je demande a mes parents de bien vouloir m’aider quand vraiment je suis trop a découvert car dans ces cas la les banques voous menace et vous harsèle.

  13. AESH depuis bientôt 12 ans, une vocation depuis toujours de travailler auprès d’un public d’enfants extra ordinaires.
    Malheureusement ma colère ma désillusion prennent le pas sur ce si merveilleux métier. Je l’ai toujours abordé comme tel.
    Ce métier requiert de nombreuses qualités humaines de l’observation de la pédagogie de la psychologie être capable de mettre en place des stratégies d’apprentissage, et surtout de la bienveillance.
    En résumé plus les années passent et plus notre rôle s’amplifie nous sommes éducateur psychologue pédagogue etc…..
    Je reviens sur la bienveillance que nous avons toutes et tous Comment ce gouvernement peut il être malveillant avec nous sans qui l’inclusion ne pourrait être mise en place, Mr Blanquer et Mme Cluzel vous nous mépriser aucune reconnaissance nous sommes complètement invisibles aucune reconnaissance rien le néant.
    Un salaire misérable pour toutes nos missions qui débordent en tout point de vue. Le PIAL pour mieux nous presser nous émietter.
    Vous nous maintenez dans une précarité qui devient insupportable.
    Souvent on me dit et bien cherche un autre emploi seulement je m’accroche peut-être naïvement à un espoir pour ces enfants que nous soyons un jour existant dans cette société.
    Personnellement le ministère de l’Education Nationale vend du rêve a ses familles qui se battent pour l’intégration de leurs enfants.
    On ne va pas se le cacher nous coûtons bien moins cher que des instituts.
    Mr Ruffin merci de porter intérêt à notre cause personnellement je souhaite me battre et faire entendre notre parole j’ai une telle colère et cette colère je dois la transformer en un combat la reconnaissance et un salaire descend……

    1. Je suis tout à fait en accord avec votre réaction, votre cri , j adore ce métier mais on ne nous respecte pas et on en fait de plus en plus avec 1 salaire identique. Cela fait 10 ans que mon salaire n a pas bougé !!

  14. J ai commencer en tant qu’ avs en cui cae 26h sur 3 ans,puis contrat aesh sur 6 ans 3 années sur 30heures puis 3 années sur 20 dégringolade niveau salaire!
    J ai signé mon cdi depuis 2 ans sur du 20h salaire 600 euros.
    Pas d évolution salaire,temps,prime on est pas plus reconnu en cdi.
    On aime ce que l on fait mais on survie!

  15. bonjour
    je suis assistante maternelle depuis 10 ans dans un village de 1500H dans le département de l’Yonne.
    un métier que j’ai choisi et que je ne regrette pas. Travailler avec des enfants n’est pas toujours bien considéré surtout lorsque l’on est à son domicile. Certains parents essaient de marchander les tarifs et souvent des jours : les jours fixés au contrat doivent être payés sans les indemnités, même si l’enfant n’est pas remis par les parents parce que les grands parents s’en occupent et que ce n’était pas prévu, ou échanger un jour prévu mais l’enfant n’est pas venu avec un autre jour non prévu et à payer en heures complémentaires, malgré la CMG.
    A ce propos pourquoi est elle mieux remboursée pour les Parents employeurs dont l’enfant est placé en crèche (https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/23371-cmg-2019-montant-et-plafonds)?
    le système Pajemploi + pour nous rémunérer : s’il n’a pas effectuer le versement du salaire sur notre compte bancaire, au plus tard le 5 du mois, et même si le parent employeur a fait la déclaration correctement en temps et en heure, il nous demande de réclamer le chèque auprès des parents ?? et on ne peut même pas réclamer des indemnités de retard de paiement à l’URSSAF alors que mon contrat le prévoit pour les parents qui ne payaient pas à l’échéance fixée sur ce dernier ; Ils font ce qu’ils veulent !! et encore je ne dois pas trop me plaindre mais certaines assistantes maternelles ne sont pas payées (cf. forum ass mat) ou les parents ne touchent pas la CMG. A REVOIR
    Les mairies qui ont une crèche en place dans leur agglomération se permettent de faire des commentaires sur la presse locale au détriment des assistantes maternelles. Que faire ?
    L’ école autorisée à 2 ans, que feront les enfants dans une structure périscolaire où rien n’est prévu pour leurs besoins et leur capacité pour qu’ils évoluent à leur rythme, avec 1 ATSEM pour 14 enfants ?? sous prétexte que c’est moins cher qu’un mode de garde !
    Le ministère de la Santé a appliqué une loi pour les vaccinations obligatoires, les PMI nous demande de refuser les enfants non vaccinés ou non à jour, je m’attends à une remarque de la part des parents si l’enfant n’est pas correctement vacciné, au cas où je ferais le signalement ou un refus en me précisant que je ne suis pas soignante et que ça ne me regarde pas car sur notre convention il est précisé que nous ne devons pas soigner les enfants que nous accueillons sans une autorisation médicale … on se contredit ! sans parler du chômage avec les nouvelles réformes depuis octobre 2019.
    Bref, tout cela mis bout à bout, n’arrange rien. Tant que les parents ne se mettront pas dans la tête que nous ne sommes pas des marchands de tapis et pour l’administration un pion comme un autre …
    j’ai fait appel à des assistantes maternelles pour mes enfants (c clair il y a longtemps 🙂 ) jamais je n’ai reconsidéré leur statut ni marchandé quoi que ce soit, je les ai donné à garder et j’ai toujours honoré leurs services et mes enfants ont de bons souvenirs de leurs nounous.
    J’espère que cette commission aboutira dans le bon sens, pour une meilleure considération de nos métiers mais aussi pour les enfants et les personnes qui ont besoin que l’on s’occupe d’eux dans le meilleur des cas. MERCI

