Appel à témoins. Femmes de ménage : l’heure de vérité pour la majorité !

Pour améliorer leurs conditions de travail dans la durée, nous souhaitons « encadrer la sous-traitance pour éviter la maltraitance » : témoignez !
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Nous allons déposer une proposition de loi en faveur des femmes de ménage, que nous défendrons le mercredi 27 mai en Commission des affaires sociales. D’ici là, nous souhaitons enrichir notre propos avec vos témoignages. Si vous êtes agent d’entretien. Si vous dirigez une entreprise de nettoyage. Si vous êtes chargé de sous-traiter ce marché. Etc. Tous vos points de vue seront les bienvenus.

Le lundi 13 avril 2020, dans un discours, le président Emmanuel Macron déclarait : « Il nous faudra nous rappeler aussi que notre pays, aujourd’hui, tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. ‘Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune’. Ces mots, les Français les ont écrits il y a plus de 200 ans. Nous devons aujourd’hui reprendre le flambeau et donner toute sa force à ce principe. » Le temps est venu de passer des paroles aux actes !

Pour Géraldine, par exemple : « Est-ce qu’on va la toucher, nous, la prime ? » Elle est agent d’entretien au CHU d’Amiens, via Onet. Elle a poursuivi sa tâche, par temps de Covid-19, nettoyant avec un virucide : « On a demandé à être reconnus. Pas forcément avoir les mille euros, mais au moins un geste. Les soignants reçoivent une aide pour le carburant, pas nous… »

La distinction est nette entre les personnels : « Avant, l’hôpital embauchait des femmes de ménage directement. Maintenant, il a délégué les couloirs, les communs, et depuis pas longtemps, même les chambres… » C’est son chantier du soir, ça, de 16 h 30 à 19 h. Le matin, de 6 h à 9 h, avec Absolu propreté, elle nettoie à l’Université. Plus des heures dans des boîtes de la Zone industrielle. Avec le temps de transport entre ces lieux, ses journées ont plus de treize heures d’amplitude. Et pour même pas le Smic à la fin du mois. D’où son maigre espoir : « La prime, c’est au bon vouloir du patron. »

Au-delà de cette prime, pour améliorer leurs conditions de travail dans la durée, nous souhaitons « encadrer la sous-traitance pour éviter la maltraitance ». Témoignez !

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3 réponses

  1. Je travaille dans le nettoyage depuis plus de 15 ans d’abord comme agent polyvalent puis comme chef d’équipe et maintenant agent de maîtrise. J’ai tout fait dans le nettoyage, un métier dur et ingrat mais qui peut aussi apporter des satisfactions. Dans ce métier, tout d’abord il faudrait que la pénibilité soit reconnue. Le dos, les genoux, les coudes, les poignets tout y passe. Et pourtant pas de pénibilité reconnue. Il faudrait également une véritable revalorisation salariale de tous les échelons de la profession surtout dans ce qu’on appelle l’exploitation car même les chefs d’équipe, contremaîtres ou techniciens polyvalents subissent une pression énorme soit de la hiérarchie soit des clients. Et pourtant nous sommes indispensables et indissociables de la vie des entreprises. L’épisode Covid 19 en a été la meilleure preuve. Depuis le début de l’épidémie, je n’ai jamais entendu autant de Merci et de bon courage, sauf qu’à la fin du mois ce n’est pas ça qui remplit le frigo. Bonne chance à toi François pour une nouvelle loi qui récompenserait ceux qui le méritent vraiment. L’expression c’est mettre les mains dans le cambouis, nous on met les mains dans la merde.

  2. bonjour, il serait tout à fait logique , que nous les pauvres gueux qui sommes en première ligne aussi dans la propreté des différents sites , des différentes activités car « le nettoyage  » est un domaine vaste en opérations manuelles , nous ayons une prime et je dirai également qu’il est temps de reévaluer les salaires car nous devons être des PRO, avoir des connaissances , être appliqué , à suivre des protocoles et non de simples opérateurs ou le travail est décomposé poste par poste par des machines sur une ligne de montage par exemple . le nettoyage – la propreté est un ensemble de choses, d’opérations, d’intuition par moments … les gens en général confondent tout et nous prennent pour des nuls ou moins que rien C’EST FAUX!! cela fait 48 ans cette année que je suis dans cette profession et tous les jours tout est nouveau la remise en question existe ( je dis cela car j’ai éxercé plusieurs professions outileur P3, bureau d’étude projeteur, et pioner dans la propreté, dans les espaces verts , dans les travaux de second oeuvre du bâtiment ) le nettoyage est un métier pénible, usant, mais quelle joie de découverte ..

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