Éducation dans la Somme : où va-t-on ?

Trois collèges et des classes par dizaine de sauvés l’an dernier. La Somme sait se mobiliser pour son éducation. Mais où va-t-on ? Quel chemin dessine-t-on pour nos enfants, notre avenir ?
Accueil des enfants handicapés, statut des AVS, des AESH, Rectorat, moyens alloués pour la rentrée prochaine et dans les années à venir…

Jeudi 22 Novembre à 20h30
Espace Dewailly
3 Place Louis Dewailly
Amiens 80000

Suivez le Sanofi Tour !

A Mourenx (64), Sanofi rejetait dans l’environnement du bromopropane et du valproate, substances cancérigènes et mutagènes – 190 000 fois plus que les normes autorisées.

A Paris, le lendemain de la révélation du scandale, les dirigeants de Sanofi dînaient à l’Elysée avec Emmanuel Macron et leurs amis du Dolder, club très secret des géants de la Big Pharma.

A Mourenx, Sanofi produit de la Dépakine, médicament au cœur d’un vaste scandale sanitaire, avec quelques 30 000 victimes recensées.

A Paris, lors de l’assemblée générale du groupe, les dirigeants de Sanofi ont annoncé qu’ils distribueraient à nouveau plus de trois milliards d’euros à leurs actionnaires.

A Mourenx, Sanofi a rogné sur les conditions de sécurité, Sanofi a pollué, mettant en danger la santé des riverains et de ses propres salariés, comme il détruit méthodiquement sa recherche partout dans le monde.

Alors, c’est à Mourenx que nous irons, pour une commission d’enquête parlementaire officieuse et décentralisée, le mardi 16 octobre.
Pour rencontrer les salariés, les riverains, les associations, les victimes, les syndicats, et entendre leurs voix.

Nous serons à Mourenx (64) mardi 16 octobre à partir de 13h, en meeting à Toulouse le même jour à 20h30 et mercredi 17 octobre à 16h sur le site Sanofi de Montpellier ! Suivez les directs sur ma page Facebook !

La calculette comme seul horizon

Mise à jour du mercredi 20 juin 2018 – Une première victoire, maintenant des garanties !

Le président du Conseil départemental de la Somme vient d’annoncer le report de sa décision pourtant « définitive », pourtant « indiscutable », pourtant « irrévocable » de fermer trois collèges dans le département de la Somme.

Il annonce une commission d’enquête afin d’y associer les élus, les équipes éducatives, les parents d’élèves…

Grâce au réveil du Peuple Picard Libre, à coup de manifestations, de rassemblements et d’études solides et argumentées, le président du Conseil départemental n’avait pas d’autre choix que de reculer.

Cette commission d’étude, nous la réclamions.

Et c’est avec sérieux et application que nous y participerons.

Pour que soit enfin posée cette question : comment rattraper nos 50 % de retard en difficulté de lecture sur le reste du pays ?

Comment faire pour que la Picardie ne soit plus la région où la chance d’obtenir le baccalauréat soit la plus faible ?

Nous adressons nos félicitations aux parents d’élèves et enseignants de Domart, Feuquières et Guy Mareschal. Ainsi qu’aux militants de Picardie debout !

Cette victoire, c’est la leur.

Et à la fin c’est nous qu’on va gagner !

François Ruffin et son équipe.


Dernière nouvelle contre l’éducation dans la Somme : la fermeture prochaine de trois collèges. Le tout à la va-vite, sans discussion, sans concertation, sans se poser la seule question qui vaille : comment assurer un meilleur avenir à nos enfants ?

Communiqué à consulter et télécharger ici.

Laurent Somon,  président du Conseil départemental, a décidé de fermer trois collèges : Domart-en-Ponthieu, Feuquières-en-Vimeu et Guy Mareschal à Amiens.
Jusqu’ici, il niait: « Non, c’est une rumeur… »
Durant des années, il a nié.
Et voici que le vendredi 8, sans avoir consulté ni les enseignants, ni les élus, ni les habitants, il informe les conseillers départementaux. Quatre jours plus tard, il confirme dans la presse. Et le mercredi 27 juin, ce sera « définitivement voté ».
Des « décisions non-négociables », assène-t-il, droit dans ses bottes.