  16. Bonjour François,
    Je témoigne ici pour mes parents. Mon père, 92 ans en octobre dernier, est en Ephad à Paris depuis 2016. Le placement en institution est devenu une nécessité, car le garder à la maison était devenu trop compliqué pour ma mère (87 ans cette année). Ce placement a été vécu par ma mère comme un déchirement, car elle a vécu toute sa vie avec lui (marié en 1962) et comme un lourd sacrifice, car artisans tous les 2, ils ont une toute petite retraite et paient l’Ephad en partie avec leur économie, et avec l’aide de leurs 2 fils (moi et mon frère). ça, c’est le cadre.
    Le problème, c’est l’Ephad. C’est un établissement parisien (où ma mère se rend tous les jours en taxi…), pas le moins cher mais très loin des plus chers, avec un coût d’environ 3000€ par mois. Pour ce prix, – payé donc par la retraite de mon père, une petite aide et leurs économies – le service n’est pas mauvais en soi. Mais il n’est pas bon non plus. Les pensionnaires reçoivent un soin équivalent à celui de l’hôpital : jamais de douche, toilette à sec, drap changé régulièrement mais repas très médiocre, soins médicaux quand il le faut. La fin de vie est considérée comme une maladie, avec la seule différence qu’on a admis dès le début qu’elle était incurable. L’établissement dispose quand même d’une salle de vie avec des spectables réguliers, un extérieur avec pelouses et quelques arbres. Il manque en fait l’essentiel, le lien dont vous parlez. Depuis 3 ans, les soignants et aide-soignants tournent en permanence : pour 1 ou 2 infirmières restants un peu plus longtemps, une nuée d’aides passent quelques jours seulement, ne connaissant pas les personnes, ne faisant que lire les fiches, faire un soin en temps chronométré (moins de 10mn pour un repas ou une toilette), etc. L’établissement propose bien quelques activités (que mon père n’est plus en capacité de faire), mais c’est toute la philosophie de cet établissement et du soin donné qui – à mon sens – est à revoir. Car ici aussi, les économies et l’argent sont omniprésents. Il faut faire au moins cher, au plus vite. Ces établissements devraient absolument être publics pour les sortir de l’impératif de rentabilité, pour pérenniser les équipes, pour penser la fin de vie autrement. Finalement, mon père est entré à l’Ephad très diminué. L’établissement l’a pris en charge, mais en le soignant il a aussi contribué à l’immobiliser (peu de solicitations physiques) et à dégrader fortement son état (qui peut-être se serait dégradé tout autant à la maison). Aurait-on pu le maintenir en meilleur forme? Il aurait fallu le stimuler davantage, avec de la kiné (offerte uniquement en théorie), avec d’autres méthodes interactives existantes à l’étranger (musique, animaux, etc.).
    Je reste à votre disposition pour en parler davantage.
    Continuez votre travail d’aiguillon social, d’entraineur à penser. Nous en avons besoin…!!!

  17. Ping : Mission d'information : Aides à la personne - Assemblée nationale | PeAZ

  18. Mr Ruffin, merci de vous intéresser à nous.
    Je suis AESH en collège depuis bientôt 10 ans et je vois bien les conditions de travail se détériorer plus les années passent, même si j’ai la chance d’être dans un établissement où je me sens bien intégrée aux équipes.
    Avec l’école inclusive, les pials (tout cela sur le terrain c’est un vrai désastre, il faut être clair), la nouveauté au collège cette année ,pour moi et mes collèges AESH, est de trouver des pistes pour une reconversion, un autre emploi, mieux considéré, et tout simplement mieux payé. Parce que oui l’argent ne fait pas le bonheur, l’argent permet juste de vivre décemment ou non selon votre revenu, et le nôtre est bien moindre, vous le savez bien. Le bonheur est heureusement ailleurs sinon nous serions parties depuis longtemps.
    Nous adorons notre métier Mr Ruffin, vraiment, mais nous en avons assez d’être pressées comme des citrons et surtout d’être invisibles. C’est un raz le bol général qui n’est pas présent que dans mon établissement malheureusement.

  19. Ma biographie serait trop longue à lire et ferait pleurer dans les chaumières!!
    AESH depuis peu ( diplômée AES spécialité AESH en janvier 2019) en reconversion professionnelle, à 51 ans. Je suis atteinte d’une spondylo-pathie détectée il y a 5 ans, licenciement pour inaptitude à mon poste (adjoint territorial), grâce à pôle emploi( 2 ans), j’intègre une formation diplômante ( niveau 5) pour être AESH.
    Depuis mon divorce en 2004, je me débrouille, me loge, élève seule mes 2 enfants, payé leurs études et le fais encore pour ma fille de 22 ans qui travaille en tant que AES en EHPAD tous les étés pour me soulager.
    Pour intégrer la formation, je dois quitter mon logement pour des raisons financières, et réintégrer ma chambre de jeune fille chez ma mère de 90 ans.
    Aujourd’hui, je me dis que cette fois-ci je suis dans la panade!! Avec 750 euros/mois, pas de logement possible, ma mère est en fin de vie et la maison sera vite revendue. les logements sociaux!! Il n’y en a pas ou peu pour mon handicap!! Dans le privé? Mon fils de 25 ans , dans la vie active, se portera peut-être garant pour moi!! quelle honte! pour une mère.
    La vie est ainsi faîte, mais je me refuse d’être fataliste tout en ayant le moral très souvent en berne. J’ai pourtant traversé les routes! POURQUOI!!!!!

  20. Bonjour,
    Je suis AESH depuis maintenant 13 ans. J’ai 32 ans et 3 enfants. J’ai exercé dans différentes académies pour pouvoir exercé mon métier ( Versailles, Rennes, Mayenne, Poitiers)
    Actuellement je suis sur l’académie de Poitiers et au grand miracle avec la déprécarisassions ( passage de 6 cdd d’un an en 2 cdd de 3 ans) en CDD de 3 ans. Pour plus longtemps que dans les précédente académie. Ce qui réjoui mes enfants qui n’auront pas a déménager une énième fois pour que je puisse exercer mon métier. Mais le passage de mon CDD d’ 1 ans annualisé sur 36 semaines au passage à 41 semaines ne m’a pas rendu plus riche juste plus corvéable. Il nous a été signifié que cette augmentation du volume de semaine était pour reconnaitre nos heures invisibles. Heures que je faisais déjà lorsque mon contrat était lissé sur 36 semaines. Donc j’ai 5 semaines d’heures invisibles. Lorsque l’on lit entre les lignes, cela signifie. Que toutes les heures supplémentaires, pour recherches sur les pathologies et la façon de mieux accompagner les élèves que je suis, les différentes réunions. Et bien maintenant je ne peux plus les récupérer et m’absenter pour m’occupé de ma santé. Vu que ce sont des heures invisibles.
    Donc pour en ce qui me concerne je me sent encore plus précaire qu’avant. Le passage d’un an à 3 ans ne change rien à mon quotidien. Je ne peux toujours pas faire de crédits pour une voitures et les bailleurs du secteur privé sont toujours aussi frileux pour me louer leur logement.
    En plus de mon poste d’AESH, je suis animatrice sur la pose méridienne. Cela c’est ce qui est dans mon contrat. Mais en réalité j’accompagne des enfants atteint de handicaps sur le temps de leur pause déjeuné ( un épileptique sévère, un hyperactif, deux élèves d’ULIS et un élève avec des troubles sévère du comportement avec violence). Si j’ai été mise à disposition de ses élèves, c’est parce que je suis diplômé du DEAES spécialité école inclusive. Mise à disposition en tant qu’animatrice avec un contrat animateur. Lorsque j’ai demandé pourquoi j’avais le même contrat que les autres animateurs alors que j’avais des missions différentes qui requièrent des savoir faire particulier. Il m’a été répondu que la mairie ne reconnaissait pas mon diplôme et qu’il n’avait pas moyen de me payer plus.

    Ma journée type pour cette année est donc d’accompagné tous les matins à partir de
    8h (afin de pouvoir discuter avec l’enseignante du programme de la mâtiné et de rechercher des adaptations afin que se dernier puisse progresser dans ses apprentissages)
    8h65 en classe avec l’élève de maternelle que j’accompagne aussi sur les récréations (à 18km de mon domicile),
    11h30 je bascule sur un autre établissement
    11h45 je prend mon poste d’animatrice, 13km entre les deux établissements ( qui est aussi l’établissement ou j’accompagne 1 autre élève tous les après midi).
    13h 30 fin de mon service d’animatrice
    13h35 concertation avec l’enseignante du deuxième élève que j’accompagne pour réfléchir aux possible mises en place pour qu’il progresse dans ses apprentissages en tenant compte de ses difficultés.
    13h45 en classe avec mon deuxième élevé.
    14h45 à 15h00 pause enfin pause, plutôt concertation avec les enseignant concernant les difficultés d’autres élèves qui n’ont pas de notification MDPH
    16h15 fin de journée sans pause. Je suis à 24 km de mon domicile.

    Mes frais de déplacements entre les deux établissements ne sont pas pris en charge pour des raisons que j’ignore.
    En Mars, j’ai eu mon rendez vous avec l’inspectrice académique pour mon entretient professionnel ou il est annoté que je suis une experte dans les 3domaines d évaluation. Mais cela ne me donne droit à rien. Il m’a été expliqué que j’étais assimilé fonctionnaire et non fonctionnaire. Qu’il n’y avait pas d’évolution de carrière ni d’évolution dans le traitement de mon salaire.

    De plus cette année j’ai reçu mon contrat le 20 septembre, j’ai travaillé à partir du 29 aout, ma gestionnaire me disant que j’était couverte par les assurances ( chose qui était en réalité fausse), j’ai été payé de mon mois de septembre mi octobre mais partiellement.