La plus faible espérance d’obtenir le bac

Ce n’est pas acceptable.
Ce n’est pas acceptable que l’avenir de nos enfants, de trois établissements, soit tranché sans table ronde, sans discussions approfondies. Que l’on y fasse intervenir les syndicats, les élus, les parents d’élèves, les équipes éducatives, mais aussi des spécialistes de l’éducation…

Avec ce constat, au centre : quant aux difficultés de lecture, chez les jeunes, notre département est aujourd’hui le deuxième, après l’Aisne (50 % de plus que la moyenne nationale !). C’est en Picardie qu’on a la plus faible espérance d’obtenir le bac.

Quand, on découvre dans la revue Education et formation n°85 cette étude de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, agence gouvernementale, que le niveau d’étude au collège est directement lié, entre autres, à la taille de l’établissement, dans nos établissement de la Somme, particulièrement précaires.

collèges

La rectrice en convenait d’ailleurs : « Nous sommes bien conscients des difficultés éducatives propres de ce territoire ».
Comment fait-on pour sortir de cela ?
Fermer trois collèges va-t-il aider ?
Réussit-on mieux dans des collèges à taille humaine ?
Bref, comment forger un avenir meilleur à nos enfants ?

Laurent Somon n’a posé, ne s’est posé, aucune de ces questions.
Il décide seul, et avec la calculette comme unique horizon.
Nous demandons simplement aux conseillers départements, aujourd’hui, de geler la décision. De se donner le temps de discussions. De faire entrer d’autres paramètres que les « coûts » dans leurs choix.

Non, nos enfants ne sont pas une ligne budgétaire !

Nous allons à nouveau interpeller le préfet et le ministère de l’Éducation, également : fermetures de 35 classes (63 étaient prévues au départ), suppression de 29 postes dans les collèges (pour seulement 35 élèves en moins), transfert dans les cartons des académies d’Amiens et Lille (avec le transfert, on peut craindre, du rectorat). Ca commence à faire beaucoup de coups, dans un coin qui aurait besoin, vu son « retard éducatif », de moyens supplémentaires.

Mais ces décisions locales doivent être reliées aux grands choix nationaux du président Macron : couper dans les budgets sociaux, supprimer 120 000 fonctionnaires, et pour finir donner plus aux plus riches.

Téléchargez le tract

Sur le papier, « c’était impossible »

 

Dimanche dernier, vous m’avez élu député de votre circonscription. Les militants de Picardie debout ! et moi-même tenons à vous remercier pour votre confiance.

Maintenant, c’est pas ça qui change votre vie.

C’est pas ça qui vous donne un emploi, c’est pas ça qui relève vos salaires, ou vos retraites, ou vos allocations, c’est pas ça qui diminue vos factures, et j’en suis bien conscient.

Ça n’est qu’un début, donc, un tout petit début. Mais il faut bien commencer par un bout.

Par vos suffrages, vous avez prouvé que les jeux ne sont pas faits d’avance, que les « petits » l’emportent parfois contre les « gros », que toutes les batailles méritent d’être menées. Et ça vaudra pour l’avenir, car des batailles, ensemble, nous devrons en mener un paquet.

« Ensemble », « nous », car seul je ne peux rien.

Comme je vous l’écrivais, avant même l’élection : « Je ne vous promets pas la lune. » Dans l’Assemblée que je vais rejoindre, plus de 80 % des députés sont de droite (En Marche ! + Les Républicains). Il y a donc peu de chances pour que mes lois passent, pour que les propositions dont je rêve soient applaudies.

Alors, à quoi je peux servir ?

D’abord, devant les Importants, je me tiendrai droit en votre nom : je ne plierai pas, je ne vendrai pas mes convictions pour un strapontin ministériel.

Ensuite, je peux être un point d’appui.

Député, ça offre une légitimité.

Si, demain, dans votre entreprise, dans votre quartier, avec vos voisins ou vos collègues, l’envie vous vient de bouger, contre un PDG ou une administration, je mettrai mon écharpe tricolore à votre service. Pour que, côte à côte, nous contestions la fermeture de lits à l’hôpital, la ligne de bus qui ne dessert plus vos immeubles, le manque d’ESAT pour les handicapés, etc.

Nous remporterons quelques combats.

Ça nous donnera l’envie d’en mener d’autres, plus grands peut-être : l’appétit vient en mangeant, l’énergie appelle l’énergie, la volonté appelle la volonté.

Le président américain Roosevelt disait : « Il faut essayer quelque chose. Et si ça ne marche pas, avouons-le et essayons autre chose. »

Eh bien, ensemble, je vous propose d’essayer et d’essayer encore.

Avec la fierté de vous représenter.

« Mon frère, malade : un sous-homme ? »

Devant l’hôpital psychiatrique d’Amiens, dont le personnel est, ce vendredi, en grève suite à l’annonce de la suppression de 8 psychiatres, on a retrouvé Sébastien Bill, président de l’UNAFAM 80, dont le frère est malade. Entretien.

Rectorat d’Amiens : nous ne nous laisserons pas faire !

Monsieur le député François Ruffin interpelle Monsieur le ministre de l’Éducation quant à la possible fusion des académies d’Amiens et de Lille.

Ce printemps, avec la fermeture prévue d’un grand nombre de classes dans le département de la Somme, des parents se sont mobilisés, des enseignants, et des élus bien sûr : « Nuit des écoles », manifestations, opérations escargot…
Les arbitrages en cours ne nous satisfont pas toujours.
Nous continuons à protester contre certains de vos choix.
Mais durant toutes ces semaines, nous tenons à souligner un point positif : la possibilité d’un dialogue, continu, avec le Rectorat, et ce malgré nos désaccords.

En tant qu’élus, avec des maires ou d’autres parlementaires, nous avons été reçus à quatre reprises en l’espace d’un mois et demi, soit par l’Inspecteur d’Académie, soit par le Secrétaire général. Et de même, la porte du Rectorat était rapidement ouverte pour les parents d’élèves ou les syndicats d’enseignants.

Sentiment d’abandon

Or, dans un rapport remis au ministre de l’Éducation nationale et à la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation portant sur « la réorganisation territoriale des services déconcentrés », les auteurs préconisent le passage à treize académies, correspondant au contour des nouvelles régions françaises.

Disons-le tout net : il serait pour nous inacceptable que le rectorat déménage d’Amiens à Lille. Cet éloignement de nos interlocuteurs susciterait une évidente colère, un sentiment d’abandon : désormais, lorsqu’une décision de votre ministère tomberait, ne nous conviendrait pas, il faudrait bloquer une journée quasiment, deux heures de route à l’aller, autant au retour, et bien sûr sans que des cortèges puissent accompagner les porte-paroles.
Vous y gagneriez en tranquillité apparente.
Mais je dis bien : apparente.
Le dialogue, même dans le dissensus, serait rompu.
C’est un peu plus d’amertume qui s’installerait dans le coeur des femmes et des hommes de notre région. L’impression que la République n’est plus pour eux, pour leurs enfants.

Le triple choc picard

La Picardie connaît, vous le savez, un choc industriel de grande ampleur et étalé dans le temps (Magnetti-Marelli, Goodyear, Whirlpool…). Nous avons subi également un choc symbolique important : le nom de Picardie rayé d’un trait de plume, depuis Paris et avec mépris. Le choc administratif qui s’y rajoute : perte du Conseil Régional, et des emplois qui vont avec, perte des services régionaux, notamment l’ARS, et des emplois qui vont avec…
Et le rectorat devrait suivre ?

Alors, Monsieur le ministre, nous vous adressons une question : comptez-vous suivre les préconisations de ce rapport ?
Mais nous vous adressons également un avertissement : nous ne nous laisserons pas faire. Et nous sommes convaincus que, en la matière, la solidarité des élus de tous bords, des habitants de toutes sensibilités, sera inconditionnelle et puissante.

Avec vous, on se bouge !

Faut pas que causer, il faut se bouger aussi. Secouer la couenne des administrations. Qu’elles ne se disent plus : « Ah, on n’a pas de souci avec les Picards ! On peut supprimer leur région, leurs usines, leurs Postes, leurs maternités, leurs tribunaux, ils se tiennent tranquilles, les taiseux. » Qu’ils se méfient un peu, au contraire.

La Nuit des écoles

En janvier, le rectorat annonçait 63 fermetures de classes dans la Somme : à Eaucourt, à Vignacourt, à Saint-Sauveur, à l’école Marivaux d’Amiens, au Soleil Levant et à Menchecourt à Abbeville, etc. Des actions se menaient, ou se préparaient. Avec des réunions publiques, des tracts, des pétitions, nous avons alors coordonné « Une nuit des écoles », qui fut couverte par TF1, France 2, BFM, M6, etc.