    Je me retrouve à faire le travail de l’enseignant référent lorsqu’il s’agit de prévenir tous les professionnels ( éducatrice diligenté par le JAF, orthophoniste, psychologue …) prenant en charge l’un des enfants parce qu’il est nouveau et qu’il ne connait pas le dossier alors que je lui ai transmis toutes les informations dans mon compte rendu d’observation fin septembre.
    Et tous cela pour 850 euros par mois ( mes deux emplois cumulé)

    Je me sens de moins en moins considéré par les instances administratives, rectorat et mairie. J’ai le sentiment d’être les petites mains que l’on peut mépriser.
    Fort heureusement je travail avec des équipes enseignantes formidablement, investient pour les élèves à besoin particulier qui reconnaissent mon travail, et n’hésite pas à s’appuyer sur moi du fait de mes compétences dans mon domaine. Sans ses relations avec les enseignants, et sans le sentiment de me sentir utile au quotidien auprès des élèves que j’accompagne je pense que j’aurai arrêtée d’exercer ce métier que j’adore.
    Je commence a être épuisé de cette maltraitance institutionnelle aussi bien envers les familles des élèves atteins de handicap, que les enseignants (qui jouent régulièrement le rôle d’assistant social, de médiateur, de contenant pour des élèves en détresse éducative ….) et encore plus envers ma profession qui manque cruellement de reconnaissance. Cette reconnaissance pourrais passer par un vrai statue institutionnelle (arrêter d’embauché des plus de 50 ans, des chômeur de longue durée ou des personne COTOREP), une reconnaissance de notre diplôme par les associations, les mairies, la création de poste d’AESH périscolaire par exemple. Mais pour cela Monsieur RUFFIN il est temps que l’ETAT y mette des moyen FINANCIER.
    De plus, avec la fermetures programmé des structures IME et ITEP, c’est l’école toute entière, les enseignants, les élèves, les AESH, les personnels périscolaire et toutes les professionnels qui travaille au seins des établissements qui vont être en souffrance permanente alors que l’école en tant qu’institution est déjà au bord du gouffre. Mais cela est un autre sujets.

    Merci Monsieur Ruffin , d’avoir pris le temps de me lire.
    Je reste à votre disposition.

    Mm TRESAL MAUROZ NADEGE

  21. Bonjour, Je suis AESH dans un lycée agricole avec un contrat de 35 h. Quel bonheur et quelle joie d’accompagner les élèves, de les voir évoluer, faire des progrès et décrocher en fin de cycle leur bac…. Sur le plan de la direction et aussi des conditions de travail : peu de considération, adulte est un intrus dans les classes. Beaucoup de profs ne s’intéressent pas faute de connaissance à notre travail… Nous sommes quasiment « transparents ».
    En ce qui concerne la direction, on nous fait bien comprendre de ne pas ouvrir notre bouche et ne rien dire car nos contrats sont renouvelables tous les ans. Attention donc « on peut ne pas renouveler votre contrat… »
    Je suis prête à témoigner plus longuement.

  22. Herouard Catherine

    Bonjour ;afin que vous puissiez en tant que parlementaire nous rendre visibles voici mon témoignage d’assistante maternelle.Etre assistante maternelle je le suis par choix et passion pour la petite enfance.J’exerce ma profession en milieu rural ;cela compte également;les structures d’accueil collectif y existent mais beaucoup de parents y font encore le choix d’un accueil individuel et plus personnalisé de leur enfant et cela me conforte dans la nécessité de la pérennisation de ce mode d’accueil sur le territoire!Accueillir un enfant c’est accueillir aussi sa famille;c’est un métier du lien;c’est travailler avec et pour les petits;moi je le revendique haut et fort;oui ce métier je l’aime;je continue à partir en formation pour le faire encore mieux;je prends sur mon temps personnel pour être le plus disponible possible pendant l’accueil des enfants.Actuellement j’accueille quatre pitchoun’s dont deux sont entrés à l’école;deux bébés vont arriver et c’est un vrai soulagement…en travaillant du lundi au samedi soir j’arrive à gagner un petit SMIC;je ne m’en plaint pas.Les services de la PMI nous soutiennent à hauteur de leurs capacités en temps et moyens mis à leur disposition (bien inférieurs aux besoins).Les enfants sont notre avenir;pensez-y messieurs et mesdames nos députés.Lorsque vous votez nos lois;pensez-y aussi tous les jours;reconnaissez la valeur de nos professions.Si nous venions à disparaître la société dans sa globalité serait en danger!Les petits que nous accueillons nous le disent;nous le montrent;leurs parents également-nous sommes indispensables. Assistant maternel c’est un métier;c’est aussi un engagement;c’est de l’amour et de l’attachement;c’est de l’humain!!

  23. Bonjour à tous, mon mari est assistant de vie en milieu rural. A l’heure où je vous parle il est déjà parti pour faire les toilettes et les petits déjeuners des personnes âgées à 20km autour de chez nous avec son véhicule personnel, et à ses frais!!! Ses amplitudes de travail sont de 7h à 20h30, avec en général une pause vers 13h15 pour manger. Il a un contrat annualisé de 140 heures pour un peu plus de 1300 euros sachant qu’il a plus de 200 euros par mois d’essence à sa charge puisque seuls les déplacements du matin chez la première personne et le retour de chez la dernière sont remboursés. Les prises en charge pour les familles devenant de plus en plus lourdes , les demi-heures chez les personnes deviennent de plus en plus courantes…..Il aime vraiment beaucoup son métier qu’il exerce depuis 12 ans mais il est fatigué de faire tant de kilomètres à ses frais, de passer de moins en moins de temps avec les personnes ( faire le même travail en toujours moins de temps ). Il pense sérieusement à changer de métier .