Nous sommes aujourd’hui redescendus à 35 fermetures. Nous continuerons d’agir en juin, une fois les effectifs de la rentrée connus. Avec un principe : en primaire, nous ne voulons pas plus de 25 élèves par classe. Résultat : De 63 fermetures prévues, on passe à 35. Pour le moment. Et partout dans le département, des parents, des enseignants se sont rencontrés. Prêts à s’investir pour la rentrée prochaine.

 

 

Sauver les contrats aidés

À la rentrée de septembre, Emmanuel Macron annonçait la suppression des contrats aidés. Une mesure qui ne figurait nulle part dans son programme. Nous avons aussitôt lancé une pétition.

Avant de mener campagne à l’Assemblée ou dans les médias. Nous ne sommes, malheureusement, pas parvenus à faire reculer le président. Suite à nos interventions, néanmoins, des postes ont été sauvés. À la ludothèque Préludes à Abbeville, par exemple. Ou encore à la crèche les Pitchounes… dont les auxiliaires de puériculture furent même reçues à l’Elysée !

Résultat : Quelques contrats aidés “sauvés” de-ci et de-là. Mais une casse gouvernementale qui se poursuit, qui nuit à la vie associative, culturelle, sportive, qui décourage un peu plus des personnes en difficulté…

 

creches abbeville

 

La Poste

Les Abbevillois nous ont fait part de leur attachement à la Poste Saint‑Wulfran, qui risque de fermer. Une pétition a d’ailleurs recueilli plus de 3000 signatures. Aussi, par l’intermédiaire du PDG de La Poste Philippe Wahl, nous avons provoqué une réunion publique avec les dirigeants régionaux de l’entreprise. C’était, semble-t-il, quasiment une première en France que cette rencontre très directe. Nous estimons que ce devrait, au contraire, être la norme : avant qu’on envisage de fermer un service public (gare, hôpital, tribunal…), un échange avec les habitants devrait être obligatoire. Résultat : Le bureau de Poste Saint‑Vulfran ne fermera pas en 2018 et un projet est en cours avec la municipalité pour qu’il ne ferme pas du tout. Et surtout, les habitants ont été écoutés, ont formulé d’autres demandes, par exemple la réouverture de la Poste Hyper U le samedi à l’étude…

 

avs paris

Train

À la veille de Noël, avec mon collègue communiste Sébastien Jumel, nous avons monté une manifestation pour défendre la ligne Abbeville-Le Tréport. Ensemble, avec des centaines d’habitants, nous avons emprunté cette ligne pour alerter sur sa fermeture prochaine. Nous avons reçu le soutien du président du Conseil régional des Hauts-de-France Xavier Bertrand, du Conseil départemental de la Somme, du député Les Républicains Emmanuel Maquet, du sénateur Daniel Dubois… Résultat : Pour le moment, le Gouvernement refuse d’investir sur cette ligne. Mais des courriers et des recours sont encore en cours.

 

jumel ruffin train

 

Garages

Les habitants du quartier La Salamandre, à Amiens, se plaignaient de la fermeture de leur garages, pour des raisons de sécurité. Nous avons négocié avec l’Opac pour que, d’une part, leurs loyers soient baissés (de 15 euros). Et pour que, d’autre part, ce printemps, des garages rouvrent à l’endroit que eux préféraient. Résultat : Une partie des garages du mail Roger Salengro ont réouvert. Les locataires dont le garage a fermé ont connu une baisse de loyer de 15 euros. C’est une première phase. Si elle se passe bien, le reste des garages rouvrira.

 

 

 

Révoquez votre député ?

D’après vous, je ne fais pas le boulot ? Je passe mon temps à roupiller à l’Assemblée ? Ou au contraire, je fais trop de bruit et je devrais laisser les autres dormir, que Macron gouverne en paix ?

Comme promis, vous pouvez me révoquer. Certains se sont demandés : « D’accord, mais comment on fait ? » On s’est donc décidés à vous offrir, en plus, le mode d’emploi : Autour de vous, faites signer ce papier. Photocopiez-le, si besoin. Puis envoyez le au local du 90, chaussée St Pierre à Amiens. Si 21 000 signataires de la circonscription sont réunis, je démissionnerai. Sur notre site, nous tiendrons le décompte ! Nous pensons que tout mandat devrait être révocable. Alors, autant commencer par soi-même…

revoquer 2

 

L’an dernier, j’avais effectué trois promesses me concernant. J’écrivais :

« 1. Mon salaire : le smic. Un député touche une rémunération de 5 800 € net. Tant que le Smic ne sera pas relevé, comme je le souhaite, à 1 500 €, je me contenterai comme plein de gens de 1 143 €. »

Un an après. Chaque mois, 1 143 € sont versés de mon compte parlementaire vers mon compte personnel. Je signe chaque mois trois chèques de 1 000 € à destination d’associations (Secours populaire, Fondation Abbé Pierre, Restos du Coeur, etc.). Le résidu est gardé en réserve, pour payer le fisc (car je serai imposé sur les 5 800 €).

« 2. Mon mandat sera révocable. Si 25 % des électeurs de la circonscription pétitionnent contre moi, s’ils m’ont élu et que pourtant mes positions à l’Assemblée ne les représentent pas, je démissionnerai. Je remettrai mon mandat en jeu.»

Un an après. Vous trouverez sur la page d’à côté la feuille à faire remplir par vos voisins, cousins, copains, etc. si vous souhaitez ma démission. La première circonscription de la Somme comptant 84 000 inscrits, il faut rassembler 21 000 signatures.

« 3. Mes réserves parlementaires. Vous l’ignorez peut-être : chaque député dispose d’environ 130 000 € par an. Je ferai tirer au sort un jury, parmi vous, et c’est vous qui choisirez les projets les plus utiles, les plus conformes à l’intérêt général. »

Un an après. Je ne peux mettre en oeuvre cette promesse de jury : Emmanuel Macron a supprimé cette réserve. Sur le principe, j’étais plutôt pour cette suppression – à condition que ces sommes restent versées aux associations, aux villages, aux comités des fêtes. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, et ce sont plus de cent millions d’euros qui, chaque année, ne vont plus dans les petites structures.

La nuit des écoles

 

Après s’être réunis à 300, mardi soir à Longeau (Somme), parents d’élèves, fédérations de parents d’élèves et personnels enseignants d’Eaucourt-Epagne-Epagnette, de Fressenville, d’Amiens-Delpech, de Moreuil, d’Amiens-Marivaux, de Vignacourt, d’Amiens-Faubourg de Beauvais, de Ponthoile, de Villers-Bretonneux, d’Abbeville-Alain Détré et Dany Pruvost, de la FCPE et de la PEEP ainsi que votre député décident d’occuper leur école le lundi 19 février à partir de 17h, en préparant repas et activité.

Depuis mardi, d’autres écoles ont rejoint cette initiative : lundi soir, 22 écoles seront occupées dans tout le département, pour dire au rectorat leur intentation de se battre contre la nouvelle carte scolaire et la fermeture de 48 classes à la rentrée prochaine dans le département.
Et vous, lundi, vous faites quoi ?

École debout ! Non aux fermetures de classes !

On se croirait en campagne !

Jeudi soir, à 18 h, on était à Abbeville pour une manif contre les fermetures de classes (en quartiers prioritaires !). A 19 h, on se trouvait à l’école d’Ailly-le-Haut-Clocher pour une réunion. Et vendredi matin, à 8 h 30, devant l’école Marivaux à Amiens.

A Ponthoiles, les enfants ont enrobé l’école façon Christo. Et ils changent la banderole tous les jours ! Le directeur nous raconte cette anecdote : “Le mercredi 17 janvier, on était reçus à Paris, on nous félicitait, on nous envoyait des fleurs pour la pertinence de nos projets artistiques. Et le lendemain, le jeudi 18 janvier, on nous annonçait la fermeture de l’école !”
Ce mardi 13 février, à Longueau, on se réunit, et ça ne sera pas que pour causer. Prenez vos ciseaux, votre massicot, vos feutres, parce qu’on va se mettre très vite aux travaux pratiques !

La carte scolaire 2018/2019 prévoit 96 fermetures de classes dans la Somme. Une véritable saignée ! Les collèges, eux, devraient perdre 29 postes dans le département. Nous refusons que nos enfants soient sacrifiés ! À nous de faire baisser ces chiffres.

Votre député, François Ruffin, organise une réunion publique à ce sujet. Pour qu’on puisse lutter efficacement, et donc ensemble, contre ces mesures. Enseignant-e-s, parents d’élèves, citoyen-ne-s, élu-e-s, venez nombreuses et nombreux le 13 février, Salle Daniel Féry à Longueau.