  24. Bonjoir, je suis AESH depuis 6 ans . J ai eu la chance de signer mon CDI cette année , et d augmenter ma quotité d heure en même temps ( passage de 21h à 32h / semaine) . Mais cette augmentation d heures n est pas sans conséquence…. je m occupe maintenant de 4 enfants sur 2 établissements, 3 dans un collège et 1 dans un lycée. Je suis au lycée seulement 2 matinées par semaine . Le reste du temps, les élèves du collège n ayant quasiment pas cours au delà de 15h30 , ni le mercredi après midi, mon emploi du temps est serré . JE n ai qu une demi heure pour manger , 3 fois par semaine, sur des journées de 7h ( sachant que pour 6h travaillées ON doit avoir min 45 min ). J anime également sur ces heures du midi des ateliers ( devoir fait , parcours réussite ) ,heures qui sont comprises dans mes 32h alors que les professeurs eux sont payés en plus pour les faire …bref !!! Assez parlé de moi, parlons du principal , les enfants que j accompagne! Les heures qu leurs sont accordés sont de plus en plus réduites . Quand j ai commencé , un enfant avec une avs mutualise avait droit entre 10 et 12h d accompagnement. Aujourd’hui, ,on est plus sur du 7/8h max , ce qui est vraiment peu pour que l on soit efficace au mieux . Pour palier à ça , on regroupe les enfants dans les mêmes classes et on s occupe de plusieurs enfants en même temps ….. cela se complique bien évidemment pendant les heures de contrôles par exemple…
    Je ne parlerais pas de la non reconnaissance que l on nous accorde , aussi bien en interne qu en externe …..
    J aime mon travail et je le fais avec le coeur , mais j avoues que parfois j ai envie de baisser les bras …. je trouve ma force avec les petits loups que j accompagne et qui ont besoin de nous pour avancer .

  25. Je suis avs diplômé d état jai 26 ans de carrière je travaillé en coupé matin midi et soir je fesait souvent 10h par jours sans compter le temps de déplacement d un patient a l autre javais tout des gros cas grosse toilette médicalisé et seul sur chaque poste je compter pas mes heure javais un contract de 143 h et a force de porter jai etait operer dune epaule grise operation jai repris 8 mois en lis temps thérapeutique poste léger et sur le terrain sa n existe pas donc mon muscle cest redichire qui me laisse handicapé mon bras droit on la pas pu me reclasser donc a 57 ans jai poussé la porte de pole emploi pas facile jai obtenu une rqth qui me sert à rien jai 58ans et toujours à cap emploi je vais quoi ? Ya t il des solution

  26. Bonjour à tous, Collègues Aides à Domicile, Personnes attentionnées, Monsieur Ruffin. Mettre des MOTS sur nos Maux est étrange, incroyable , presque inimaginable, …Une Profession si Humaine ne mérite pas d’être traitée de la sorte ??? Je suis Elisabeth Boutet . J’exerce la plus belle Profession… Je suis AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE depuis 28 années… Je suis et reste une Passionnée de la Vie. Quoi de plus merveilleux que d’AIDER les plus fragilisés ? La Grande Vieillesse, les fins de Vie, les Maladies multiples et variées, l’Isolement, la Grande détresse Sociale… L’ AIDE A DOMICILE est présente tous les jours sur tous les fronts. Elle est toujours prête à tout… Glissements de tâches souvent, médicales parfois ? ET hop, Ben non, et d’un coup de plumeau vous retournez au Placard à Balais, au ras de la Poussière ! … Espérant un Monde meilleur… Je suis payée au SMIC. Avec les Collègues, nous sommes systématiquement dans le Rouge à la fin du mois ??? Nous roulons avec nos voitures personnelles qui s’usent, s’abîment, … ET RIEN DERRIERE, AUCUNES ATTENTIONS … Faire un plein avec les réalités actuelles du Carburant et nos remboursements réels de nos frais de Carburant, est une torture financière de plus. Nous sommes victimes de MALTRAITANCE dans tous les sens. Nous ne partons pas en Vacances avec nos enfants ?… Nous ne roulons pas les week-end pour préserver notre Carburant. Nous Assurons un Lien de Vie quotidien mais tout se délie autour de nous ??? Nos Baluchons pèsent lourds de nos Missions très compliquées ? Nous pleurons, suffoquons, nos corps et nos âmes souffrent… Il faudra prochainement nous trouver l’Armure blindées de tous nos Maux … Merci de Gâcher ce merveilleux métier… Nous nous sentons abandonnées… Certains Infirmiers nous tournent le dos, nous ne sommes pas invitées aux diverses synthèses face à des H.A.D. ??? Nous restons les larguées, les Guignols du Domicile, les pions que l’on déplace et que l’on Abandonne. On nous dit Métiers d’Avenir ? A quel Prix ? Les jeunes sont déjà blasés … Ma Profession d’Auxiliaire de Vie Sociale est Banalisée. Nous restons les Oubliées du Domicile ? Que serait le Maintien à Domicile sans les Aides à domicile ? J’AI UNE BELLE HISTOIRE A VOUS RACONTER MONSIEUR RUFFIN… AVEC UNE COLLEGUE NOUS SOUHAITERIONS VOUS RENCONTRER… Nous exerçons notre Profession à la Roche sur Yon en Vendée dans une association… Je mène un Combat Humain. Faire retrouver à ma Profession sa juste place… Je rencontre les Représentants, Maire de la Ville, Elus, Conseillers Départementaux, Vice – Présidente, Président du département… J’ai même organisé une Marche Humaine et Solidaire, criant Haut et Fort nos Revendications… Je ne lâcherais rien… Je poursuis mon Cheminement et nous allons créer une Association des Acteurs de Domicile…Je souhaiterais vraiment rencontrer Monsieur Ruffin. Nous permettre ensemble encore plus de LUMIERE… Merci de poursuivre… Elisabeth Boutet. Auxiliaire de Vie Sociale qui demande à VIVRE…

  27. Catherine chéron

    CatChé

    AESH depuis octobre2017, Je suis reconnaissante à monsieur Ruffin de se pencher sur notre situation qui n’est pas enviable, du coup on se sent moins seule!
    merci

  28. Bonjour Mr Ruffin, je veux juste dire que les aesh sont dans des situations plus que précaire, pour ma part, j’ai un contrat de 26h/semaine de présence avec les enfants en situation de handicap et je touche 815€ net. Avec ce type de.contrat, difficile de trouver un autre contrat pour compléter mes revenus. Je suis seule avec mon fils de 17ans, autant vous dire que les fins de mois sont très difficiles.
    Pourquoi pas un salaire minimum décent pour les aesh, sachant qu’il n’y a pas de temps plein.
    Sans parler de la réforme de la retraite qui nous assurera une retraite à temps partiel….. Marre de subir, marre que les riches ne mettent pas la main au porte monnaie, eux ils ont les moyens et peuvent remplir leur frigo aisément tous les mois. C’est loin d’être mon cas. J’ai 52 ans, maman solo, temps partiel, fils étudiant, autant vous dire que c’est de plus en plus compliqué.

  29. Bonjour Monsieur Ruffin,
    Je travaille comme aide à domicile depuis une trentaine d’années
    je suis domiciliée à Forcalquier et je travaille pour un syndicat de communes qui emploie une soixantaine de salariés.
    je vous livrerai avec plaisir mon témoignage pour faire progresser nos conditions de travail et la reconnaissance de notre métier.
    Vous pouvez me contacter par mail.
    Merci à vous pour votre engagement.

  30. Sophie Carvalho Martins

    Bonsoir
    Je suis assistante maternelle, nous faisons souvent 50h semaine,nous sommes seules,mal payées, mal considérées. On nous en demande de plus en plus,que ce soit les parents ou la pmi. On nous demande de nous former,c’est super mais quand on fait 50h par semaine,vous la mettez où votre formation? Durant le week-end? et pourtant, si on se forme pas on risque de ne pas avoir notre renouvellement d’agrément mais nous avons une vie personnelle et après 50 h de travail,on a besoin de souffler.
    Nous n’avons pas de médecine du travail alors que nous sommes abîmées par le portage, se mettre à genoux, pousser des poussettes, on évite aussi de s’arreter car on ennuie les parents qui doivent trouver une autre solution de garde, si vous êtes malade vous perdez énormément de salaire, au moins la moitié car on perd les indemnités d’entretien , les congés payés , c’est formidable si vous avez une longue maladie.Maintenant la caf veut que l’on soit obligatoirement sur son site, avec nos numéro de téléphone, adresse, si on a des disponibilités et notre taux horaires sinon….on va perdre notre agrément ( Formidable ce chantage à l’agrément) et on peut aussi le perdre,depuis septembre, si on a pas des papiers prouvant que les enfants accueillis sont vaccinés.
    Donc,si tu te formes pas, si tu ne te mets pas sur le site caf, si tu n’as pas les papiers pour les vaccins….ton agrément peut sauter alors que déjà Tout les 5 ans tu dois renouveler et tu risques de le perdre si nouvelles lois, nouvelles demandes de la pmi, de la puer etc etc
    On peut perdre nos contrats du jours au lendemain, on peut ne pas avoir d’appel car il y a plus de place en crèche et que souvent nous ne sommes pas le’1 er choix des parents qui connaissent mal notre travail.Pas de mutuel payé par les parents, pas de prime même petite pour noël, un taux horaire faible qui fait que nous devons avoir une amplitude horaire énorme et plusieurs enfants en garde, On travaille seule chez nous,face aux parents et aux enfants. On gère le quotidien,les maladies ,le côté psychologique de tout ce petit monde mais personne n’est là pour nous alors que nous pouvons,nous aussi, être en souffrance .Tout le monde veut professionnaliser la profession mais on oublie que nous sommes un milieu familial et que nous devons pas ressembler à une crèche. Nos animaux doivent être en liberté,l’enfant doit vivre avec nous une vie familiale.

  31. Aesh depuis plusieurs années, nous sommes à 700 euros environs par mois pour un 24h semaine. le gros problème de ce travail est la précarité malgré le contrat de 3 ans, car nous sommes des pions qui peuvent être déplacés d’école en école sans avoir son mot à dire! A côté de mon emploi d’AESH, je suis animatrice périscolaire en cantine, garderie et centre de loisirs durant les vacances. Pour l’instant je ne me plains pas vu que mon emploi d’AESH sur la commune où je suis, me permets d’effectuer ce deuxième emploi sur cette même commune!!! Mais toutes les fins d’années je tremble à l’idée qu’on me déplace d’école et que je me retrouve à perdre mon deuxième emploi ce qui serait une catastrophe pour moi qui vis seule avec ma fille de 10 ans.
    Le hic aussi de ce métier (je tiens à dire que c’est un métier, car on n’est pas AESH par défaut….enfin ça c’est ce que je pense!) c’est que parfois « on déshabille Paul pour habiller Jacques », ce qui veut dire qu’on enlève des heures d’aide à un enfant pour en donner à un autre…certes c’est parfois une priorité mais moi qui a vécu ça, je me permets de dire que l’enfant lésé le vit très mal, il vit ça comme une injustice, et on peut le comprendre.
    Manque d’AESH???? Euh j’ai du mal à le croire… Sur la communauté de communes dont je dépends, j’ai beaucoup d’amies qui ont postulé pour devenir AESH, qui ont les compétences et auxquelles on a juste dit vous êtes pré-recrutées mais elles n’ont jamais été appelé alors qu’il y a des besoins!!
    Pour mon deuxième emploi, c’est la même chose, après 5 années en CDD de plus ou moins d’heures, je suis toujours contractuelle et apparemment le budget ne permets pas de me titulariser??? Bref, deux emplois précaires mais que j’adore plus que tout, à 46 ans je peux enfin dire que j’ai trouvé ma voie (depuis plusieurs années maintenant) mais je tremble à chaque fin d’années scolaires à savoir si je serai maintenue dans mon deuxième emploi du fait que l’Education Nationale pour nous envoyé ailleurs sans préavis (je l’ai vécu il y a 2 ans de cela).
    merci de nous donner un moyen de s’exprimer, maintenant à espérer que nous soyons entendus

  32. Monsieur,

    Je tiens, tout d’abord, à vous remercier de vous saisir de ce sujet, qui me parais invisible mais indispensable.

    Les métiers du lien sont tous liés.
    Ce lien s’appelle Enfant

    De sa naissance à sa majorité, de nombreux acteurs interviennent, chacun dans son domaine, dans le but commun d’accompagner l’Enfant à se construire dans les meilleures conditions.

    De zéro à trois ans, auxiliaires de puériculture, aide-soignant.e.s, assistant.e.s maternelles… accompagnent au quotidien l’Enfant et ses parents dans ses premiers pas et apprentissages de la vie. Propreté, langage, autonomie, sociabilisation…

    De trois ans à sa majorité, et plus encore, animateur.trice.s périscolaires et extrascolaires, ATSEM, AVS, intervenant.e.s sociaux culturels… relaient, assistent et accompagnent les familles et professeur.e.s
    À l’école, la cantine, les lieux de culture, les maisons des jeunes et centres de loisirs …. Dans tous les apprentissages de l’Enfant qui le feront devenir un futur adulte citoyen.
    La communication, l’expérimentation, le jeu, le sport, la culture… sont leurs outils de travail.

    Ces différents acteurs, femmes et hommes, dévoué.e.s, effectuent ce travail de fond souvent par vocation.
    Ils forment les maillons d’une chaîne pédagogique, indissociables et indispensables les uns aux autres.
    Si l’un de ces maillons rompt, cette chaîne, l’Enfant, se brise.

    Pourtant, les conditions pour maintenir ce lien indéfectible se dégradent jour après jour.

    Les représentants parlementaires, eux-mêmes parents et grands-parents, ont voté ces dernières années une série impressionnante de lois destructrices pour ces métiers. Avec pour conséquence, l’insécurité de leurs propres enfants.

    Cette liste est longue et non exhaustive:

    -Formations inadaptées et insuffisantes.

    -Taux d’encadrements indécents, inapplicables pour assurer la sécurité physique, morale et affective de l’Enfant.
    Ces taux, appliqués dès la crèche, augmentent dangereusement au fur et à mesure que l’Enfant grandi.

    -Horaires décalées, hachées, amplitude quotidienne énorme, temps de travail annualisé passant de quelques heures à cinquante heures/ semaine en fonction des périodes scolaires.

    – Travail en extérieur, bruyant, nécessitant
    de soulever de lourdes charges, d’effectuer des tâches répétitives.
    Ergonomies des postes de travail adaptés à l’Enfant en oubliant les différents intervenants.
    Cela créé une pénibilité insoutenable physiquement et non prise en compte par les pouvoirs publics.

    -Peu de possibilité d’évolution de carrière en gardant un lien avec l’enfant.

    – Rémunération largement insuffisante dont les acteurs vivent de plus en plus dans la précarité.

    Bref, travailler toujours plus, avec toujours moins de moyens financiers, matériels et humains.

    Pensez-vous être capable d’aider plusieurs centaines voire milliers d’enfants à bien grandir, tous les jours, durant toute une carrière à subir les cris, pleurs, maladies infantiles et petits bobos à soigner.
    Servir des milliers de repas, couper autant de repas en petits morceaux. Aider à l’habillage, coucher et endormir au ras du sol, accroupi ou assis par terre.
    Changer et nettoyer autant de selles et autres tâches ingrates ?
    Aider l’Enfant et ses parents à traverser les âges « du ça, du moi, du non, de raison, d’adolescence… » dans les meilleures conditions ?

    Si depuis des années l’Enfant change, ses parents et leur relation avec les métiers du lien, aussi.
    Cette trajectoire ne va pas dans le bon sens.

    Comment est-il possible de pouvoir tenir ce lien dans ces conditions qui ne cessent de se dégrader jusqu’à vos 64 voire 67 ans ?

    Ces métiers, non délocalisables, non robotisables coûtent cher et rapportent peu financièrement.
    Il faut bien comprendre que ce lien est un investissement pour l’avenir de l’Enfant, donc des futures générations d’adultes citoyens qui formeront notre Nation.

    Je me tiens à votre disposition pour partager avec vous ma longue carrière dans ces métiers ainsi que des expériences plus pertinentes et précises.

    Cordialement.

  33. Bonsoir Monsieur Ruffin
    Responsable actions scolaires depuis 2016 sur une commune de 8 000 habitants , je constate quotidiennement l implication des différents personnels ( animateur avs…) qui accompagnent les enfants de nos écoles de la république. Engagés, soucieux de répondre aux besoins des enfants’ ces personnels œuvrent dans l ombre et ont souvent acquis leur savoir savoir faire et savoir être avec l expérience de terrain. La notion d éducation populaire reprend tout son sens. L’equilibre réside dans la capacité de coopération de ces différents professionnels ( enseignant, avs, atsem, animateur, agent de restauration). Ces métiers nécessitent des compétences et aptitudes dans différents domaines : pédagogie, psychologie, écoute, adaptation, gestion et animation de groupes d enfants…..
    Parallèlement à ces nombreuses compétences nécessaires, les conditions de travail sont contraignantes :
    – emploi du temps entrecoupé ( matin/ soir/ temps du midi)
    – la rémunération est faible face aux contraintes et aux responsabilités
    Par conséquent, ces personnels font souvent état d un manque de reconnaissance. Ce qui est réel . Par exemple, En comparaison les éducateurs de jeunes enfant ont vu leur statut dans la fonction publique évoluer de la catégorie B à A.
    Sans ces chevilles ouvrières de l’ Éducation, l ensemble du système dysfonctionne. Sans accueil périscolaire ou restauration scolaire, aucune école ne peut aujourd’hui fonctionner. Sans AVS , la loi de 2005 sur l accueil des enfants porteur de handicap devient irréalisable.

  34. bonjour Mr Ruffin, AESH depuis 8 ans, je suis, cette année, en souffrance au travail : le discours officiel dit qu’il faut partir des besoins des enfants, cette année 2 nouveaux enfants de la même classe ont une notification pour une aide mutualisée (un 3ème en cours). Que s’est-il passé ? et bien nous étions déjà 2 aesh dans la classe et sur nos contrats il nous restait 9h, et voilà comment le besoin des enfants a été déterminé. Le 3ème ? et bien puisque les enseignants ne veulent pas d’une 4ème aesh sur la classe, que l’académie n’affectera pas de personnel en plus dans cette école (sujet tabou), je vous le donne dans le mille, au lieu d’accompagner 2 enfants mutualisés sur 9h, on en accompagnera 3 (j’en suis certaine). Le discours officiel dit ce sont les enseignants qui font les adaptations, et bien moi en classe j’adapte car si je ne fais rien et que je me contente de « communiquer » avec les enseignants (qui ne se rendent pas disponibles et sans temps institutionnel dédié, il faut l’admettre) et bien, je risque d’attendre… longtemps. C’est vrai beaucoup d’enseignants sont de bonne volonté mais sans formations sur les handicaps invisibles et sur l’école inclusive le regard n’est pas toujours adapté (un trouble du comportement va être perçu comme de l’insolence, un manque d’éducation). Le discours officiel dit qu’accompagnant n’est pas un métier mais une fonction, alors chiche si nous sommes si insignifiants on essaie toute une période sans aesh dans toutes les écoles de France ? Alors, peut être que les enseignants s’exprimeront enfin sur l’école inclusive et comprendront qu’il est aussi de leur intérêt de travailler en équipe avec nous, et d’exiger pour tous des formations, du temps institutionnel, des experts. Enfin, le discours officiel laissent les parents maîtres du choix de l’orientation de leur enfant mais lors de certaines équipes de suivis de scolarité les pressions faites pour orienter le « choix » des parents est indigne d’une école qui se veut inclusive et école de la réussite… Merci pour votre travail et votre énergie.

  35. Je suis aesh depuis trois ans, avant j’étais avs pendant deux ans donc cela fait cinq ans que je travaille avec des enfants en situation de handicap. Je fais 21h10 par semaine et mon salaire est de 660 euros par mois. Il est évident que cela ne suffit pas pour vivre et je cumule donc deux emplois: celui d’aesh et celui de responsable des temps périscolaires. Dans les deux cas mon travail n’est pas reconnu à sa juste valeur. J’exerce une fonction d’éducateur spécialisé en milieu scolaire. J’enchaîne 10 heures de travail sans pause de 8h20 à 18h15. Je m’épanouis pleinement dans mes fonctions d’aesh et je souhaiterais travailler 35h ce qui est tout à fait possible, les besoins d’aide pour les enfants en difficulté sont énormes aussi bien sur le temps périscolaires que sur le temps de classe. Concernant le temps périscolaire cela fait plus de 10ans que je suis en cdd. On m’embauche au mois de septembre pour soit disant  » un accroissement d’activité  » de plus je suis payée à l’heure donc je ne suis pas payée pendant les vacances scolaires. Les animateurs n’ont aucune prime ( même pas en zep) et aucun avantage, alors que nous faisons nous aussi partie du personnel de la mairie ( quand ça les arrange ). Nous sommes mal considérés et mal payés alors que notre fonction est indispensable et essentielle au bon fonctionnement des écoles. Enfin notre contrat se termine début juillet donc juillet et août sans salaire ( précisions aussi que nous sommes les seuls employés de la mairie à être payé en décalé : pas de paye au mois de septembre, nous touchons notre paye fin octobre).

    Conclusion cela ne peut plus durer la précarité écrase notre vie !!!! Je suis prête à témoigner même si j’ai peu d’espoir, afin que cette situation inacceptable change… (même les parents ne sont pas au courant de notre situation…)

    Je souhaiterais garder l’anonymat.

    Merci d’avance

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